L’émir du Qatar se rend en Égypte pour discuter des moyens de faire cesser la violence à Gaza

Avant de se rendre en Égypte, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, se trouvait à Abu Dhabi afin de souligner la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat lors de ses entretiens avec son homologue émirati, le cheikh Mohammed ben Zayed. (Photo, Reuters)
Avant de se rendre en Égypte, l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, se trouvait à Abu Dhabi afin de souligner la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat lors de ses entretiens avec son homologue émirati, le cheikh Mohammed ben Zayed. (Photo, Reuters)
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Publié le Vendredi 10 novembre 2023

L’émir du Qatar se rend en Égypte pour discuter des moyens de faire cesser la violence à Gaza

  • Les deux dirigeants étudieront les moyens d’apaiser la situation à Gaza et de fournir une aide humanitaire aux 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza
  • La visite de l’émir du Qatar intervient un jour après que le Premier ministre du Qatar s’est entretenu à Doha avec les chefs de la CIA et du Mossad, le service de renseignement israélien

LE CAIRE: Les dirigeants du Qatar et de l’Égypte se sont réunis au Caire vendredi, dans l’espoir de parvenir à une désescalade de la violence dans la bande de Gaza, à l’acheminement de l’aide humanitaire et à la libération des otages israéliens.

Les entretiens entre le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, ont porté sur l’intensification des efforts pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et à l’acheminement de quantités suffisantes d’aide pour les 2,3 millions d’habitants assiégés, a indiqué un communiqué du bureau de M. Al-Sissi.

Le Qatar a déclaré que «les efforts conjoints pour arrêter l’agression contre Gaza, réduire l’escalade et apporter une aide humanitaire urgente» ont été évoqués.

La visite de l’émir du Qatar intervient un jour après que le Premier ministre du Qatar s’est entretenu à Doha avec les chefs de la Central Intelligence Agency (CIA) américaine et du Mossad, le service de renseignement israélien, afin de discuter des paramètres d’un accord prévoyant la libération d’otages et une pause dans les combats entre Israël et le Hamas.

Le Qatar, où sont basés plusieurs dirigeants politiques du Hamas, a mené une médiation entre le groupe militant palestinien et des responsables israéliens en vue de la libération de plus de 240 otages enlevés par des combattants du Hamas le 7 octobre, lors d’une attaque qui, selon Israël, aurait fait 1 400 morts.

Depuis, Israël bombarde sans arrêt et mène une invasion blindée dans la bande de Gaza, gouvernée par le Hamas, où plus de 10 000 personnes ont été tuées, selon des responsables palestiniens.

L’Égypte est également en contact avec le Hamas et Israël et a participé à des négociations, notamment concernant l’acheminement de l’aide par le poste-frontière de Rafah et l’évacuation des détenteurs de passeports étrangers et de certains Palestiniens nécessitant un traitement médical d’urgence.

Les évacuations par Rafah ont repris jeudi, après une pause faisant suite à l’annonce par la Croix-Rouge que l’un de ses convois d’évacuation avait été pris pour cible à l’intérieur de la bande de Gaza.

L’ONU a précisé que 65 camions d’aide étaient entrés dans la bande de Gaza depuis l’Égypte jeudi, ce qui est bien inférieur au nombre nécessaire pour faire face à une crise humanitaire qui s’aggrave.

Les États-Unis ont indiqué jeudi qu’Israël avait accepté des pauses quotidiennes de quatre heures dans le nord de la bande de Gaza et la mise en place de couloirs permettant aux civils de se déplacer vers le sud, bien qu’il n’y ait eu aucun signe d’accalmie dans les combats.

 


Netanyahu affirme que la menace du Hezbollah impose la poursuite de l'action militaire au Liban

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives. (AFP)
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  • Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban
  • Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle)

BEYROUTH: Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, où les deux camps ont revendiqué de nouvelles attaques sur leurs positions respectives.

Le président libanais Jospeh Aoun, et le mouvement chiite ont pour leur part échangé des accusations, au sujet des négociations directes prévues entre Israël et le Liban.

M. Aoun a souligné que leur objectif était de mettre fin au conflit, ajoutant à l'intention du Hezbollah que la véritable "trahison" était d'avoir entraîné le Liban dans la guerre.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait auparavant accusé les autorités libanaises d'avoir fait "des concessions gratuites et humiliantes".

"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban", a averti le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d'une rencontre avec l'envoyée de l'ONU au Liban.

Sur le terrain, de nouvelles frappes israéliennes ont visé lundi des localités dans le sud du Liban, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne a annoncé avoir commencé à frapper "des sites d'infrastructures du Hezbollah" dans la vallée de la Bekaa (est) et dans d'autres zones du sud.

Elle a affirmé avoir "détruit au cours des derniers jours plus de cinquante infrastructures terroristes dans le sud du Liban, y compris un complexe souterrain utilisé par le Hezbollah" pour des attaques contre Israël.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué de nouvelles attaques contre les troupes israéliennes déployées dans des localités frontalières du sud,  notamment contre un char Merkava à Kantara, et un bulldozer qui "démolissait des maisons dans la ville de Bint Jbeil".

"10% des missiles" 

Les deux parties s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de trois semaines le 23 avril, après deux sessions de pourparlers à Washington au niveau des ambassadeurs libanais et israélien.

Selon M. Netanyahu, il "reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques", a-t-il affirmé devant des gradés.

Selon lui, le mouvement dispose encore "d’environ 10% des missiles" qu'il détenait au début de la guerre, déclenchée le 2 mars par des tirs du Hezbollah sur Israël en riposte à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours".

Ses forces ont délimité par une "ligne jaune" une zone le long de la frontière pour, selon le gouvernement, assurer la sécurité des Israéliens.

"Pas d'accord humiliant" 

"Mon objectif est de parvenir à la fin de l'état de guerre avec Israël", a affirmé M. Aoun, assurant qu'il "n'accepterait pas un accord humiliant".

"Ce que nous faisons n'est pas une trahison, la trahison est plutôt commise par ceux qui entraînent le pays dans une guerre au profit d'intérêts étrangers", a-t-il rétorqué au mouvement chiite.

Ce dernier, qui dénonce une "capitulation" et se pose en défenseur de la souveraineté territoriale du Liban, "refuse catégoriquement de négocier directement avec Israël", a réaffirmé lundi son chef, dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, affiliée au mouvement.

Il a demandé au gouvernement libanais de renoncer à "un grave pêché qui place le Liban dans un cycle d'instabilité", ajoutant que son mouvement, dont Israël exige le désarmement, ne renoncerait pas à ses armes.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a pour sa part affirmé que 2026 "pourrait encore être une année de combats" sur tous les fronts.

Selon des chiffres de l'AFP fondés sur des sources officielles libanaises, les opérations israéliennes ont fait depuis le début de la trêve au moins 36 morts, dont 14 dimanche.

Depuis le 2 mars, la campagne militaire israélienne a tué 2.521 personnes et en a blessé 7.804 blessées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.

Côté israélien, 16 soldats ont été tués au Liban depuis le 2 mars, dont un dimanche, selon les autorités.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.