Des blessés et des binationaux évacués de Gaza en Egypte

Un convoi de quatre ambulances transportant des patients de l'hôpital Al-Shifa à Gaza est arrivé lundi au point de passage de Rafah, à la frontière avec l'Égypte (Photo, CICR).
Un convoi de quatre ambulances transportant des patients de l'hôpital Al-Shifa à Gaza est arrivé lundi au point de passage de Rafah, à la frontière avec l'Égypte (Photo, CICR).
Short Url
Publié le Mardi 07 novembre 2023

Des blessés et des binationaux évacués de Gaza en Egypte

  • L'évacuation des blessées a été suivie par celle de binationaux arrivés en Egypte
  • Une centaine de Britanniques ont également pu quitter la bande de Gaza, d'après le gouvernement britannique

ISMAïLÏA: Des blessés et des binationaux sont arrivés lundi en Egypte en provenance de la bande de Gaza via le terminal de Rafah, a indiqué à l'AFP un responsable, après la reprise des évacuations du territoire palestinien bombardé sans relâche par l'armée israélienne.

"Six ambulances transportant des blessés sont arrivées du côté égyptien (de Rafah)", a précisé sous couvert de l'anonymat ce responsable du côté égyptien du point de passage. Les blessés doivent être ensuite transférés dans des hôpitaux, a-t-il ajouté.

L'évacuation des blessées a été suivie par celle de binationaux arrivés en Egypte, a ajouté le responsable.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement du mouvement islamiste palestinien Hamas au pouvoir à Gaza a annoncé la réouverture lundi du terminal de Rafah, qui relie Gaza à l'Egypte, pour permettre l'évacuation d'étrangers et de binationaux bloqués dans le petit territoire palestinien assiégé et pilonné par Israël depuis l'attaque inédite du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

Ce terminal avait ouvert trois jours mercredi, jeudi et vendredi, laissant sortir des dizaines de blessés palestiniens et des centaines de détenteurs de passeports étrangers avant que le Hamas ne décide de le refermer.

Le Hamas avait posé comme condition à sa réouverture l'assurance d'un passage sécurisé des ambulances vers Rafah après le bombardement israélien meurtrier d'une ambulance à Gaza-ville.

Des sources au gouvernement du Hamas ont expliqué que la réouverture avait eu lieu après avoir obtenu un accord d'Israël, grâce à une médiation égyptienne, pour le passage de 30 blessés.

Côté égyptien du terminal, des ambulances sont entrées afin de récupérer ces blessés, ont rapporté des témoins à l'AFP.

Étrangers et binationaux 

Dimanche, Washington a annoncé que plus de 300 Américains ou résidents américains et membres de leur famille avaient été évacués depuis mercredi via Rafah.

Une centaine de Britanniques ont également pu quitter la bande de Gaza, d'après le gouvernement britannique.

L'Egypte assure, elle, aider à évacuer "environ 7.000" étrangers et binationaux de la bande de Gaza.

La guerre déclenchée par l'attaque inédite du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien a fait au moins 1.400 morts en Israël, en majorité des civils tués le jour de l'attaque du mouvement islamiste palestinien, selon les autorités.

En représailles à l'attaque du 7 octobre, Israël a dit vouloir anéantir le Hamas et bombarde sans relâche la bande de Gaza soumise à un siège total depuis le 9 octobre.

Plus de 10.000 Palestiniens ont été tués et plus de 20.000 blessés dans la riposte de l'armée israélienne sur Gaza, selon le gouvernement du Hamas.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.