Israël «monte un mensonge public de toutes pièces» pour frapper l'hôpital indonésien de Gaza, selon une ONG

Cette photo d'archive montre l'extérieur de l'hôpital indonésien de Gaza, qui a été construit grâce aux dons de citoyens et d'organisations indonésiens. (MER-C)
Cette photo d'archive montre l'extérieur de l'hôpital indonésien de Gaza, qui a été construit grâce aux dons de citoyens et d'organisations indonésiens. (MER-C)
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Publié le Mardi 07 novembre 2023

Israël «monte un mensonge public de toutes pièces» pour frapper l'hôpital indonésien de Gaza, selon une ONG

  • L'armée israélienne a accusé le Hamas d'utiliser les hôpitaux de Gaza comme bases d'opérations
  • L'hôpital indonésien est l'un des derniers établissements de santé dans l'enclave assiégée

​​​DJAKARTA: Tel-Aviv a «monté un mensonge public de toutes pièces» pour attaquer l'hôpital indonésien dans le nord de la bande de Gaza, a déclaré lundi l'organisation non gouvernementale qui finance l'infrastructure de l'établissement, rejetant l'accusation de l'armée israélienne selon laquelle le centre médical a été utilisé par le Hamas pour lancer une attaque. 

L'hôpital indonésien de Beit Lahiya a été ouvert en 2015 et construit grâce aux dons collectés par le Comité de secours d'urgence médicale, ou MER-C, basé à Jakarta. L'ONG envoie également des volontaires indonésiens, dont trois se trouvent à l'hôpital depuis l'attaque meurtrière d'Israël à Gaza le mois dernier.   

L'établissement est l'un des derniers hôpitaux de la bande de Gaza, où plus de 3 500 civils palestiniens ont été soignés alors qu'Israël poursuit ses bombardements quotidiens sur l'enclave densément peuplée, en représailles à l'attaque du 7 octobre menée par le Hamas, un groupe militant basé à Gaza. 

Les forces de défense israéliennes (FDI) ont accusé le Hamas d'utiliser les hôpitaux de Gaza comme bases d'opérations. Le groupe utilise l'hôpital indonésien «pour cacher un centre de commandement et de contrôle souterrain», a déclaré dimanche Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe. 

MER-C, qui a participé à la construction de l'hôpital depuis 2011, a démenti ces accusations. 

«À plusieurs reprises, Israël a tenté de fabriquer un mensonge public pour faire croire que l'hôpital indonésien disposait d'un bunker pour stocker des réserves de carburant. Nous savons tous que les FDI ont publié des déclarations affirmant que l'hôpital indonésien faisait des choses qu'Israël considérait comme étant nuisibles. C’est pourquoi nous rejetons fermement ces allégations», a déclaré lundi à la presse Sarbini Mourad, président du comité exécutif du MER-C à Jakarta, dans la capitale indonésienne. 

«Nous avons construit l'hôpital indonésien en respectant les normes professionnelles et en répondant aux besoins actuels de la population de Gaza. Les accusations pourraient servir de prétexte à Israël pour attaquer cet hôpital à Gaza.» Il a appelé la communauté internationale à assurer la sécurité des hôpitaux et a déclaré que ces établissements étaient protégés par le droit international. «Nous appelons le public à condamner Israël pour qu'il ne commette pas d'actes brutaux contre l'hôpital indonésien», a indiqué Mourad.

Henry Hidayatullah, qui préside également le comité exécutif du MER-C, a précisé qu’«il n'y a jamais eu de tunnels» reliant l'hôpital indonésien à d'autres parties de la ville. «Dès sa conception, cet hôpital a été spécialement créé pour les patients et n'a jamais eu d'autre vocation que celle d'être un établissement hospitalier», a-t-il souligné.

Plus de 9 700 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis le mois dernier. Les frappes aériennes israéliennes ont touché des hôpitaux, des ambulances, des écoles et des camps de réfugiés, pendant que Tel-Aviv coupait l'approvisionnement en nourriture, en carburant, en eau et en électricité de l'enclave.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.