Les familles des otages à Gaza réclament à Israël un accord «ce soir» pour leur libération

Des manifestants brandissent des affiches et scandent des slogans le 11 novembre 2023, lors d'une manifestation à Tel Aviv appelant à la libération des otages israéliens pris par des militants palestiniens lors de l'attaque du 7 octobre (Photo, AFP).
Des manifestants brandissent des affiches et scandent des slogans le 11 novembre 2023, lors d'une manifestation à Tel Aviv appelant à la libération des otages israéliens pris par des militants palestiniens lors de l'attaque du 7 octobre (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 novembre 2023

Les familles des otages à Gaza réclament à Israël un accord «ce soir» pour leur libération

  • «Nous savons qu'une décision peut être prise ce soir», affirme dans un communiqué le Forum des familles d'otages et disparus
  • Le Qatar a exhorté mardi Israël et le Hamas à saisir l'occasion offerte par sa médiation

JÉRUSALEM: Des proches d'otages détenus dans la bande de Gaza par le Hamas depuis son attaque du 7 octobre ont réclamé mardi que le gouvernement israélien "approuve un accord ce soir pour ramener à la maison tous les otages de Gaza".

Le cabinet de guerre du Premier ministre Benjamin Netanyahou doit se réunir en soirée, alors que des proches d'otages ont commencé une marche de cinq jours qui doit les conduire de Tel-Aviv à Jérusalem pour finir devant son bureau.

"Nous savons qu'une décision peut être prise ce soir", affirme dans un communiqué le Forum des familles d'otages et disparus, demandant au gouvernement israélien de "ne pas bloquer un accord".

"Je veux dire aux dirigeants et aux décideurs : nous avons perdu patience. Nous voulons que nos familles et nos proches reviennent maintenant", ajoute Merav Leshem Gonen, une mère d'otage, citée dans ce communiqué.

Ce Forum des familles, monté après le 7 octobre quand 1.200 personnes ont été tuées et quelque 240 enlevées sur le sol israélien par le mouvement islamiste palestinien Hamas, multiplie les évènements et prises de parole pour maintenir la pression sur le gouvernement israélien.

Biden «croit à un accord» sur une libération

"Je parle chaque jour aux personnes impliquées. Je crois qu'un accord va être trouvé mais je ne veux pas entrer dans les détails", a indiqué le président américain, répondant à des questions de la presse à la Maison Blanche.

"Tenez bon. On arrive", a-t-il dit à l'intention des personnes retenues par le groupe islamiste palestinien.

Le Qatar, qui s'est engagé dans une diplomatie intense pour tenter d'obtenir la libération des otages, a exhorté mardi Israël et le Hamas à saisir l'occasion offerte par sa médiation, tout en soulignant que l'aggravation de la situation dans la bande de Gaza entravait ses efforts.

Ezzat al-Richq, un des dirigeants du Hamas, a lui accusé mardi soir Israël de "briser l'accord sur une trêve humanitaire en déposant de nouvelles demandes qui nous ramènent au point de départ".

Dimanche, M. Netanyahou avait évoqué lors d'une interview à NBC la possibilité d'un accord visant à libérer des otages. Mais il a précisé mardi dans un communiqué que "si et quand il y aura quelque chose de concret à partager, nous le ferons".

Après l'attaque du 7 octobre, Israël a promis d'"anéantir" le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et pilonne depuis ce territoire palestinien. Plus de 11.300 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans les bombardements, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.