Des discussions se tiennent aux Émirats arabes unis en préparation de la COP28

Quelque soixante-dix ministres se sont réunis à Abu Dhabi. (AFP)
Quelque soixante-dix ministres se sont réunis à Abu Dhabi. (AFP)
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Publié le Mercredi 01 novembre 2023

Des discussions se tiennent aux Émirats arabes unis en préparation de la COP28

  • L’accord qui vise à créer un fonds dédié pour aider les États vulnérables à faire face aux pertes et aux dommages climatiques était la réalisation phare de la COP27
  • Le dernier cycle de négociations, à la mi-octobre, s’est soldé par un échec et le prochain est prévu du 3 au 5 novembre à Abu Dhabi

DUBAÏ: Les discussions préliminaires qui se sont tenues mardi aux Émirats arabes unis avant la COP28, prévue à Dubaï dans un mois, ont porté en grande partie sur un fonds «pour les pertes et les dommages» destiné aux pays en développement touchés par le changement climatique.

Environ soixante-dix ministres se sont réunis à Abu Dhabi pour mettre au point les détails avant le sommet de l’ONU sur le climat – le plus important événement de ce type depuis l’accord historique de Paris, en 2015.

«Pour le moment, l’objectif principal est clairement le fonds des pertes et dommages», a fait savoir la ministre française de l’Énergie, Agnès Pannier-Runacher. Le délégué égyptien aux pourparlers, Mohammed Nasr, a soutenu que «près de 80% du texte» avait été accepté et un négociateur africain a affirmé que les «vraies batailles» seraient livrées lors de la COP28.

L’accord qui vise à créer un fonds dédié pour aider les États vulnérables à faire face aux pertes et aux dommages climatiques était la réalisation phare de la COP27 de l’année dernière, qui se déroulait en Égypte, mais les pays ont gardé les détails pour une date ultérieure.

Les pays en développement exigent que les négociateurs du sommet de Dubaï déterminent le fonctionnement, la gouvernance, l’emplacement, les contributeurs et les bénéficiaires du fonds, ainsi que les délais de paiement. Toutefois, nombreux sont ceux qui doutent de la volonté des pays riches de créer ce fonds.

Le dernier cycle de négociations, à la mi-octobre, s’est soldé par un échec et le prochain est prévu du 3 au 5 novembre à Abu Dhabi. «Nous étions à un ou deux jours d’un accord», a confié un négociateur européen; mais des désaccords sur des questions comme les bénéficiaires ont retardé une avancée décisive.

«Les États-Unis ne veulent pas investir le moindre centime si la Chine est un bénéficiaire potentiel», a précisé le négociateur.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.