Gaza: Des milliers de civils piégés dans un hôpital, situation «horrible», dit l'ONU

Des milliers de personnes restent prises au piège mardi sur le site du principal hôpital de Gaza (Photo, AFP).
Des milliers de personnes restent prises au piège mardi sur le site du principal hôpital de Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 novembre 2023

Gaza: Des milliers de civils piégés dans un hôpital, situation «horrible», dit l'ONU

  • Des malades et des bébés sont déjà morts, a affirmé le Hamas, à cause du manque d'électricité à l'hôpital al-Chifa, le plus grand de la bande de Gaza
  • Depuis plusieurs semaines, l'ONU demande que du carburant soit acheminé dans le territoire palestinien assiégé et bombardé par Israël, privé d'électricité, notamment pour faire fonctionner les générateurs dans les hôpitaux

JÉRUSALEM: Des dizaines de Palestiniens ont dû être enterrés dans une fosse commune selon le directeur du plus grand hôpital de Gaza, où des milliers de civils restent pris au piège des combats mardi entre Israël et le Hamas, une situation "horrible", alerte l'ONU.

Par ailleurs, la pression est forte sur le gouvernement israélien pour qu'il obtienne un accord dès "ce soir" sur la libération des otages du Hamas, tandis qu'en coulisses les tractations semblent s'accélérer, selon plusieurs sources.

Plusieurs milliers de personnes, malades, personnel et civils déplacés par la guerre qui fait rage depuis le 7 octobre, s'entassent sur le site de l'hôpital al-Chifa, encerclé "de toutes parts" par l'armée israélienne, selon le Hamas qui fait notamment état de "tirs intenses".

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque du Hamas d'une ampleur et d'une violence jamais vues depuis la création d'Israël en 1948. Environ 1.200 personnes ont été tuées, selon les autorités israélienne, en grande majorité des civils massacrés ce jour-là.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza. L'armée pilonne sans relâche le petit territoire palestinien assiégé et a lancé une opération terrestre le 27 octobre.

Les bombardements israéliens ont tué 11.320 personnes, majoritairement des civils, parmi lesquels 4.650 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

«Au nom de l'humanité»

Le directeur de l'hôpital al-Chifa a déclaré qu'au moins "179 corps" avaient été enterrés mardi dans une fosse commune.

"Il y a des corps qui jonchent les allées du complexe hospitalier et les chambres frigorifiées des morgues ne sont plus alimentées" en électricité, a raconté à l'AFP Mohammed Abou Salmiya.

Un journaliste collaborant avec l'AFP dans l'hôpital a raconté que l'odeur des corps en décomposition était étouffante.

Mardi, Médecins sans frontières a assuré sur X que des tirs avaient visé l'un des trois sites de MSF près de ce même hôpital, où se réfugiaient des membres de l'ONG et leur famille.

MSF a exhorté l'armée israélienne et le Hamas d'instaurer "un passage sécurisé" pour leur permettre de "quitter l'épicentre des combats intenses en cours à Gaza-ville" mais aussi des milliers de civils.

Le chef de l'ONU s'est dit "très inquiet de la situation horrible et des pertes humaines importantes dans plusieurs hôpitaux à Gaza", selon le porte-parole d'Antonio Gutteres, appelant à un cessez-le-feu immédiat "au nom de l'humanité".

Mardi soir, après "plus de dix jours de siège", le Croissant-rouge palestinien a annoncé avoir pu "évacuer les patients, les blessés, leur famille et les équipes médicales piégés dans l'hôpital al-Qds" à Gaza-ville. Les blessés et patients sont transportés vers le du sud du territoire selon cette même source.

Otages

Le jour de l'attaque du Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, quelque 240 personnes ont été enlevées et ramenées à Gaza, selon l'armée.

Alors que le cabinet de guerre du Premier ministre Benjamin Netanyahu doit se réunir mardi soir, le Forum des familles d'otages et disparus ont réclamé dans un communiqué que le gouvernement "approuve un accord ce soir pour ramener à la maison tous les otages de Gaza".

Une centaine de proches d'otages, leurs portraits imprimés sur des tee-shirt noirs, ont entamé un peu plus tôt une marche de 63 kilomètres de Tel-Aviv à Jérusalem, jusqu'au bureau de M. Netanyahu.

Des sources officielles égyptiennes ont dit à une télévision proche des services de sécurité que le chef du Mossad, le renseignement israélien, était au Caire "pour discuter d'une trêve humanitaire et du dossier de l'échange de prisonniers".

Lundi, la branche armée du mouvement islamiste avait accusé les autorités israéliennes de "tergiverser" dans les discussions, via une médiation du Qatar, sur la possible libération de dizaines d'otages en échange de celle de "200 enfants et 75 femmes" incarcérés par Israël.

Mardi, un responsable du mouvement islamiste, Osama Hamdan, a affirmé que Benjamin "Netanyahu et son cabinet de guerre" étaient responsables du blocage.

Dimanche, le Premier ministre israélien avait évoqué la possibilité d'un accord pour libérer des otages.

"Nos renseignements sur les otages sont de plus en plus précis mais nous ne donnerons pas d'informations au public avant d'avoir informé les familles", a ajouté le porte-parole de l'armée, M. Hagari alors que le président américain Joe Biden a dit mardi croire à un accord.

L'armée israélienne confirme la mort d'une soldate otage du Hamas à Gaza

L'armée israélienne a annoncé mardi la mort de Noa Marciano, une soldate de 19 ans otage du Hamas à Gaza, au lendemain de la diffusion par le mouvement islamiste d'une photo la présentant comme "tuée par un bombardement" israélien.

"Le caporal Noa Marciano de la ville de Modiin (...) est déclarée décédée par l'armée. Elle avait été enlevée par l'organisation terroriste Hamas", a indiqué l'armée dans un communiqué, ajoutant avoir informé la famille de la jeune femme.

Lundi soir, le porte-parole de la branche armée du Hamas, qui se fait appeler Abou Obeida, avait annoncé la mort de la soldate dans la bande de Gaza, pilonnée sans répit par Israël. 

«Boucliers humains»

L'armée israélienne a affirmé mardi avoir pris possession des bâtiments gouvernementaux du Hamas dans la ville de Gaza, le mouvement islamiste minimisant cette annonce en parlant d'immeubles "vides".

L'armée israélienne accuse le mouvement islamiste d'utiliser les malades et les déplacés comme "boucliers humains".

"Nous sommes forcés d'agir contre les infrastructures du Hamas dans les hôpitaux et nous appelons les terroristes à se rendre et ne pas mettre en danger les malades", a déclaré mardi le porte-parole de l'armée Daniel Hagari.

Dans le nord de la bande de Gaza, où se concentrent les combats les plus violents, tous les hôpitaux sont "hors service", faute d'électricité et de carburant, a déclaré lundi le Hamas.

"La situation s'aggrave à chaque minute qui passe", a dit dans une interview à la BBC Juliette Touma, directrice de la communication de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

A l'hôpital al-Chifa, où au minimum 2.300 personnes sont piégées par les combats, selon une estimation du bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), sept bébés prématurés sont morts selon le directeur de cet établissement.

Mardi, 22 des 36 hôpitaux de la bande de Gaza ne fonctionnaient plus, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Le territoire est soumis depuis le 9 octobre par Israël à un siège complet qui prive sa population d'approvisionnements en eau, électricité, nourriture et médicaments.

L'aide humanitaire y entre au compte-gouttes, 155 camions sont arrivés lundi depuis l'Egypte selon le Croissant-rouge palestinien, 1.135 depuis le 21 octobre.

L'ONU ne cesse de réclamer l'envoi de carburant à Gaza mais Israël refuse, affirmant qu'il pourrait être utilisé par le Hamas pour ses activités militaires.

Par ailleurs, le Hamas a revendiqué mardi un tir de roquettes sur Tel-Aviv. Selon les services de secours israéliens du Magen David Adom, une personne a été blessée gravement, une autre plus légèrement.

Le Hamas voit dans les accusations américaines un «feu vert pour de nouveaux massacres» dans les hôpitaux

Le Hamas a rejeté mardi les accusations des Etats-Unis qui lui imputent l'utilisation des hôpitaux à Gaza pour des opérations militaires, qualifiant ces propos de "feu vert" à Israël "pour commettre de nouveaux massacres".

"Ces déclarations donnent le feu vert à l'occupation israélienne pour commettre de nouveaux massacres brutaux visant les hôpitaux, dans le but de détruire le système de santé de Gaza", a réagi le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué où il dit "condamner et rejeter" les accusations américaines.

"Les Etats-Unis sont directement responsables de permettre la guerre génocidaire d'Israël contre Gaza", ajoute le groupe dans le communiqué en anglais.

Les Etats-Unis ont accusé mardi soir le Hamas et le groupe palestinien Jihad islamique d'utiliser "un centre de commandement et de contrôle depuis l'hôpital al-Chifa", le plus grand de Gaza, selon les mots de John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, allant ainsi dans le même sens que les autorités israéliennes.

«Complètement trempés»

Selon le Hamas, "plus de cent" personnes ont été tuées depuis lundi dans des bombardements israéliens, dont l'un a fait 30 morts dans l'hôpital indonésien de Jabaliya, un immense camp de réfugiés du nord de la bande de Gaza.

Sur une vidéo tournée par l'AFP, des Palestiniens cherchent des survivants. Les images montrent le corps inanimé d'une fille coincée sous les décombres.

Ces derniers jours, des dizaines de milliers de Palestiniens ont fui le nord de la bande de Gaza, transformé en champ de ruines, après l'ouverture par Israël de "couloirs" d'évacuation. D'après l'ONU, plus de 1,6 des 2,4 millions d'habitants du territoire ont été déplacés par la guerre.

Dans le sud du territoire, qui n'est pas non plus épargné par les bombardements, des centaines de milliers de déplacés sont massés près de la frontière avec l'Egypte, dans une situation humanitaire catastrophique et la pluie est venue mardi menacée les camps de fortune dans lesquels ils survivent.

"On est complètement trempés, tous nos vêtements sont trempés, nos matelas, nos couvertures aussi", lance Ayman al-Joueidi, installé dans la cour d'une école de l'ONU à Rafah.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.