«N’attendez pas qu’un autre massacre se produise», implore un médecin de Gaza

Le Dr Mohammed Ghoneim montre du doigt les cadavres de l’attaque de l’hôpital Al-Ahli. (Capture d’écran)
Le Dr Mohammed Ghoneim montre du doigt les cadavres de l’attaque de l’hôpital Al-Ahli. (Capture d’écran)
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Publié le Jeudi 19 octobre 2023

«N’attendez pas qu’un autre massacre se produise», implore un médecin de Gaza

  • «Il s’agit vraiment d’un génocide, selon le droit international humanitaire. L’hôpital est censé être un refuge pour les personnes déplacées», a souligné le Dr Mohammed Ghoneim à Arab News
  • Mardi, une attaque contre l’hôpital Al-Ahli à Gaza a tué des centaines de patients et de civils à qui l’on avait demandé de s’abriter dans l’hôpital

GAZA: Un médecin de l’hôpital Al-Shafaa de Gaza a imploré la communauté de mettre fin au massacre de civils innocents dans l’enclave, après qu’un hôpital a été pris pour cible mardi soir.

«Il s’agit vraiment d’un génocide, d’après le droit international humanitaire (…) L’hôpital est censé être un lieu sûr, un refuge pour les personnes déplacées», a souligné le Dr Mohammed Ghoneim à Arab News, alors qu’il était entouré de cadavres enveloppés dans des couvertures blanches et empilés les uns sur les autres.

«Toutes les victimes qui sont arrivées à l’hôpital (…) étaient des parties de corps, amputées, sans aucun signe de vie», a-t-il raconté. «Nous n’avons que cinq hôpitaux principaux qui fonctionnent actuellement, et ils seront hors service dans les heures à venir», a déploré le Dr Ghoneim.

«N’attendez pas que ces hôpitaux soient hors service (…) Nous ne nous sentons pas en sécurité dans cet hôpital. Nous ne nous sentons en sécurité nulle part. S’il vous plaît, arrêtez cette folie. Arrêtez ce génocide. Arrêtez cette crise humanitaire.»

Mardi, une attaque contre l’hôpital Al-Ahli à Gaza a tué des centaines de patients et de civils à qui l’on avait demandé de s’abriter dans l’hôpital. Israël et les États-Unis accusent le groupe armé palestinien du Djihad islamique d’avoir perpétré cette attaque, la plus importante depuis le début du conflit.

Lorsque M. Biden a atterri à Tel Aviv, il a tenu une conférence de presse avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, au cours de laquelle ce dernier a affirmé que l’attaque contre l’hôpital n’avait probablement pas été causée par une frappe aérienne de l’armée israélienne.

«Sur la base de ce que j'ai vu, il apparaît que cela a été mené par la partie adverse, pas par vous», a déclaré le président Biden à M. Netanyahou, en se référant au Djihad islamique. La communauté internationale a condamné l’attentat et un sommet qui devait se tenir à Amman entre le président américain, Joe Biden, et les dirigeants de la Jordanie, de l’Égypte et de l’Autorité palestinienne, a été annulé à la suite du massacre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.