Au nord d'Israël, les soldats sont «prêts» face au Hezbollah

Menara, une des localités les plus proches de la frontière, en Haute-Galilée, ressemble à un village fantôme (Photo, AFP).
Menara, une des localités les plus proches de la frontière, en Haute-Galilée, ressemble à un village fantôme (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 28 novembre 2023

Au nord d'Israël, les soldats sont «prêts» face au Hezbollah

  • Sous l'épaisse brume qui enveloppe Houla, le village libanais en miroir de Menara, le silence est troublant: pas de sirènes anti-attaque aérienne, ni bourdonnement de drone, ni explosions
  • Une trêve entre le Hamas et Israël, entrée en vigueur vendredi et qui devrait être reconduite deux jours à partir de mardi matin, semble avoir réduit la tension sur le front nord

MENARA: Ils ont beau avoir leurs godillots dans la boue depuis des jours, des soldats israéliens déployés dans le nord du pays restent intarissables sur leur détermination alors que les échanges de coups de feu avec le Hezbollah au sud-Liban sont quasi-quotidiens.

"On est super motivés, on sait que ce qu'on fait est très important", raconte à l'AFP le capitaine Yoshiahu, 27 ans. "On restera aussi longtemps qu'il le faudra".

Ce réserviste de 27 ans, père d'un petit garçon, a quitté famille et études d'ingénieur pour rejoindre le front dès le 7 octobre, lorsque 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées au cours d'une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien du Hamas en Israël.

Depuis, il parcourt la région de la "ligne bleue", cette démarcation des Nations unies entre le Liban et Israël qui s'étend sur près de 80 kilomètres. Loin des déluges de roquettes de 2006 lors de la guerre du Liban, l'affrontement est fait d'échanges sporadiques mais fréquents.

Les craintes se concentrent sur les incursions de drones et de combattants des mouvements armés, ce qui s'est déjà produit, selon l'armée israélienne.

Pour la première fois dans l'histoire du pays, presque tous les civils de la région frontalière ont été évacués. Menara, une des localités les plus proches de la frontière, en Haute-Galilée, ressemble à un village fantôme.

«L'ADN» du Hezbollah

Personne n'a ramassé les avocats qui pourrissent au pied des arbres, ni rangé les vélos des enfants dégoulinant de pluie sur les perrons. Au moins deux habitations ont été touchées par des tirs.

La première a les vitres soufflées et a été partiellement endommagée après qu'une voiture a pris feu le 17 novembre. Les soldats dépêchés pour l'éteindre ont été la cible d'au moins un tir selon l'armée israélienne.

La seconde s'est effondrée sur elle-même après avoir été touchée le 23 novembre par un missile antichar.

Le Hezbollah affirme ne viser que des cibles militaires. "Tirer un missile antichar contre une maison où habitent des civils, ça vous donne exactement l'ADN de ce qu'est le Hezbollah", dénonce pourtant Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée, qui a invité l'AFP dans la zone.

"Israël ne peut pas continuer comme ça".

Une trêve entre le Hamas et Israël, entrée en vigueur vendredi et qui devrait être reconduite deux jours à partir de mardi matin, semble avoir réduit la tension sur le front nord.

Sous l'épaisse brume qui enveloppe Houla, le village libanais en miroir de Menara, le silence est troublant: pas de sirènes anti-attaque aérienne, ni bourdonnement de drone, ni explosions.

"Le calme en apparence peut toujours cacher quelque chose", tempère le colonel Rafowicz. "Ca ne veut pas dire que le Hezbollah n'est pas là avec des hommes, avec des armes".

«Oui, on restera»

Les soldats rencontrés par l'AFP l'assurent: ils ne sont pas à l'initiative de l'affrontement avec le Hezbollah mais veulent "défendre" leur pays.

"Nous avons failli le 7 octobre, nous étions naïfs et arrogants et ça me peine de le dire, moi qui porte l'uniforme", déclare un officier sous couvert de l'anonymat. "Mais on ne faillira pas deux fois".

Dans les affrontements frontaliers, plus de 109 personnes ont péri côté libanais, pour la plupart des combattants du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, mais aussi trois journalistes et au moins neuf Israéliens dont six soldats, selon un décompte de l'AFP.

En sept semaines de conflit, les frappes de l'armée israélienne sur la bande de Gaza ont fait près de 15.000 morts, selon le gouvernement du Hamas. Plus des deux tiers de ces 2,4 millions d'habitants ont été déplacés selon l'ONU.

Au moins 70 soldats israéliens sont morts dans les combats à Gaza.

L'officier décrit les échanges avec les très rares habitants restés chez eux, pour la plupart des agriculteurs qui ne veulent abandonner leurs champs ni leurs bêtes.

"Ils nous regardent dans les yeux pour savoir si nous allons les protéger et on leur dit: +oui, on restera ici pour vous défendre. Qu'on doive rester dans la boue ou dans la neige, on ne lâchera rien+".


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.