Israël approuve la construction d'une nouvelle colonie à Jérusalem-Est

Une banlieue de colonie israélienne de Jérusalem-Est annexée (Photo, AFP).
Une banlieue de colonie israélienne de Jérusalem-Est annexée (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 07 décembre 2023

Israël approuve la construction d'une nouvelle colonie à Jérusalem-Est

  • Ce «nouveau quartier», qui comprendra 1738 unités d'habitation, doit être situé pour moitié à Jérusalem-Est annexée et occupée par Israël
  • Cette entreprise de colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967

JERUSALEM: La municipalité de Jérusalem a donné son accord final à la construction de logements pour une nouvelle colonie israélienne à Jérusalem-Est, a indiqué mercredi l'ONG La Paix Maintenant.

Ce "nouveau quartier", qui comprendra 1.738 unités d'habitation, doit être situé pour moitié à Jérusalem-Est annexée et occupée par Israël, précise l'ONG dans un communiqué.

"S'il n'y avait pas la guerre" entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, "cela ferait beaucoup de bruit. C'est un projet très problématique pour la continuité d'un Etat palestinien entre le sud de la Cisjordanie et Jérusalem-Est", a souligné à l'AFP Hagit Ofran, une responsable de l'ONG.

"Bien qu'environ la moitié de la zone du plan soit située au-delà de la Ligne verte (c'est-à-dire dans la partie occupée de la ville, NDLR) et que l'autre moitié soit située à l'intérieur de la Ligne verte, sa situation stratégique entre les quartiers (de colonisation) de Givat Hamatos et de Har Homa la rend particulièrement problématique d'un point de vue politique", écrit l'ONG.

La Ligne verte désigne la ligne d'armistice de 1949, ayant consacré le partage de la ville en deux secteurs à l'issue de la première guerre israélo-arabe: Jérusalem-Ouest, administré par Israël, et Jérusalem-Est, administré par la Jordanie jusqu'à sa conquête par Israël en 1967.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a estimé qu'Israël "profitait de l'inquiétude internationale pour la guerre à Gaza pour approuver la construction d'une colonie à Jérusalem occupée", dans le cadre de son projet "de submerger Jérusalem de colonies et de colons", "judaïser" la ville et la "séparer des alentours palestiniens".

Dans sa résolution 2334 adoptée en 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU "réaffirme que la création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris à Jérusalem-Est, constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux Etats (l'un israélien et l'autre palestinien, NDLR) et à l'instauration d'une paix globale, juste et durable".

Cette entreprise de colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967.

Quelque 300.000 Palestiniens et 200.000 Israéliens vivent à Jérusalem-Est, selon l'ONG anticolonisation Ir Amim.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.