Algérie, vers l’ouverture du capital des banques publiques

La Banque d'Algérie. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 09 janvier 2024

Algérie, vers l’ouverture du capital des banques publiques

  • Abdelmadjid Tebboune a rappelé que les institutions financières devraient désormais privilégier «les critères de profitabilité» pour ne pas «être de simples caisses ou de simples guichets»
  • L’ouverture du capital des deux banques publiques s’inscrit dans le cadre de l’adaptation du secteur financier, pilier de l’économie nationale, aux mutations internationales

PARIS: Lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques organisée en décembre dernier au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal, à Alger, par le Conseil du renouveau économique algérien (Créa), le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé l’ouverture à 30% du capital des banques publiques, le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Banque de développement local (BDL).

Le chef de l’État, en appelant les opérateurs privés algériens à investir dans le secteur financier et à créer des banques privées, a rappelé que les institutions financières devraient désormais privilégier «les critères de profitabilité» pour ne pas «être de simples caisses ou de simples guichets». Il s’agit pour elles de s’insérer dans la nouvelle dynamique économique que connaît le pays. Pour lui, «l’ouverture du capital des banques publiques doit stimuler l'investissement et le marché de l'emploi». Ces deux établissements doivent en effet «s'ériger en modèles pour les institutions financières en matière de prestations de qualité supérieure et d’efficacité».

Mutations internationales

Selon les informations recueillies auprès des services du Premier ministre, l’ouverture du capital des deux banques publiques s’inscrit dans le cadre de l’adaptation du secteur financier, pilier de l’économie nationale, aux mutations internationales. Elle vise à améliorer l’efficacité du management de la banque et contribue à la consolidation de la confiance des investisseurs envers le marché financier algérien. Selon la même source, cette initiative va permettre «de dynamiser la Bourse d’Alger et d’accroître sa contribution dans la mobilisation de l’épargne et le financement de l’économie».

Lors d’un Conseil des ministres tenu en décembre 2023, le président algérien avait indiqué que l’année 2024 serait celle de la réforme profonde du secteur bancaire et que cette dernière serait placée «dans le cadre d'une nouvelle approche globale et intégrée captant les fonds qui circulent en dehors du circuit bancaire afin de faire de l'année 2024 l'année de la réforme bancaire profonde».

Selon les pouvoirs publics, l’ouverture du capital des entités financières va permettre un changement graduel dans le système de gouvernance qui pourrait répondre aux exigences de la profitabilité, de la transparence et de la performance.

Pour le CPA, les démarches qui permettent l’ouverture du capital ont déjà été entamées. Elles concernent, entre autres, l’opération d’évaluation qui a pour fonction de définir la détermination de la valeur de l’action mise à l’achat en bourse ainsi que la préparation de nouveaux statuts conformes aux conditions de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob), une autorité chargée des opérations d’intermédiation en bourse.

Lors de son intervention sur Alger Chaîne 3, Rachid Belaïd, délégué général de l'Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef), a indiqué que le processus de la privatisation partielle des deux établissements bancaires, qui coïncide avec la mise en application de la nouvelle loi monétaire et bancaire, commencerait par l’émission d'obligations de la CPA en janvier 2024 d’un montant total de 50 milliards de dinars algériens (1 dinar = 0,0068 euro).

Analyses financières stratégiques

Youcef Lalmas, directeur général de la Banque de développement local (BDL), révèle de son côté que «le processus de privatisation est la phase d’évaluation». Lors d’une déclaration à la presse, ce dernier a précisé qu’un cabinet d’expertise «travaille sur plusieurs axes, dont ceux qui concernent les analyses financières stratégiques». Quant à l’ouverture effective du capital de la BDL, dont le portefeuille client est constitué de 75% d’entreprises, Youcef Lalmas révèle qu’elle interviendra au milieu de l’année 2024, juste après celle du CPA. Une année qui, selon lui, sera consacrée à la réforme globale et multidimensionnelle de la place financière.

Selon les pouvoirs publics, l’ouverture du capital des entités financières va permettre un changement graduel dans le système de gouvernance qui pourrait répondre aux exigences de la profitabilité, de la transparence et de la performance.

Pour Djamel Benbelkacem, ancien vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, l’ouverture du capital de ces deux banques publiques représente «une étape cruciale dans l’évolution du système bancaire» et pourrait «attirer des investisseurs étrangers». Selon lui, la pertinence d’une telle décision consiste dans l’apport que pourrait apporter la participation de ces investisseurs aux banques algériennes, notamment en matière de savoir-faire, de gouvernance et d’ingénierie bancaire.


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
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  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".


Le G7 Finances «réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale» face aux risques sur l'économie mondiale

Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
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  • Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux
  • Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz

PARIS: Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris.

Cela "met en relief l'engagement des partenaires internationaux pour promouvoir la résilience, le développement et la croissance économique afin de garantir une prospérité partagée", ajoutent les participants dans une déclaration, publiée après des échanges élargis mardi à d'autres pays invités (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud).

La présidence française espérait ce réengagement, dans une période géopolitique troublée.

Les banques centrales, associées aux discussions, ont, elles, indiqué à nouveau être "fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience durable du système financier".

"La politique monétaire restera tributaire des données: les banques centrales suivent de près l’impact des tensions sur les prix de l’énergie et des autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique", ajoute cette déclaration.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux afin de garantir la stabilité économique", lors d'une conférence de presse.

Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour les hydrocarbures et l'engrais, bloqué par l'Iran dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

Avant le sommet des dirigeants du G7 à Evian du 15 au 17 juin, "nous avons, je pense, pas mal avancé le travail, de manière à ce que nos leaders puissent, je l'espère en tout cas, le conclure sur des sujets aussi importants, très concrètement, que les minerais critiques, que le règlement des déséquilibres globaux", a-t-il par ailleurs indiqué.

M. Lescure a aussi affirmé mardi "la volonté" des pays du G7 de "maintenir la pression sur la Russie" pour qu'elle ne profite pas de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi prolonger la suspension temporaire des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer pour modérer la flambée des cours du brut consécutive à la guerre au Moyen-Orient.