Iran: Nouvelle exécution liée aux manifestations de 2022

Des manifestants brandissent des pancartes lors d'une marche dans le centre de Londres le 21 janvier 2023 contre le Corps des Gardiens de la révolution islamique (Photo, AFP).
Des manifestants brandissent des pancartes lors d'une marche dans le centre de Londres le 21 janvier 2023 contre le Corps des Gardiens de la révolution islamique (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Iran: Nouvelle exécution liée aux manifestations de 2022

  • Milad Zohrevand a été exécuté secrètement à l'aube dans une prison de la ville de Hamadan, dans l'ouest du pays
  • Il s'agit de la huitième exécution réalisée par l'Iran dans le cadre d'une affaire liée aux manifestations qui ont éclaté en septembre 2022

PARIS: L'Iran a exécuté un homme jeudi après l'avoir condamné pour le meurtre d'un membre des forces de l'ordre lors des manifestations de masse qui ont balayé le pays l'année dernière, affirment des groupes de défense des droits humains.

Il s'agit de la huitième exécution réalisée par l'Iran dans le cadre d'une affaire liée aux manifestations qui ont éclaté en septembre 2022, après l'arrestation à Téhéran d'une jeune Kurde iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, pour non-respect du strict code vestimentaire islamique.

Milad Zohrevand a été exécuté secrètement à l'aube dans une prison de la ville de Hamadan, dans l'ouest du pays, a déclaré l'organisation des droits humains Hengaw, basée en Norvège.

Il avait été condamné à mort pour avoir tué un officier des Gardiens de la révolution lors d'une manifestation dans la ville de Malayer en novembre 2022.

Hengaw, qui défend les droits des Kurdes d'Iran, affirme que M. Zohrevand n'avait pas été prévenu de l'imminence de son exécution et qu'il n'avait pas été autorisé à rencontrer sa famille une dernière fois.

L'exécution de M. Zohrevand, âgé d'une vingtaine d'années, n'a pas été signalée par les médias iraniens.

«Punir la dissidence»

Le collectif Dadban - un groupe d'avocats bénévoles qui défendent les prisonniers politiques et les défenseurs des droits en Iran - a également confirmé l'exécution de M. Zohrevand sur les réseaux sociaux, ajoutant qu'il s'était vu refuser l'accès à un avocat.

Les autorités iraniennes ont déjà exécuté sept hommes, dont trois en mai, dans des affaires liées aux manifestations de 2022, ce qui a suscité la colère des groupes de défense des droits humains et des gouvernements occidentaux.

Amnesty International a déclaré que les pendaisons étaient "conçues par les autorités iraniennes pour envoyer un message fort au monde et au peuple iranien, à savoir qu'elles ne reculeront devant rien pour écraser et punir la dissidence".

Plusieurs centaines de personnes, dont des membres des forces de l'ordre, ont été tuées et des milliers arrêtées au cours des manifestations qui se sont tenues en octobre et novembre 2022 en Iran, avant de refluer après une forte répression des autorités.

Selon l'association Iran Human Rights, basée à Oslo, l'Iran a exécuté au moins 680 personnes cette année, principalement pour des accusations de meurtre et de trafic de drogue.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.