KSrelief et le HCR signent des accords de 11 millions de dollars pour soutenir les déplacés au Soudan, au Yémen et au Tchad

Le Dr Abdallah ben Abdelaziz al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a eu des entretiens officiels avec le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, en marge du deuxième Forum mondial sur les réfugiés qui s’est tenu à Genève. (SPA)
Le Dr Abdallah ben Abdelaziz al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a eu des entretiens officiels avec le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, en marge du deuxième Forum mondial sur les réfugiés qui s’est tenu à Genève. (SPA)
Short Url
Publié le Vendredi 15 décembre 2023

KSrelief et le HCR signent des accords de 11 millions de dollars pour soutenir les déplacés au Soudan, au Yémen et au Tchad

  • Un premier accord accorde une contribution de 7 millions de dollars pour des abris et des articles de première nécessité à 14 000 familles déplacées au Yémen
  • Le deuxième accord a alloué 4 millions de dollars pour aider les réfugiés au Soudan, au Soudan du Sud et au Tchad

GENÈVE: L'agence humanitaire saoudienne KSrelief et le HCR, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, ont signé deux accords d'un montant de 11 millions de dollars (un dollar = 0,92 euro), pour soutenir les réfugiés et les personnes déplacées internes au Yémen, au Soudan et au Tchad.

Le premier accord accorde une contribution de 7 millions de dollars pour l'hébergement et l'achat de produits de première nécessité à 14 000 familles déplacées, soit environ 84 000 personnes, touchées par la crise au Yémen.

Le deuxième accord a alloué 4 millions de dollars pour aider 29 480 personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDI) au Soudan, 7 650 réfugiés au Soudan du Sud, et 7 802 réfugiés qui ont fui le pays vers le Tchad.

Ces accords ont été signés en marge du Forum mondial sur les réfugiés à Genève par le Dr Abdallah al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, et Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

Khaled Khalifa, conseiller principal auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et représentant du HCR auprès des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a salué le soutien de l'Arabie saoudite aux efforts d'aide de l'ONU.

«Cette généreuse contribution nous permettra de continuer à fournir une aide vitale à certaines des personnes les plus vulnérables au Yémen, au Soudan, au Soudan du Sud et au Tchad», a affirmé Khaled Khalifa dans un communiqué.

«Compte tenu des besoins humanitaires toujours croissants de millions de personnes déplacées de force dans le monde et de la diminution des ressources, nous avons besoin que nos partenaires intensifient leur soutien, maintenant plus que jamais», a-t-il ajouté. 

Ahmed al-Baïz, directeur général adjoint des opérations et des programmes de KSrelief, a indiqué que «la signature de ces accords s'inscrit dans le prolongement du rôle humanitaire du Royaume, en soutenant les personnes touchées et dans le besoin dans le monde, et en allégeant autant que possible leurs souffrances».

Il indiqué que le Royaume avait fourni au HCR un total de 319 millions de dollars ces dernières années.

Les chiffres du HCR montrent qu'en octobre 2023, 21,6 millions de Yéménites dépendaient de l'aide humanitaire, dont 4,5 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays, et 71 800 réfugiés et demandeurs d'asile.

Les combats au Soudan, qui ont éclaté en avril, ont déplacé plus de 4,8 millions de personnes à l'intérieur du pays, et 1,2 million de réfugiés supplémentaires vers les pays voisins.

Le Forum mondial sur les réfugiés, qui a duré deux jours, coorganisé par le HCR et la Suisse, a réuni les États membres de l'ONU avec les parties prenantes, les organisations internationales et locales, la société civile, les institutions financières, les universités et le secteur privé, pour discuter du soutien aux réfugiés et aux communautés d'accueil dans le monde entier.

Ce forum a également offert une plate-forme permettant aux participants d'annoncer de nouveaux engagements et d’encourager des actions globales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
Short Url
  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.


Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas à Gaza

Donald Trump a annoncé jeudi qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain. (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain. (AFP)
Short Url
  • Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre
  • Cette phase prévoit notamment le désarmement du Hamas, un retrait israélien progressif du territoire palestinien et le déploiement d'une force internationale de stabilisation

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, un des points clés de la deuxième phase du plan de paix du président américain.

Des hauts responsables du mouvement islamiste palestinien ont confirmé à l'AFP qu'un accord avait été trouvé "concernant la question des armes" et "un retrait progressif" des forces israéliennes de Gaza.

Des négociations se tiennent depuis des semaines en Egypte pour mettre en oeuvre la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre dernier et visant à mettre fin définitivement à la guerre.

Cette phase prévoit notamment le désarmement du Hamas, un retrait israélien progressif du territoire palestinien et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

"Aujourd'hui, le Conseil de Paix", créé par Donald Trump pour la reconstruction de Gaza, "a conclu un accord historique pour le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. Il s'agit d'une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a également déclaré que les forces israéliennes se retireraient de Gaza "à mesure que le désarmement s'achève".

Le Hamas compte sur les médiateurs et le "Conseil de paix" pour obliger Israël à respecter les termes de l'accord, ont dit à l'AFP des responsables du mouvement.

"Grande convergence" 

La Force internationale de stabilisation, une structure naissante censée regrouper des troupes multinationales opérant sous l'égide du "Conseil de paix", collaborera ensuite "avec une nouvelle force de police palestinienne pour garantir la sécurité à Gaza", a ajouté le président américain.

Une réunion des médiateurs, parmi lesquels figurent l'Egypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, doit se dérouler "bientôt" au Caire, a rapporté tôt vendredi la chaîne Al-Qahera News, proche de l'État égyptien.

Selon un responsable du Hamas, les armes doivent être remises au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), une instance de technocrates palestiniens qui doit gérer, pendant la période de transition, la vie quotidienne à Gaza.

"Le Comité national sera la seule entité habilitée à détenir, stocker ou contrôler des armes à Gaza", a déclaré ce responsable à l'AFP.

Actuellement basé en Egypte, le NCAG est empêché par Israël d'accéder à la bande de Gaza, selon les médias égyptiens et palestiniens.

Transfert des responsabilités 

Israël, qui contrôle aujourd'hui plus de 60% de ce territoire, exigeait un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route.

Le Hamas avait annoncé début juillet dissoudre le comité qui administrait les affaires civiles de la bande de Gaza depuis 2007, quand il avait pris le pouvoir dans le territoire côtier, et dit vouloir transférer ces responsabilités au NCAG.

Alors que le NCAG est présenté comme une structure temporaire, plusieurs responsables européens et arabes insistent sur la nécessité d'une perspective politique plus large impliquant les institutions palestiniennes existantes.

Israël, opposé à tout retour du Hamas au pouvoir, refuse aussi à ce stade une prise de contrôle directe de Gaza par l'Autorité palestinienne, basée à Ramallah.

L'Egypte joue depuis longtemps un rôle de médiateur entre les groupes armés palestiniens et Israël auquel Le Caire est lié par un traité de paix.

L'attaque sans précédent menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché une offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza, faisant plus de 73.300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Malgré le cessez-le-feu, les violences se poursuivent à Gaza où des frappes israéliennes ont fait jeudi au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales.

Ce territoire surpeuplé reste plongé dans une profonde crise humanitaire.

 


Liban: l'armée israélienne procède à des explosions massives près du château de Beaufort

L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
L'armée israélienne a utilisé 700 tonnes d'explosifs pour détruire ce qu'elle affirme être un réseau de tunnels. (Tsahal)
Short Url
  • L'armée israélienne affirme avoir détruit des tunnels du Hezbollah près de la forteresse de Beaufort, classée au patrimoine mondial en péril de l'Unesco, à l'aide de 700 tonnes d'explosifs
  • L'opération est présentée comme une réponse à une violation du cessez-le-feu imputée au Hezbollah

BEYROUTH: Les forces israéliennes ont procédé à des explosions massives dans la nuit près de la forteresse de Beaufort dans le sud du Liban, classée par l'Unesco, a rapporté un média officiel libanais vendredi, Israël affirmant détruire des tunnels du Hezbollah pro-iranien.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ce château fort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a indiqué avoir entendu d'énormes explosions et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région de Beaufort", à l'aide de quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que ces explosions étaient intervenues après la "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant un drone explosif contre un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

La formation chiite avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.