AIEA: l’Arabie saoudite devrait connaître des développements importants dans son secteur nucléaire

Le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, a fait part de sa joie et de son admiration pour les capacités nucléaires de l’Arabie saoudite et pour le grand professionnalisme au sein du secteur (Photo, Fournie).
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, a fait part de sa joie et de son admiration pour les capacités nucléaires de l’Arabie saoudite et pour le grand professionnalisme au sein du secteur (Photo, Fournie).
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Publié le Mercredi 13 décembre 2023

AIEA: l’Arabie saoudite devrait connaître des développements importants dans son secteur nucléaire

  • Lors de sa première visite dans le Royaume, le directeur général de l’AIEA s’est félicité des capacités nucléaires de l’Arabie saoudite
  • M. Grossi a salué la participation imminente du Royaume à l’exploitation nucléaire, à commencer par un réacteur de recherche qui ouvrira la voie à des installations plus importantes à l’avenir

RIYAD: L’Arabie saoudite est sur le point de connaître des développements importants dans son secteur nucléaire, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Lors de sa première visite dans le Royaume, le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, a fait part de sa joie et de son admiration pour les capacités nucléaires de l’Arabie saoudite et pour le grand professionnalisme au sein du secteur.

M. Grossi a également salué la participation imminente de l’Arabie saoudite à l’exploitation nucléaire, à commencer par un réacteur de recherche qui ouvrira la voie à des installations plus importantes à l’avenir. Il s’est par ailleurs dit confiant dans la capacité de la main-d’œuvre saoudienne à entamer ce nouveau chapitre du développement du Royaume.

«L’Arabie saoudite est aux portes de l’exploitation nucléaire, d’abord avec ce réacteur de recherche, puis avec des installations plus importantes. Je pense donc que la main-d’œuvre ici, les professionnels, les femmes et les hommes qui travaillent dans le secteur nucléaire saoudien, sont parfaitement préparés à entamer ce nouveau chapitre de la vie du Royaume», a déclaré M. Grossi à la chaîne de télévision Al-Ekhbariya.

Le directeur général de l’AIEA a loué les efforts de collaboration de diverses institutions, notamment le ministère de l’Énergie, et a mis l’accent sur l’impact positif de la présence de l’AIEA qui conseille et accompagne le Royaume dans ses efforts nucléaires.

«Je suis vraiment ravi. Je suis très impressionné par le degré de professionnalisme dans le secteur nucléaire saoudien, notamment l’autorité de régulation nucléaire, le ministère de l’Énergie», a-t-il souligné. 

M. Grossi a insisté sur l’importance de la planification, du développement des compétences scientifiques et de la mise en service prochaine d’un réacteur de recherche de faible puissance, qui constituent des étapes importantes pour les activités nucléaires de l’Arabie saoudite.

«En ce qui concerne le régulateur nucléaire, c’est l’institution qui doit s’assurer que toutes ces activités n’auront pas d’impact négatif sur le pays, ce qui constituera une protection parfaite de la population», a expliqué le haut responsable. 

Selon Al-Ekhbariya, M. Grossi s’est rendu dans les laboratoires de réglementation au cours de sa visite, accompagné de Khaled al-Issa, directeur général de la Commission saoudienne de réglementation nucléaire et radiologique.

M. Grossi a été informé des technologies et procédures avancées utilisées dans le secteur de l’énergie nucléaire et des rayonnements, témoignant de l’engagement du Royaume à utiliser les dernières innovations et à garantir les normes de sécurité les plus élevées.

Il s’est familiarisé avec les capacités nationales en matière d’opérations nucléaires d’urgence, de surveillance des radiations dans l’environnement et de systèmes d’alerte rapide.

La visite du directeur général réaffirme l’engagement de l’AIEA à soutenir les ambitions nucléaires de l’Arabie saoudite et témoigne d’une collaboration positive entre les institutions internationales et nationales.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.