Jean-Michel Jarre à Versailles, show et savoir-faire français

La Galerie des Glaces au château de Versailles, à l'ouest de Paris (Photo, AFP).
La Galerie des Glaces au château de Versailles, à l'ouest de Paris (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 16 décembre 2023

Jean-Michel Jarre à Versailles, show et savoir-faire français

  • Cet événement s'inscrit dans les célébrations des 400 ans du bâtiment
  • Après le château de Versailles, il sera temps pour Jean-Michel Jarre de préparer son passage aux Francofolies de La Rochelle

PARIS: Monument de l'électro, Jean-Michel Jarre se produira, en réel et en virtuel, le 25 décembre dans la galerie des Glaces du château de Versailles avec la volonté de s'entourer de tout le "savoir-faire numérique français".

Cet événement s'inscrit dans les célébrations des 400 ans du bâtiment, puisque la première pierre du relais de chasse cher à Louis XIII, et qui deviendra plus tard le célèbre édifice sous Louis XIV, a été posée en septembre 1623.

"L'idée de ce show" destiné au public présent mais aussi à celui en réalité virtuelle, c'est de "s'entourer du savoir-faire numérique français pour saluer la continuité dans l'innovation", expose à l'AFP Jean-Michel Jarre. Et de rappeler que Versailles fut une vitrine "pour des visionnaires, qui créèrent par exemple des automates, ancêtres des robots d'aujourd'hui".

Son concert "va se dérouler simultanément de triple manière", comme il le présente. "Premièrement, en direct dans la galerie des Glaces pour le public présent, deuxièmement en réalité virtuelle (VR) avec cette galerie reconstituée avec Vrroom", plateforme et studio de production français spécialisés dans la création de spectacles immersifs.

Le public virtuel pourra se connecter en VR ou sur tablettes et smartphones. Sans oublier le troisième volet: une retransmission sur les chaînes de télévision françaises (Groupe M6-W9) et internationales, à la radio (RTL) et via des plateformes dédiées.

Entre «Tron» et Tim Burton 

L'auteur de l'album culte "Oxygène" portera un casque de la start-up française Lynx, spécialisée dans la réalité mixte. "Un casque extraordinaire qui me permettra d'être en contact avec le public de la galerie et celui de la réalité virtuelle".

L'artiste septuagénaire jouera ses morceaux les plus connus, certains réarrangés pour l'occasion. Parmi ses standards, il y aura "Zero gravity", titre utilisé dans la série de Canal+ "Ovni(s)" avec Melvil Poupaud.

Cette fiction s'articule autour de doux rêveurs du Geipan, un groupe bien réel d'investigation sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, qui recueille minutieusement, depuis plus de 40 ans, des témoignages pour y apporter une explication rationnelle.

"J'aime beaucoup cette série, je suis heureux d'y être associé. Doux rêveur, c'est le deuxième prénom d'un artiste quel qu'il soit, dont le but est d'arriver à formuler ses rêves", commente le compositeur star aux 85 millions d'albums vendus.

Ce que "JMJ" aime "dans la réalité virtuelle, c'est d'arriver à inviter le public à venir cohabiter" dans ses "rêves". Et de promettre un univers entre "Tron" -film de science-fiction phare des années 1980- et Tim Burton. L'artiste avance aussi cette idée "de traverser le miroir", illustrée dans le célèbre film fantastique de Jean Cocteau "La belle et la bête" avec Jean Marais.

«Réponse technologique»

Pour le rendez-vous à Versailles, il a créé "le contenu visuel" de son show "à l'aide de l'intelligence artificielle". "Dans ce cas, sur le plan graphique, l'IA est une extension de mon imaginaire, un super-collaborateur dont je garde le contrôle".

Celui qui fut président de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs, n'occulte pas les questions que soulève l'IA en matière de droits. Un faux duo Drake-The Weeknd, généré sans avoir demandé l'autorisation aux artistes de cloner leurs voix, avait fait grand bruit récemment.

"A innovation technologique, réponse technologique. Quand un algorithme peut faire des choses comme ça, il faut développer des algorithmes pour sourcer ce qu'on va prendre, tel pourcentage de The Weeknd, de Gainsbourg, de Jarre (rires), pour répartir les droits en fonction", déroule-t-il. "Il ne faut pas avoir peur des règles. Derrière les règles, il y a la liberté, c'est parce qu'on a inventé le permis de conduire qu'on peut circuler sur les routes".

Après le château de Versailles, il sera temps pour Jean-Michel Jarre de préparer son passage aux Francofolies de La Rochelle. C'est sa première participation à ce festival et l'artiste est programmé le 14 juillet, jour de la fête nationale: là encore, il faut s'attendre à quelque chose de spécial.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.