Les ministres des AE saoudien et norvégien discutent de la crise à Gaza

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec son homologue norvégien, Espen Barth Eide (Photo, Wikipedia/AFP).
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec son homologue norvégien, Espen Barth Eide (Photo, Wikipedia/AFP).
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Les ministres des AE saoudien et norvégien discutent de la crise à Gaza

  • Le Prince Faisal a souligné le rejet catégorique par l’Arabie saoudite du déplacement forcé des habitants de Gaza
  • Le haut diplomate saoudien a également souligné l'importance pour la communauté internationale d'assumer sa responsabilité morale

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu un appel téléphonique de son homologue norvégien, Espen Barth Eide, a annoncé jeudi le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Les deux ministres ont discuté des travaux et des efforts du Comité ministériel chargé par le sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique et des entretiens que la délégation a eus à Pékin, Moscou, Londres et Paris.

«Les deux diplomates ont affirmé l'importance de mettre fin à la dangereuse escalade militaire à Gaza et dans les zones environnantes, et d'adhérer à tout accord de trêve humanitaire et de cessez-le-feu», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Ils ont également discuté des efforts internationaux visant à introduire l'aide humanitaire, les secours et l'aide médicale dans l'enclave palestinienne assiégée afin d'empêcher l'aggravation de la crise humanitaire.

«Comité de paix»

Le Prince Faisal a souligné le rejet catégorique par l’Arabie saoudite du déplacement forcé des habitants de Gaza, et la nécessité de trouver une solution pour mettre fin à toutes les violations commises par les forces d'occupation israéliennes et à leurs violations répétées du droit international et du droit international humanitaire.

Le haut diplomate saoudien a aussi souligné l'importance pour la communauté internationale d'assumer sa responsabilité morale en adhérant aux résolutions de légitimité internationale, dont la dernière en date est une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies approuvée la semaine dernière, de manière à assurer la crédibilité de l'ordre international, à maintenir la paix et la sécurité internationales et à prévenir les causes de l'extrémisme et de la violence.

La délégation, qui a été constituée en tant que «Comité de paix» lors du sommet extraordinaire conjoint arabo-islamique qui s'est tenu à Riyad le 11 novembre, s'est rendue en début de semaine dans les capitales des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies afin de discuter de la coopération sur la crise en Israël et à Gaza, de la manière de garantir la libération de tous les otages, d'augmenter le volume de l'aide à Gaza et de parvenir à une solution politique à long terme à la crise.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.