Le Premier ministre qatari s’alarme d’un risque d’escalade régionale après les frappes visant les Houthis au Yémen

S'exprimant lors du Forum économique mondial de Davos, le Premier ministre du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane al-Thani, a appelé à des actions sur le plan diplomatique plutôt que des objectifs militaires, pour la résolution des conflits régionaux. (capture d'écran)
S'exprimant lors du Forum économique mondial de Davos, le Premier ministre du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane al-Thani, a appelé à des actions sur le plan diplomatique plutôt que des objectifs militaires, pour la résolution des conflits régionaux. (capture d'écran)
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Publié le Mardi 16 janvier 2024

Le Premier ministre qatari s’alarme d’un risque d’escalade régionale après les frappes visant les Houthis au Yémen

  • Une conférence actuellement organisée à Riyad a pour objectif que des start-up françaises montrent ce que la France propose en matière de technologie pour soutenir l’industrie agroalimentaire saoudienne
  • Le Premier ministre qatari a déclaré que l'escalade en mer Rouge était «la plus dangereuse» car elle touchait le commerce international

DAVOS: Les frappes militaires américaines et britanniques ne permettront pas de contenir les attaques des Houthis au Yémen sur les voies de navigation commerciales dans la mer Rouge, mais risqueront de provoquer une nouvelle escalade régionale, a déclaré le Premier ministre du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane al-Thani.

S'exprimant lors du Forum économique mondial de Davos, Al-Thani a appelé à des actions diplomatiques plutôt que militaires pour résoudre les conflits régionaux croissants, précisant que l'escalade en mer Rouge était la «plus dangereuse» car elle touchait le commerce international».

La semaine dernière, et plus précisément jeudi, les États-Unis et le Royaume-Uni ont effectué des frappes contre les milices soutenues par l'Iran dans les zones du Yémen contrôlées par les Houthis, en guise de représailles aux récentes attaques contre des navires commerciaux dans la mer Rouge.

Les Houthis ont répondu lundi en frappant un porte-conteneurs américain avec un missile balistique au large des côtes du Yémen, moins d'un jour après avoir tiré un missile de croisière antinavire sur un destroyer américain en mer Rouge.

Al-Thani, qui est également ministre des Affaires étrangères du Qatar, a souligné la nécessité de s’attaquer au problème primordial de Gaza, à l’origine des autres conflits périphériques. «Si nous nous concentrons uniquement sur les symptômes et ne traitons pas le véritable problème, les solutions seront temporaires.»

Il a affirmé que le Qatar estimait que désamorcer le conflit à Gaza mettrait fin à l’escalade sur d’autres fronts, ajoutant que la situation régionale actuelle était la «meilleure recette pour une escalade généralisée».

Al-Thani a réaffirmé que la diplomatie et la solution à deux États étaient la seule voie à suivre en Palestine, tout en rappelant qu'aucune force israélienne au fil des ans ne s’était rapprochée du chemin de la paix.

Exiger d’Israël qu’il accepte un chemin vers une solution à deux États limitée dans le temps, irréversible et obligatoire, est la clé de la stabilité future en Israël et dans les territoires palestiniens, a-t-il indiqué.

«Certains hommes politiques pensaient que la question palestinienne pouvait être mise sous le tapis, mais ce qui s’est passé après le 7 octobre montre que la Palestine est une question centrale, non pas pour la région mais pour le monde entier. Nous avons besoin de quelque chose qui rende la résolution obligatoire pour tout parti qui accédera au pouvoir en Israël», a ajouté Al-Thani.

Il a affirmé que c’était aux Palestiniens de décider si le mouvement Hamas qui gouverne Gaza continuera à jouer un rôle politique à l’avenir.

Sans une solution viable et durable à deux États en Israël et en Palestine, la communauté internationale ne sera pas disposée à financer la reconstruction de Gaza, a soutenu Al-Thani.

Le conflit s'est étendu à d'autres régions du Moyen-Orient depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, des groupes alliés à l'Iran menant des attaques au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen.

Les représailles américaines et britanniques ont suscité des critiques au Moyen-Orient, de même que dans leurs propres pays, plusieurs députés britanniques se demandant pourquoi le Parlement n'avait pas été appelé en premier à débattre de cette action.

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a déclaré mardi au Parlement que les frappes avaient été «réussies», alors que les Houthis s'engageaient à continuer de cibler les navires.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com