Soudan du Sud: Au moins 594 civils tués dans des violences entre août et décembre 2022 selon l'ONU

Une guerre a éclaté le 15 avril entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide (Photo, AFP).
Une guerre a éclaté le 15 avril entre l'armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 01 décembre 2023

Soudan du Sud: Au moins 594 civils tués dans des violences entre août et décembre 2022 selon l'ONU

  • La mission de l'ONU au Soudan du Sud (MINUSS) a dénombré "594 civils tués et 290 blessés" dans les affrontements entre bandes armées et milices rivales
  • La MINUSS a affirmé à l'issue de cette enquête avoir identifié au moins 22 responsables

NAIROBI: Au moins 594 civils ont été tués et 290 blessés entre août et décembre 2022 dans des affrontements entre milices armées dans le nord-ouest du Soudan du Sud, a déploré vendredi l'ONU, exhortant les autorités à respecter les responsables.

Plus jeune pays du monde, le Soudan du Sud est en proie à des violences à caractère politico-ethnique et à une instabilité chronique depuis son indépendance du Soudan en 2011.

La mission de l'ONU au Soudan du Sud (MINUSS) a dénombré "594 civils tués et 290 blessés" dans les affrontements entre bandes armées et milices rivales dans l'Etat du Nil Supérieur, qui ont également fait au moins 62.000 déplacés entre août et décembre 2022.

"En outre, 258 personnes ont été enlevées et 75 femmes et filles ont été victimes de violences sexuelles", a déploré la MINUSS dans un communiqué, dénonçant des "atteintes graves au droit international humanitaire" ainsi que "des attaques aveugles, des enlèvements, des violences sexuelles, notamment des viols, des viols collectifs et l'esclavage sexuel".

La MINUSS a affirmé à l'issue de cette enquête avoir identifié au moins 22 responsables.

"J'appelle le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour garantir que tous les responsables soient traduits en justice. L'impunité ne fera que perpétuer la situation précaire des droits humains dans le pays", a exhorté le Haut-Commissaire des droits de l'homme. 'Homme de l'ONU Volker Türk.

L'envoyé spécial de l'ONU au Soudan du Sud, Nicholas Haysom, de son côté, a souhaité le déployer dans la région de forces unifiées, composées d'anciens rebelles et de soldats gouvernementaux, preuve, selon le communiqué, que "le gouvernement prend des mesures pour atténuer la récurrence de la violence et protéger les civils".

Après avoir obtenu son indépendance, le Soudan du Sud a sombré dans une guerre civile entre les ennemis jurés Riek Machar et Salva Kiir, qui a fait près de 400.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018.

Un accord de paix signé en 2018 prévoit le principe d'un partage du pouvoir au sein d'un gouvernement d'union nationale, avec M. Kiir au poste de président et M. Machar à celui de vice-président. Mais il reste largement inappliqué, en raison des querelles persistantes entre les deux rivaux, laissant le pays en proie à la violence et à l'instabilité chronique.

dyg/fal


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com