Gaza: le Hamas fait état de morts dans l’enceinte d’une église après un raid israélien

Un panache de fumée éclate lors d'un bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 octobre 2023. (AFP/Dossier)
Un panache de fumée éclate lors d'un bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 octobre 2023. (AFP/Dossier)
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Publié le Vendredi 20 octobre 2023

Gaza: le Hamas fait état de morts dans l’enceinte d’une église après un raid israélien

  • Dans un communiqué, le ministère a affirmé que le raid a fait «un grand nombre de martyrs et de blessés» dans l'enceinte de l'église grecque-orthodoxe de Saint-Porphyre
  • Selon des témoins, le raid a endommagé une façade de l'église et fait s'écrouler un local la jouxtant. D'après eux, des nombreux blessés ont été évacués vers l'hôpital

GAZA: Le ministère de l'Intérieur du gouvernement du Hamas a affirmé jeudi que de nombreux déplacés s'abritant dans l'enceinte d'une église à Gaza avaient été tués et d'autres blessés dans un raid israélien.

Dans un communiqué, le ministère a affirmé que le raid a fait "un grand nombre de martyrs et de blessés" dans l'enceinte de l'église grecque-orthodoxe de Saint-Porphyre.

Des témoins ont affirmé que la frappe semble avoir visé une cible proche du lieu de culte dans lequel de nombreux habitants de Gaza s'abritent au moment où la guerre fait rage entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

L'armée israélienne a reconnu vendredi avoir mené la veille un raid aérien dans le secteur.

"Plus tôt aujourd'hui (jeudi : ndlr) des avions de combat des Forces de Défense d'Israël (IDF) ont attaqué le centre de commandement et de contrôle d'un terroriste du Hamas impliqué dans des tirs de roquettes et de mortiers vers Israël", a indiqué un porte-parole de l'armée interrogé par l'AFP.

Ce centre "servait à mener des attaques contre Israël et abritait une infrastructure terroriste appartenant à l'organisation terroriste du Hamas", a-t-il précisé.

«Bouclier humain»

"A la suite de l'attaque des IDF, le mur d'une église dans le secteur a été endommagé. Nous sommes au courant qu'il y a des informations sur des victimes et l'incident est en cours de vérification", a ajouté le porte-parole.

Tout en soulignant que "le Hamas se positionne intentionnellement dans les zones peuplées par des civils et utilise les habitants de la bande de Gaza comme des boucliers humains", le porte-parole a réitéré la demande israélienne d'évacuer le nord de la bande de Gaza.

Selon des témoins, le raid a endommagé une façade de l'église et fait s'écrouler un local la jouxtant. D'après eux, des nombreux blessés ont été évacués vers l'hôpital.

Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem a condamné "avec la plus grande fermeté la frappe aérienne israélienne qui a touché l'enceinte de son église dans la ville de Gaza", selon un communiqué publié sur son site officiel.

"Le Patriarcat souligne que cibler les églises et leurs institutions, ainsi que les abris qu'ils fournissent pour protéger les citoyens innocents, en particulier les enfants et les femmes qui ont perdu leurs maisons en raison des frappes aériennes israéliennes sur les zones résidentielles au cours des treize derniers jours, constitue un crime de guerre qui ne peut être ignoré", a-t-il ajouté.

Saint-Porphyre, la plus ancienne église encore active dans le territoire palestinien, à l'ombre d'un minaret, se trouve dans le quartier historique du Vieux Gaza, où reposent selon la tradition les reliques de cet ermite et évêque de Gaza du Ve siècle.

Elle est située non loin de l'hôpital Ahli Arab où une frappe a fait 471 morts mardi soir, selon les autorités du Hamas.

Le Hamas avait imputé la frappe à Israël, qui a démenti et accusé le Jihad islamique, un autre groupe armé actif dans la bande de Gaza, d'être à l'origine du tir.

Le nombre de chrétiens dans la bande de Gaza, pour la plupart des orthodoxes, est en baisse régulière.

Selon des responsables chrétiens locaux, ils ne seraient plus qu'un millier, contre plus de 7.000 avant la prise de contrôle par le Hamas de ce territoire de 2,3 millions d'habitants en juin 2007.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.