Gaza: «Cela ne peut pas seulement être une pause», plaide le représentant palestinien à l'ONU

L'Observateur permanent palestinien auprès des Nations Unies, Riyad H. Mansour, assiste à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 22 novembre 2023, à New York (Photo, AFP).
L'Observateur permanent palestinien auprès des Nations Unies, Riyad H. Mansour, assiste à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 22 novembre 2023, à New York (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 novembre 2023

Gaza: «Cela ne peut pas seulement être une pause», plaide le représentant palestinien à l'ONU

  • L'accord actuel «ne peut pas seulement être une pause», a plaidé mercredi l'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour
  • L'accord prévoit une «pause humanitaire» dans la bande de Gaza pilonnée en échange notamment d'otages retenus dans le territoire palestinien

NATIONS UNIES: La trêve humanitaire prévue par l'accord entre Israël et le Hamas "ne peut pas seulement être une pause", a plaidé mercredi l'ambassadeur palestinien à l'ONU, appelant à utiliser ces quelques jours pour empêcher la "reprise de l'agression".

L'accord prévoit une "pause humanitaire" dans la bande de Gaza pilonnée en échange notamment d'otages retenus dans le territoire palestinien par le Hamas depuis l'attaque sanglante contre Israël le 7 octobre.

"Des centaines d'enfants palestiniens ne vont pas être tués grâce à cette trêve. Nous leur devons à eux et à tous les civils de la bande de Gaza de mettre un terme définitif à cette attaque criminelle contre le peuple palestinien", a déclaré l'ambassadeur palestinien Riyad Mansour lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Remerciant le Qatar et l'Egypte, il a appelé tous ceux qui ont contribué à cet accord "à trouver un moyen pour empêcher la reprise de l'agression".

"Cela ne peut pas seulement être une pause avant que le massacre ne reprenne", a-t-il martelé, dénonçant dans le même temps "l'occupation et la discrimination raciale" d'Israël contre les Palestiniens, qu'il a qualifiées d'"apartheid".

"Dans quelques jours, des familles vont pouvoir se prendre dans les bras, faire leur deuil, commencer à soigner les blessures qui peuvent l'être, y compris les familles qui vont retrouver leurs proches retenus prisonniers", a-t-il noté.

Répétant qu'il n'y avait "pas de solution militaire à ce conflit", il a plaidé pour le respect des "droits inaliénables des Palestiniens" et contre les attaques contre tous les civils.

"Nous ne justifions la mort d'aucun civil israélien", a-t-il déclaré, assurant que "personne ne devrait cautionner les atrocités en se basant sur l'identité des auteurs".

"Nous ne devrions pas fermer les yeux sur les blessures des uns et des autres, les traumatismes, l'Histoire, ni les écarter. Mais ce respect doit être construit sur une vision commune de l'avenir où nous pouvons tous vivre en paix et dans la dignité", a-t-il encore lancé.

"Ne vous trompez pas, dès que la pause sera terminée, nous continuerons nos efforts pour atteindre nos objectifs de toutes nos forces", a répondu l'ambassadeur israélien Gilad Erdan devant le Conseil.

"Nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas éliminé les capacités terroristes du Hamas et que nous ne serons pas certains qu'il ne pourra plus diriger Gaza et menacer la vie des civils israéliens tout comme les femmes et les enfants de Gaza", a-t-il ajouté.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.