Accord «historique» entre Ottawa et Google sur l'indemnisation des médias canadiens

Après des mois de négociations, le Canada et Google ont conclu un accord "historique" pour que le géant californien verse une compensation aux entreprises de presse (Photo d'illustration, AFP).
Après des mois de négociations, le Canada et Google ont conclu un accord "historique" pour que le géant californien verse une compensation aux entreprises de presse (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

Accord «historique» entre Ottawa et Google sur l'indemnisation des médias canadiens

  • «Google versera un soutien financier de 100 millions de dollars par année (67 millions d'euros, ndlr), indexé à l'inflation», a déclaré Pascale St-Onge
  • Ottawa s'est engagé ces derniers mois dans un bras de fer avec Google et Meta à propos de sa nouvelle «loi sur les nouvelles en ligne»

OTTAWA: Après des mois de négociations, le Canada et Google ont conclu un accord "historique" pour que le géant californien verse une compensation aux entreprises de presse du pays en échange de la diffusion de leurs contenus, a annoncé mercredi le gouvernement fédéral.

"Google versera un soutien financier de 100 millions de dollars par année (67 millions d'euros, ndlr), indexé à l'inflation", a déclaré à Ottawa la ministre du Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, saluant un arrangement "historique". ".

Elle a toutefois précisé que le Canada se gardait "le droit de rouvrir l'entente" si jamais de meilleurs accords n'étaient négociés dans d'autres pays.

"On est très content d'avoir pu arriver à une entente avec Google pour s'assurer que des journalistes, y compris des petits médias locaux, vont être appuyés pour les années à venir", a salué le premier ministre Justin Trudeau, assurant que l'accord représente "un modèle pour nos démocraties".

Son gouvernement souhaitait initialement 172 millions de dollars de la part de Google à terme de ces négociations.

Ottawa s'est engagé ces derniers mois dans un bras de fer avec Google et Meta à propos de sa nouvelle "loi sur les nouvelles en ligne", qui doit obliger les géants du numérique à conclure des accords commerciaux avec les médias pour la diffusion de leurs contenus sur leurs plateformes.

La législation, connue sous l'appellation C-18, ne doit entrer en vigueur que le 19 décembre mais Meta et Google -- les deux seules entreprises à y être assujetties -- s'y sont déjà opposées.

Google avait évoqué début octobre un possible blocage sur son moteur de recherche des sites d'information, si la loi canadienne n'était pas modifiée.

De son côté, Meta - propriétaire de Facebook et Instagram - bloque au Canada l'accès aux contenus d'actualité de médias sur ses plateformes depuis le 1er août.

L'accord annoncé mercredi prévoit que Google pourra "verser sa contribution à un seul collectif" qui à son tour distribuera la somme "à tous les médias d'information admissibles et intéressés" en fonction du nombre d'emplois à temps plein en journalisme.

Aide jugée insuffisante

Google Canada a réagi mercredi, se disant engagé à "envoyer du trafic important aux éditeurs canadiens".

"Nous remercions la ministre du Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, d'avoir reconnu nos préoccupations", a déclaré Kent Walker, directeur des affaires publiques chez Google.

Le mouvement citoyen de défense des médias « Les Amis » craint toutefois que la somme promise ne soit pas suffisante pour venir à la rescousse d'un milieu en crise.

"Alors que cet accord apportera une injection de fonds indispensable au secteur canadien des médias d'information, il n'apportera pas au journalisme canadien le niveau de soutien que nous espérions voir", a réagi à l'AFP sa directrice générale, Marla Boltman. , insistant pour que "d'autres outils de soutien" soient mis en place.

La nouvelle législation fédérale a été créée plus tôt cette année afin de freiner l'érosion de la presse au Canada au profit des géants du numérique, vers lesquels les revenus publicitaires ont migré.

Depuis plus d'une décennie, près de 500 médias canadiens ont fermé leurs portes et des milliers de journalistes ont perdu leur emploi, selon la ministre St-Onge.

Plus tôt ce mois-ci, le groupe TVA - chaîne principale d'information télévisée privée au Québec - a licencié un tiers de son personnel en raison de sa situation déficitaire.

Des plans de restrictions budgétaires sont également pressentis à CBC/Radio-Canada, le radiodiffuseur public canadien.

Si l'Association canadienne des journalistes accueille favorablement l'entente entre Ottawa et Google, elle craint toutefois que la répartition des 100 millions de dollars ne devienne un véritable casse-tête.

"Cet exercice sera difficile, j'en suis sûr, parce que tous les médias sont actuellement en grave situation financière", a réagi à l'AFP son président, Brent Jolly.

Ce dernier s'est néanmoins montré satisfait de l'accord puisque, dit-il, l'avenir du journalisme aurait été encore davantage menacé si Google avait décidé de bloquer les contenus des médias de son moteur de recherche.

Interrogé au sujet de l'accord conclu par Google, le groupe Meta a réitéré sa position vis-à-vis de la loi.

"A la différence des moteurs de recherche, nous ne cherchons pas à récupérer les articles médiatiques sur internet pour les rendre disponibles à nos utilisateurs", a indiqué un porte-parole dans un communiqué, assurant que le seul moyen pour eux de s'y serait conforme à "de bloquer l'accès aux contenus médiatiques au Canada".


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.