Football: l'Arabie saoudite seule en lice pour organiser le Mondial 2034

L'Arabie saoudite est en lice pour accueillir la Coupe du monde 2034, la FIFA ayant annoncé mardi que le Royaume était le seul candidat à l'organisation du tournoi. (FIFA)
L'Arabie saoudite est en lice pour accueillir la Coupe du monde 2034, la FIFA ayant annoncé mardi que le Royaume était le seul candidat à l'organisation du tournoi. (FIFA)
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Publié le Mercredi 01 novembre 2023

Football: l'Arabie saoudite seule en lice pour organiser le Mondial 2034

  • La décision sera officiellement ratifiée à la fin de l'année prochaine, à condition que tous les critères techniques soient respectés
  • L'Arabie saoudite a annoncé son intention de candidater pour l'événement de 2034 le 4 octobre, dès que la procédure a été lancée

LAUSANNE: L'Arabie saoudite est en passe d'accueillir la Coupe du Monde 2034 après que la FIFA a annoncé que le royaume avait soumis la seule "expression d'intérêt" pour l'organisation du tournoi.

La décision sera officiellement ratifiée à la fin de l'année prochaine, à condition que tous les critères techniques soient respectés. L'Arabie saoudite, qui a investi massivement dans le football, ainsi que dans la Formule 1 et le golf, s'apprête à prendre la relève d'un alignement tri-continental sans précédent pour l'événement de 2030, qui sera partagé entre l'Espagne, le Portugal et le Maroc, avec trois matchs en Amérique du Sud.

Cette candidature intervient un an après que le Qatar voisin a accueilli la première Coupe du Monde au Moyen-Orient, où l'équipe nationale saoudienne a remporté une victoire spectaculaire en phase de groupes contre les futurs champions, l'Argentine. À ce stade, seules des "expressions d'intérêt" ont été soumises. Une fois les offres complètes pour 2030 et 2034 remises, elles seront évaluées par la FIFA et soumises à un vote lors de deux réunions séparées du congrès à la fin de 2024. Mais l'absence de concurrence laisse peu de place au suspense.

L'Arabie saoudite a annoncé son intention de candidater pour l'événement de 2034 le 4 octobre, dès que la procédure a été lancée. En raison de la rotation continentale, la FIFA n'avait "invité" que les pays membres des confédérations asiatique et océanienne à postuler. À un moment donné, l'Indonésie avait envisagé une candidature conjointe avec l'Australie, voire avec d'autres pays comme la Nouvelle-Zélande, la Malaisie et Singapour, mais le 19 octobre, elle a accepté de soutenir la candidature de l'Arabie saoudite. L'Australie, qui a accueilli avec succès la Coupe du Monde féminine cette année, était également un prétendant, mais a retiré son intérêt lundi suite à la décision de la Confédération asiatique de football de soutenir la candidature saoudienne.

L'obtention des droits d'organisation de la Coupe du Monde, une politique qui émane directement du prince héritier Mohammed ben Salmane, serait la dernière étape de l'Arabie saoudite pour s'implanter fermement au cœur du monde du sport. Le pays se prépare déjà à accueillir la prochaine Coupe du Monde des clubs à la fin de décembre et la Coupe d'Asie 2027.

Le royaume accueillera par ailleurs les Jeux d'Hiver asiatiques 2029 dans un complexe futuriste en construction à Neom.


Maroc: critiquée pour sa gestion, la maire de Rabat démissionne

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  • Depuis des mois, Asmaa Rhlalou, 54 ans, était critiquée par des élus et des conseillers municipaux pour sa gestion jugée "catastrophique" et "autocratique" de la ville, d'après des médias locaux
  • Certaines voix critiques avaient également dénoncé l'attribution, sans respect de la procédure, d'une somme tirée du budget communal au Fonds spécial pour la gestion des effets du séisme qui a frappé la région de Marrakech en septembre

RABAT: La maire de Rabat, première femme élue à ce poste en 2021, a démissionné mercredi après de multiples critiques sur sa gestion de la capitale marocaine, a-t-elle indiqué à l'AFP.

Depuis des mois, Asmaa Rhlalou, 54 ans, était critiquée par des élus et des conseillers municipaux pour sa gestion jugée "catastrophique" et "autocratique" de la ville, d'après des médias locaux.

Elle a adressé sa lettre de démission au gouverneur régional.

"J'ai préféré privilégier l'intérêt de la ville et du citoyen face au blocage du conseil municipal que connaît Rabat", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Certaines voix critiques avaient également dénoncé l'attribution, sans respect de la procédure, d'une somme tirée du budget communal au Fonds spécial pour la gestion des effets du séisme qui a frappé la région de Marrakech en septembre.

Journaliste de profession et membre du Rassemblement national des indépendants (RNI, coalition gouvernementale), Mme Rhlalou avait été élue maire de Rabat en septembre 2021 pour un mandat de six ans.

Deux autres femmes, Nabila Rmili et Fatima Ezzahra El Mansouri, avaient respectivement été élues maires de Casablanca et de Marrakech, une première dans le royaume.


Deux enfants morts de malnutrition dans un hôpital de Gaza

Deux enfants sont morts de malnutrition dans un hôpital du nord de la bande de Gaza, menacée par la famine après près de cinq mois de guerre (Photo, AFP).
Deux enfants sont morts de malnutrition dans un hôpital du nord de la bande de Gaza, menacée par la famine après près de cinq mois de guerre (Photo, AFP).
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  • Le bureau de coordination de l'aide humanitaire de l'ONU (Ocha) a fait état mercredi de deux enfants morts de soif et de malnutrition à l'hôpital Kamal Adwan
  • L'ONU estime que 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population de Gaza, sont menacées de famine

GAZA: Deux enfants sont morts de malnutrition dans un hôpital du nord de la bande de Gaza, menacée par la famine après près de cinq mois de guerre entre le Hamas et Israël, a annoncé mercredi soir le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien.

"Deux enfants sont morts au complexe médical d'Al-Chifa des suites de déshydratation et de malnutrition", a déclaré dans un bref communiqué le porte-parole du ministère, Ashraf al-Qudra, précisant qu'an total, six enfants étaient décédés ces derniers jours des mêmes causes.

Le bureau de coordination de l'aide humanitaire de l'ONU (Ocha) a fait état mercredi de deux enfants morts de soif et de malnutrition à l'hôpital Kamal Adwan (nord), deux décès annoncés plus tôt cette semaine par M. al-Qudra.

L'ONU estime que 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population de Gaza, sont menacées de famine, en particulier dans le nord où les destructions, les combats et les pillages rendent presque impossible l'acheminement de l'aide humanitaire.

Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), un peu plus de 2.300 camions d'aide sont entrés dans la bande de Gaza au mois de février, une baisse d'environ 50% par rapport à janvier, et une moyenne quotidienne de quelque 82 camions par jour.

D'après l'ONU, environ 500 camions entraient en moyenne quotidiennement dans la bande de Gaza avant la guerre, alors que les besoins de la population locale était alors moindres.

Des Palestiniens de Gaza ont confié ces derniers jours à l'AFP être forcés de manger des feuilles ou du fourrage pour le bétail, voire d'abattre des animaux de trait pour se nourrir.

Au cours des trois derniers jours, "près de 50 camions" remplis de denrées alimentaires se sont rendus dans le nord de la bande de Gaza, a indiqué mercredi l'organe du ministère israélien de la Défense qui coordonne les activités civiles de l'armée dans les territoires palestiniens (Cogat).

Depuis le début de la guerre le 7 octobre, 29.954 Palestiniens ont été tués, en majorité des civils, selon un dernier bilan fourni mercredi par le ministère de la Santé du Hamas.

Ce jour-là des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël, qui a causé la mort d'au moins 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.


Washington demande à Israël d'assurer l'accès à la mosquée Al-Aqsa pendant le ramadan

Les Etats-Unis ont appelé mercredi Israël à assurer l'accès à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est aux fidèles musulmans pendant le ramadan (Photo, AFP).
Les Etats-Unis ont appelé mercredi Israël à assurer l'accès à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est aux fidèles musulmans pendant le ramadan (Photo, AFP).
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  • «Il n'est pas dans l'intérêt d'Israël d'attiser les tensions en Cisjordanie ou dans l'ensemble de la région»
  • En pleine guerre à Gaza, Israël s'inquiète à l'approche du ramadan, mois saint des musulmans qui doit débuter le 10 ou 11 mars

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont appelé mercredi Israël à assurer l'accès à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est aux fidèles musulmans pendant le ramadan, après qu'un ministre d'extrême droite a récemment proposé d'interdire l'accès aux Palestiniens venant de la Cisjordanie occupée.

"En ce qui concerne Al-Aqsa, nous continuons à demander à Israël de faciliter l'accès au mont du Temple pour les fidèles pacifiques pendant le ramadan, conformément aux pratiques passées", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

"Ce n'est pas seulement la bonne chose à faire, ce n'est pas seulement une question d'accorder aux gens la liberté religieuse qu'ils méritent et à laquelle ils ont droit, mais c'est aussi une question qui est directement importante pour la sécurité d'Israël", a-t-il ajouté.

"Il n'est pas dans l'intérêt d'Israël d'attiser les tensions en Cisjordanie ou dans l'ensemble de la région", selon lui.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé mercredi dans une adresse télévisée "nos concitoyens de Jérusalem, de Cisjordanie et de l'intérieur occupé à se rendre à Al-Aqsa dès le premier jour du mois béni de ramadan, en groupe ou seuls, pour y prier afin de briser le siège qui lui est imposé".

En pleine guerre à Gaza, Israël s'inquiète à l'approche du ramadan, mois saint des musulmans qui doit débuter le 10 ou 11 mars.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, chef d'une formation d'extrême-droite favorable à un contrôle juif de l'esplanade des Mosquées, a récemment appelé à limiter l'accès des Palestiniens, faisant craindre une aggravation des tensions.

"Nous ne pouvons pas prendre de risque", avait-il dit.

L'esplanade des Mosquées (ou mont du Temple pour les juifs) est le troisième lieu saint de l'islam et lieu le plus sacré du judaïsme. Si ce lieu saint musulman est administré par la Jordanie, Israël y impose des restrictions, notamment sur le nombre de fidèles ou leur âge.