La RCU d’Arabie saoudite renforce son partenariat avec le Centre Pompidou en matière d’échanges interculturels

La Commission royale pour AlUla et le Centre Pompidou de France signent un accord de coopération culturelle (Photo fournie)
La Commission royale pour AlUla et le Centre Pompidou de France signent un accord de coopération culturelle (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 29 novembre 2023

La RCU d’Arabie saoudite renforce son partenariat avec le Centre Pompidou en matière d’échanges interculturels

  • Le Centre Pompidou entend s’implanter en Arabie saoudite et ouvrir un nouveau musée d’art dans le Complexe culturel d’AlUla
  • Le programme permet l’échange, l’acquisition, le prêt et l’exposition d’œuvres d’art et d’artefacts entre la RCU et le Centre Pompidou, ainsi que la promotion de diverses initiatives scientifiques et culturelles

RIYAD: La Commission royale pour AlUla (RCU) a conclu un accord avec le Centre Pompidou, basé à Paris, afin d’officialiser, de renforcer et d’étendre la collaboration et le partage des connaissances en vue de l’ouverture d’un nouveau musée d’art contemporain à AlUla en 2027.

Officiellement signé à Paris lundi, le nouvel accord de programmes exécutifs s’appuie sur les principes communs de réciprocité et de transfert de compétences des partenaires culturels de longue date. Il crée également une feuille de route stratégique vers une relation de travail plus étendue et mutuellement bénéfique dans les secteurs liés à la promotion et à la conservation de l’art, de la culture, de la science et du patrimoine, a indiqué la RCU dans un communiqué mardi.

L’accord s’appuie sur un mémorandum d’entente conclu entre la RCU et le Centre Pompidou en mars dernier pour construire un musée d’art contemporain de classe mondiale à AlUla, avec des phases pluriannuelles définies menant à son ouverture au public en 2027.

La RCU a réalisé des progrès considérables dans son projet de construction du nouveau musée, notamment en annonçant que Lina Gotmeh serait l’architecte chargée de créer une nouvelle destination culturelle pour l’ancienne ville-oasis arabe et pour la région plus large du nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Choisie pour son expérience en matière d’architecture de haut niveau qui allie créativité et durabilité exceptionnelles, comme en témoigne notamment son pavillon Serpentine 2023 à Londres, le nouveau musée reflétera la vision responsable, réfléchie et consciente qu'à Mme Gotmeh d’un monument d’art moderne inspiré d’AlUla.

Économe en carbone et se fondant délicatement dans l’oasis d’AlUla, le musée entend établir de nouvelles normes en matière de conception durable, montrant comment l’architecture peut constituer un catalyseur de la régénération urbaine et du renouveau environnemental, tout en offrant des possibilités d’engagement avec la communauté par le biais d’ateliers, de programmes scolaires, etc.

Lieu d’expression culturelle et artistique, le musée servira de plate-forme à la réflexion critique sur l’art contemporain en proposant une collection régionale et internationale qui met en valeur l’ensemble de la production des artistes et leur recherche unique.

Le musée construit son héritage par le biais de diverses initiatives, notamment des résidences artistiques, des expositions, des commandes et des publications.

Les résidences ont facilité la production d’artistes tels que Daniah Saleh (Arabie saoudite), Mouhannad Shono (Arabie saoudite) et Sabine Mirlesse (France/États-Unis). Par ailleurs, le programme de paysagisme commande des œuvres à des artistes tels que Manal al-Dowayan (Arabie saoudite), Mohammed Ahmed Ibrahim (Émirats arabes unis), Superflex (Danemark) et Serge Attukwei Clottey (Ghana).

La signature du nouvel accord de programmes exécutifs est l’occasion d’affiner et de renforcer l’écosystème existant de partenariats fructueux et de coopération interculturelle entre l’Université Catholique de Rome et le Centre Pompidou.

Grâce à sa stratégie artistique et de conservation définie, le programme permet l’échange, l’acquisition, le prêt et l’exposition d’œuvres d’art et d’artefacts entre la RCU et le Centre Pompidou, ainsi que la promotion de diverses initiatives scientifiques et culturelles fondées sur le partage de pièces uniques de la collection de chacun des partenaires.

L’expérience et l’expertise du Centre Pompidou en matière de mise en place d’une stratégie globale visant à attirer des visiteurs internationaux soutiendront l’objectif de la RCU de faire d’AlUla le plus grand musée vivant du monde et un pôle mondial de tourisme culturel et patrimonial.

Selon Nora al-Dabal, directrice de la planification artistique et créative à la RCU, «la signature de l’accord de programmes exécutifs marque une nouvelle étape dans notre partenariat mutuellement bénéfique qui contribue à établir des collaborations interculturelles fructueuses entre AlUla et nos collègues dans l’une des institutions françaises les plus prestigieuses».

«En dressant une feuille de route claire couvrant les domaines clés de la coopération dans divers secteurs liés à la culture, au patrimoine et à l’art, ce partenariat permettra le partage des connaissances, de l’expertise et des nouvelles idées. Il donnera aux collègues de Paris et d’AlUla la possibilité de travailler en étroite collaboration dans des domaines importants liés à la muséologie et de contribuer à la création du nouveau musée d’art contemporain d’AlUla. Les deux parties de ce partenariat ont beaucoup à offrir et à apprendre l’une de l’autre. Je me réjouis d’approfondir les relations entre la RCU et le Centre Pompidou.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Incendie dans le Cher: risque «écarté» concernant le site d'armement Seveso 

Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
  • "Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture
  • A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux"

RENNES:  Le feu de forêt qui s'est propagé sur un site d'armement KNDS, classé Seveso seuil haut, près de Bourges (Cher), ne menace plus directement les lieux sensibles de l'usine et le risque est ainsi "écarté", a indiqué mercredi soir la préfecture à l'AFP.

"L'incendie n'est pas tout à fait fixé sur le flanc avant droit, mais, par contre, le flanc gauche qui lui était vraiment un danger pour le site dans lequel il y avait les munitions, est fixé", a déclaré à l'AFP la préfecture du Cher, précisant que le confinement de la centaine d'habitants dans la proche commune de Morthomiers était "levé".

"Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture.

A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux".

L'incendie a ensuite gagné le site d'armement de KNDS d'une superficie d'environ 170 hectares, d'après la préfecture.

Le plan communal de sauvegarde a été mis en oeuvre et le centre opérationnel départemental a également été activé en préfecture.

Les 500 personnes qui travaillent régulièrement sur ce site d’armement avaient toutes été évacuées et une équipe interne de lutte contre les incendies avait été déployée, a indiqué à l'AFP une porte-parole de KNDS.

Environ 70 personnes de la commune de Morthomiers avaient elles été confinées dans la salle des fêtes du village, qui compte environ 850 habitants, d'après le maire M. Guillaume Porcher.


L'incendie dans la Drôme toujours très actif, météo «défavorable»

Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
  • L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs"
  • Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi

DIE: Plus de 430 pompiers tentaient toujours mercredi de ralentir un important incendie qui brûle depuis six jours la forêt d'une zone montagneuse inhabitée du sud de la Drôme, attisé par la chaleur, la sécheresse et des vents forts.

Le feu progresse peu avec une surface parcourue qui reste autour de 2.500 hectares, selon un bilan établi en milieu d'après-midi, mais "les conditions météorologiques défavorables complexifient encore nos manoeuvres et confirment nos inquiétudes", a expliqué sur place le lieutenant-colonel des pompiers Nicolas Héritier.

Les moyens aériens sur cette zone très escarpée et difficile d'accès au sol, sur la commune de Die, se limitaient vendredi à un hélicoptère lourd bombardier d'eau et un autre de reconnaissance, les deux Canadair attendus depuis plusieurs jours ayant été "priorisés" sur d'autres incendies dans le sud du pays où des habitations sont menacées.

L'effectif des pompiers va toutefois monter à 430 personnels en soirée avec des effectifs venant du Gard et du Vaucluse et sera renforcé, jeudi, avec 120 militaires de l'armée de terre spécialisés dans la lutte au sol contre les feux de forêts, a précisé le lieutenant-colonel Héritier.

L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs".

Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi.

Mercredi, les habitants d'autres villages ont été appelés à se tenir prêts à quitter les lieux mais, en fin d'après-midi, la préfecture de la Drôme a indiqué qu'"aucune évacuation n'était nécessaire dans le secteur".

Habitant de Die, Yvan Bringard, 56 ans, voit les flammes depuis sa maison, sans se sentir en danger. "Les pompiers sont sereins, rassurés, et ça nous rassure aussi", a expliqué à l'AFP le retraité qui a accueilli pour la nuit plusieurs soldats du feu chez lui.

Des températures élevées, "jusqu'à 35°C", ainsi que "du vent du Nord de 20 km/h avec des rafales de 45", couplées à une sécheresse persistante et un terrain extrêmement difficile d'accès au sol expliquent que les pompiers n'arrivent toujours pas à arrêter la progression du feu, selon le lieutenant-colonel Héritier.

L'origine de cet incendie remonte à un premier feu provoqué par la foudre le 24 juin, déclaré éteint le lendemain. Malgré la surveillance des pompiers, un des foyers s'était réveillé une semaine plus tard, à la faveur d'un vent très fort et d'une chaleur persistante.

Dans le département voisin de l'Ardèche, 276 sapeurs-pompiers restent également mobilisés contre un autre incendie de végétation, qui a parcouru 90 hectares. Quatre d'entre eux ont été victimes de malaise, dont l'un transporté à l'hôpital.


La Cour de cassation n'a pas à se prononcer «plus rapidement», estime l'avocat de Le Pen

L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
  • En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps
  • Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an

PARIS: L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle.

La cour d'appel de Paris a condamné mardi Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme sous surveillance électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.

Son inéligibilité ayant été réduite à 15 mois ferme, déjà purgés, la patronne du Rassemblement national a annoncé mardi sa candidature à l'élection présidentielle mais également déposé un pourvoi en cassation, qui suspend l'exécution de sa peine.

"Il avait été évoqué une accélération du calendrier de la Cour de cassation, pourquoi ? Parce qu'au moment où le président de la Cour de cassation l'avait évoqué, il y avait l'exécution provisoire (application immédiate de la peine d'inéligibilité prononcée en première instance, ndlr). L'exécution provisoire n'est plus du tout d'actualité", a déclaré mercredi sur France Inter son avocat Rodolphe Bosselut.

En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps.

Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an.

"Quelle est en l'occurrence la situation qui justifierait que la Cour de cassation tranche plus rapidement que d'habitude ?", a interrogé Me Bosselut.

"Ce n'est pas moi qui ai accéléré la cour d'appel (...) Ce n'est pas moi qui ralentirai la Cour de cassation", a-t-il assuré, en référence au traitement de faveur judiciaire pour la tenue rapide d'un procès en appel dont a bénéficié Marine Le Pen.

"Je voudrais que le cours de la justice soit un cours identique à tous les justiciables", a-t-il conclu.

"A partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel, il n'y a plus d'urgence à ce que la Cour de cassation se prononce", a abondé sur RMC-BFMTV le maire de Perpignan Louis Aliot, très proche de Marine Le Pen et également condamné dans ce dossier.

"Faites comme pour tout Français", a enjoint le directeur de campagne du RN Julien Sanchez sur RTL, rappelant que "le délai classique pour aller en cassation, en général, c'est douze, quinze mois".

La cour d'appel a déclaré mardi Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes coupables de la mise en place d'une "organisation" pour salarier au titre d'assistants parlementaires d'eurodéputés des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, "une rupture d'égalité" avec les autres formations politiques.

Sur les contrats litigieux d'assistants parlementaires dont elle était saisie, la cour d'appel a chiffré le préjudice total du Parlement européen à 2,8 millions d'euros entre 2004 et 2016.