L'UE «atterrée» par les violences au Soudan, soupçonne un «nettoyage ethnique»

L'UE est "atterrée" face aux "témoignages crédibles" faisant état de "plus de 1.000 morts" en un peu plus de deux jours au Darfour, dans l'ouest du Soudan (Photo d'illustration, AFP).
L'UE est "atterrée" face aux "témoignages crédibles" faisant état de "plus de 1.000 morts" en un peu plus de deux jours au Darfour, dans l'ouest du Soudan (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Lundi 13 novembre 2023

L'UE «atterrée» par les violences au Soudan, soupçonne un «nettoyage ethnique»

  • Les violences au Soudan frôlent «le mal absolu», avait alerté vendredi Clémentine Nkweta-Salami, coordinatrice humanitaire de l'ONU
  • L'UE travaille notamment «avec la Cour pénale internationale pour établir et documenter les violations des droits humains»

BRUXELLES: L'Union européenne (UE) est "atterrée" face aux "témoignages crédibles" faisant état de "plus de 1.000 morts" en un peu plus de deux jours au Darfour, dans l'ouest du Soudan, dans le cadre de ce qui semble être une campagne de "nettoyage ethnique".

"Les dernières atrocités semblent relever d'une campagne de nettoyage ethnique plus large menée par les FSR (Forces de soutien rapide, paramilitaires NDLR) avec l'objectif d'éradiquer du Darfour-Ouest la tribu non arabe Masalit", a déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué publié dimanche.

Elles viennent "s'ajouter à une première vague de violence d'ampleur" en juin, a-t-il précisé.

"Des témoins crédibles font état de plus de 1.000 membres de la tribu Masalit tués à Ardamata, au Darfour-Ouest en un peu plus de deux jours, lors d'attaques d'ampleur menées par les Forces de soutien rapide (FSR) et ses milices affiliées", écrit l'UE.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a elle récemment fait état "plus de 800 personnes" qui "auraient été tuées par des groupes armés à Ardamata".

L'UE "travaille" notamment "avec la Cour pénale internationale pour établir et documenter les violations des droits humains afin de s'assurer que leurs auteurs en rendent compte", selon le communiqué.

Les belligérants "ont un devoir de protection des citoyens", rappelle-t-elle.

"La communauté internationale ne peut pas fermer les yeux sur ce qui se passe au Darfour et laisser se produire un nouveau génocide dans la région", avertit Bruxelles, après celui du début des années 2000.

Selon le HCR, Ardamata abritait également un camp de déplacés, où près de 100 abris ont été rasés.

Les violences au Soudan frôlent "le mal absolu", avait alerté vendredi Clémentine Nkweta-Salami, coordinatrice humanitaire de l'ONU dans le pays, s'inquiétant notamment d'attaques basées sur l'appartenance ethnique au Darfour.

Interrogée sur les risques de répétition du génocide du début des années 2000 dans cette région, elle s'était dit "très inquiète". "Nous continuons d'espérer de ne pas nous retrouver sur la même voie".

Déclenchée le 15 avril, la guerre entre le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, et les FSR du général Mohamed Hamdane Daglo a fait plus de 9.000 morts, selon une estimation de l'ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), considérée comme très largement sous-estimée.

Elle a déplacé plus de 4,8 millions de personnes à l'intérieur du Soudan et 1,2 million vers les pays voisins, selon le HCR.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.