La coopération avec l'Arabie saoudite au cœur des ambitions écologiques du Japon

Kobayashi-Terada Maki a fait ces commentaires lors d'une interview avec Arab News Japan alors que la COP28 débutait à Dubaï. (Photo, ANJapan)
Kobayashi-Terada Maki a fait ces commentaires lors d'une interview avec Arab News Japan alors que la COP28 débutait à Dubaï. (Photo, ANJapan)
Short Url
Publié le Samedi 02 décembre 2023

La coopération avec l'Arabie saoudite au cœur des ambitions écologiques du Japon

  • «Nous sommes très dépendants des autres pays», déclare la secrétaire de presse du ministère japonais des Affaires étrangères
  • Kobayashi-Terada Maki s'exprime à l'occasion de l'ouverture de la COP28 à Dubaï

DUBAÏ: Le Japon doit maintenir des partenariats étroits avec des pays comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s'il veut atteindre son objectif de devenir une économie neutre en carbone d'ici 2050, a déclaré la secrétaire de presse du ministère des Affaires étrangères.

Kobayashi-Terada Maki a fait ces commentaires lors d'une interview accordée à Arab News Japan, alors que la COP28 débutait à Dubaï.

«Nous sommes très dépendants des autres pays en termes d'énergie, et même si nous allons accroître l'efficacité énergétique, nous avons certainement besoin de moyens de production d'énergie», a-t-elle indiqué.

Des entreprises et des entités japonaises signeront des accords de coopération tout au long du sommet sur le climat qui se tiendra aux Émirats arabes unis, a-t-elle signalé.

Le Japon est l'un des seuls pays du G7 à être sur le point d'atteindre ses objectifs environnementaux. Kobayashi-Terada a déclaré que le pays était en bonne voie pour atteindre son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 46% d'ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2013, et qu'il s'efforçait d'atteindre l'objectif de net-zéro d'ici à 2050.

«Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs. C'est pourquoi nous sommes très fiers et très confiants», a-t-elle affirmé.

Le gouvernement japonais a mis en place un programme de transformation verte, visant à mobiliser 150 000 milliards de yens (1 yen = 0,063 euro) d'investissements privés-publics afin d’atteindre ses objectifs.

«Nous utilisons également la tarification du carbone pour subventionner les entreprises fortement émettrices afin de soutenir l'efficacité énergétique», a expliqué Kobayashi-Terada.

Elle a ajouté: «D'ici 2028, les entreprises qui importent des combustibles fossiles seront facturées en fonction de la quantité d'émissions de CO2. D'ici à 2033, nous fixerons également le prix des émissions de manière à ce que les gros émetteurs paient une assurance. Nous augmenterons progressivement ce prix pour que les entreprises soient incitées à réduire leurs émissions.»

Plus tard ce mois-ci, le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie accueillera la plateforme Asia Zero Emission Community, qui vise à encourager une plus grande coopération entre les pays asiatiques en matière de réduction des émissions.

«Nous collaborerons avec les pays asiatiques afin d'utiliser les technologies de pointe et de les aider à développer leurs capacités», a précisé Kobayashi-Terada.

S'exprimant lors de la COP28, le Premier ministre japonais, Kishida Fumio, a déclaré que son gouvernement augmentera ses prêts à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement.

«Nous serons les premiers contributeurs et nous verserons 10 millions de dollars américains (1 dollar américain = 0,92 euro)», a soutenu la secrétaire de presse du ministère japonais des Affaires étrangères.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Short Url
  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.