Record pour un chapeau de Napoléon Ier vendu à 1,932 million d'euros

Un chapeau de Napoléon Ier, le00 célèbre bicorne noir avec sa cocarde bleu blanc rouge, s'est envolé dimanche à 1,932 million d'euros (Photo, AFP).
Un chapeau de Napoléon Ier, le00 célèbre bicorne noir avec sa cocarde bleu blanc rouge, s'est envolé dimanche à 1,932 million d'euros (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 20 novembre 2023

Record pour un chapeau de Napoléon Ier vendu à 1,932 million d'euros

  • Cette vente en France a attiré des «collectionneurs du monde entier» et a donné lieu à «une belle bataille d'enchères»
  • L'identité ou la nationalité de l'acheteur n'ont pas été communiquées

FONTAINEBLEAU: Un chapeau de Napoléon Ier, le célèbre bicorne noir avec sa cocarde bleu blanc rouge, s'est envolé dimanche à 1,932 million d'euros (frais compris), un record mondial témoignant de l'intérêt inextinguible pour cette figure historique.

"Il s'agit d'un record mondial pour un chapeau de Napoléon Ier", a indiqué la maison de ventes Osenat dans un communiqué.

Cette vente en France a attiré des "collectionneurs du monde entier" et a donné lieu à "une belle bataille d'enchères en salle, au téléphone et sur internet", a souligné Osenat qui a battu son propre record, après avoir vendu en 2014 un chapeau de Napoléon pour 1,884 million d'euros.

Un tel chapeau "vaut cher parce qu'il y en a 20 authentiques dans le monde et il y en a quinze qui sont dans les musées, donc il y en a quatre qui sont en main privée, dont celui-là", a souligné, ravi, Jean-Pierre Osenat, commissaire-priseur et président de la maison d'enchères.

L'identité ou la nationalité de l'acheteur n'ont pas été communiquées.

Le fameux bicorne en feutre taupé orné d'une cocarde a été présenté au public en amont, attirant de nombreux curieux et passionnés.

Il était évalué entre 600.000 et 800.000 euros et a donc été vendu environ 2,5 fois plus cher que prévu, lors de la vente qui s'est déroulée à Fontainebleau, en région parisienne, quelques jours avant la sortie mondiale du film de Ridley Scott consacré à Napoléon, avec Joaquin Phoenix dans le rôle-titre.

Morceau d'histoire

"Ce chapeau-là, c'est la symbolique totale de l'empereur. Tout collectionneur qui aime un souvenir napoléonien, il a envie d'avoir un chapeau parce que Napoléon, on le reconnaissait partout avec son chapeau. (...) Quand vous avez le chapeau de Napoléon, vous touchez complètement l'histoire de France", a poursuivi M. Osenat.

Le chapeau a été porté par Napoléon (1769-1821) "vers le milieu de l'Empire", selon un auteur belge qui a répertorié les couvre-chefs de l'empereur en 2007, Yves Moerman, pour la maison de ventes.

En une quinzaine d'années, Napoléon en aurait usé environ 120, ce qui permet d'en voir certains à la vente à l'encan de temps à autre.

Le précédent record était de 1,884 million d'euros en 2014. Acquis par un homme d'affaires sud-coréen, il provenait de la collection de la famille princière de Monaco. En 2018, un chapeau qui, selon la maison De Baecque et Associés, avait été porté lors de la bataille de Waterloo, était parti pour 350.000 euros, à Lyon (sud-est).

Cette fois-ci, le chapeau vendu fait partie de la collection de Jean-Louis Noisiez, fondateur du groupe de propreté et autres services aux entreprises GSF, décédé en 2022.

Le bicorne a été fabriqué par Pierre-Quentin-Joseph Baillon, fourrier de l'Empereur à partir de 1806. Selon les experts, Napoléon lui ajoute sa cocarde alors qu'il est en Méditerranée, de retour de l'île d'Elbe le 1er mars 1815.

Le chapeau était resté dans sa famille jusqu'à la fin du XIXe siècle, avant d'être revendu à divers collectionneurs. Il a été exposé au musée de l'Empéri à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône, sud) de 1967 à 2002.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".