Le président sud-coréen aux Pays-Bas pour «renforcer» la coopération dans les semi-conducteurs

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol avec son épouse Kim Keon Hee, après sa cérémonie d'investiture devant l'Assemblée nationale à Séoul, le 10 mai 2022. Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol se rendra aux Pays-Bas le 11 décembre 2023 pour un voyage axé sur le renforcement de la coopération cruciale en matière de semi-conducteurs entre les deux puissances mondiales dans le domaine des puces. (Photo Anthony Wallace AFP)
Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol avec son épouse Kim Keon Hee, après sa cérémonie d'investiture devant l'Assemblée nationale à Séoul, le 10 mai 2022. Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol se rendra aux Pays-Bas le 11 décembre 2023 pour un voyage axé sur le renforcement de la coopération cruciale en matière de semi-conducteurs entre les deux puissances mondiales dans le domaine des puces. (Photo Anthony Wallace AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 10 décembre 2023

Le président sud-coréen aux Pays-Bas pour «renforcer» la coopération dans les semi-conducteurs

  • Séoul envisage de «renforcer considérablement la coopération dans le domaine des semi-conducteurs avec des pays aussi importants que les Pays-Bas, les Etats-Unis et le Japon», a annoncé le président Yoon avant sa visite d'Etat
  • «L'environnement mondial autour de l'industrie des semi-conducteurs évolue rapidement, parallèlement à la concurrence pour la suprématie technologique et à la restructuration de la chaîne d'approvisionnement», rappelle M. Yoon

SÉOUL, Corée Du Sud : Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol se rend lundi aux Pays-Bas pour une visite d'Etat qui, a-t-il déclaré à l'AFP, vise à intensifier la coopération entre les deux pays, grands producteurs de semi-conducteurs, au moment où des restrictions visent à empêcher la Chine d'accéder aux technologies de pointe.

Séoul envisage de «renforcer considérablement la coopération dans le domaine des semi-conducteurs avec des pays aussi importants que les Pays-Bas, les Etats-Unis et le Japon», a annoncé le président Yoon à l'AFP avant sa visite d'Etat.

Utilisées dans tout, des armes aux voitures en passant par les réfrigérateurs, les puces électroniques alimentent l'économie mondiale moderne, la puissance électronique sud-coréenne représentant environ 60% de l'approvisionnement mondial, souligne M. Yoon dans un entretien écrit à l'AFP.

La Corée du Sud est un allié régional clé de Washington et, plus tôt ce mois-ci, la secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo, a exhorté les alliés des Etats-Unis à empêcher la Chine d'obtenir des semi-conducteurs et des technologies de pointe essentielles à la sécurité nationale.

«L'environnement mondial autour de l'industrie des semi-conducteurs évolue rapidement, parallèlement à la concurrence pour la suprématie technologique et à la restructuration de la chaîne d'approvisionnement», rappelle M. Yoon.

- «Des actifs stratégiques» -

Il est clair qu'au fur et à mesure «que les semi-conducteurs deviennent des actifs stratégiques en matière d'industrie, de technologie et de sécurité, les risques géopolitiques entourant les chaînes d'approvisionnement mondiales augmentent», dit-il.

Selon lui, sa visite de trois jours aux Pays-Bas aidera les deux pays à «établir un cadre institutionnel bien organisé qui s'attaquera intensivement aux chaînes d'approvisionnement mondiales en semi-conducteurs».

La Corée du Sud et les Pays-Bas qui abritent ASML, l'un des leaders mondiaux de la fabrication de machines de photolithographie pour l'industrie des semi-conducteurs, travaillent ensemble «de manière exemplaire» depuis des années, affirme M. Yoon, «contribuant à la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales en semi-conducteurs».

Les Etats-Unis tentent depuis des mois de limiter l'accès des entreprises chinoises aux technologies de pointe, avec des restrictions à l'exportation de semi-conducteurs et de machines utilisées pour leur fabrication vers les géants asiatiques.

Les restrictions ont encore été renforcées le 17 octobre, les contrôles étant étendus à des dizaines de pays en relation commerciale avec la Chine.

Les Pays-Bas se sont récemment joints aux Etats-Unis et au Japon pour imposer des limites à l'exportation concernant les équipements de pointe de fabrication de puces, visant à empêcher Pékin d'acquérir les puces les plus avancées susceptibles d'être utilisées dans des armes et les hautes technologies.

Ces restrictions ont suscité la colère de la Chine, qui a accusé Washington de «terrorisme technologique».

- «Un tournant crucial» -

«Les semi-conducteurs sont le pilier de la coopération entre la Corée et les Pays-Bas», fait valoir M. Yoon.

«La croissance stable et durable de l'industrie mondiale des semi-conducteurs est dans l'intérêt fondamental des deux pays», ajoute-t-il.

ASML fournit les principaux fabricants de puces sud-coréens, Samsung Electronics et SK Hynix.

Au cours de sa visite d'Etat, le président sud-coréen visitera ASML et sera le premier dirigeant étranger à pénétrer dans ses salles blanches, des environnements hautement contrôlés.

Cela «marquera un tournant crucial dans +l'alliance des semi-conducteurs Corée-Pays-Bas+», se félicite M. Yoon, ajoutant que les discussions sur les puces sont la «priorité absolue» de ce voyage, le premier d'un chef d'Etat sud-coréen depuis l'établissement des relations bilatérales en 1961.

Lors de la visite d'Etat, Séoul souhaite instaurer une «alliance» dans le domaine des puces électroniques avec Amsterdam, impliquant leurs entreprises, universités et gouvernements respectifs, a indiqué le bureau de M. Yoon la semaine dernière.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com