Gouvernement Attal: polémiques à foison et virage à droite

Prenant la parole lors de la première réunion du nouveau gouvernement présidé par Gabriel Attal, le président Emmanuel Macron a livré d’emblée le fond de sa pensée.  (AFP)
Prenant la parole lors de la première réunion du nouveau gouvernement présidé par Gabriel Attal, le président Emmanuel Macron a livré d’emblée le fond de sa pensée. (AFP)
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Publié le Jeudi 18 janvier 2024

Gouvernement Attal: polémiques à foison et virage à droite

  • La mission qui incombe aux douze ministres et aux trois ministres délégués du gouvernement constitué il y a une semaine est particulièrement délicate
  • La désignation de Rachida Dati, figure de proue du sarkozysme au ministère de la Culture, fait grincer des dents jusque dans les rangs du parti présidentiel

PARIS: Prenant la parole lors de la première réunion du nouveau gouvernement présidé par Gabriel Attal, le président Emmanuel Macron a livré d’emblée le fond de sa pensée. «Je veux des révolutionnaires, pas des gestionnaires», a-t-il affirmé devant les ministres fraîchement nommés, décrivant ainsi la tâche qui leur est confiée.

En s’exprimant ainsi, le président français, dont la popularité est au plus bas deux ans à peine après le début de son second quinquennat, ne pouvait pas mieux choisir ses mots. Il a assurément besoin d’un gouvernement de révolutionnaires, voire de visionnaires, pour donner un nouveau souffle à son mandat et retisser le lien rompu avec les Français, y compris avec ceux qui avaient misé sur lui lors de sa première élection, en 2017. 

La mission qui incombe aux douze ministres et aux trois ministres délégués du gouvernement constitué il y a une semaine est certes particulièrement délicate. Elle consiste à réinventer une «macronie» en état de déliquescence. 

Composée de huit hommes et de sept femmes, cette équipe sera-t-elle capable de relever pareil défi et d’assurer une continuité politique apaisée dans un contexte politique extrêmement trouble auquel s’ajoutent les maladresses et les déchirures engendrées par l’adoption de la nouvelle loi pour contrôler l’immigration? 

Cette interrogation peut donner lieu à deux réponses contradictoires, selon que l’on regarde la photo de famille gouvernementale du côté face ou pile. 

André Barreyre s’interroge sur la capacité du président Macron à laisser une véritable marge de créativité et d’initiative à son équipe gouvernementale.

Côté face, le gouvernement, qui sera prochainement renforcé par la nomination de secrétaires d’État, constitue une équipe resserrée et presque homogène puisqu’il ne comprend que quatre nouveaux entrants, les onze autres ayant déjà fait partie du gouvernement sortant d’Élisabeth Borne. 

Ainsi, le maintien à leurs postes des ministres des Finances (Bruno Le Maire), des Armées (Sébastien Lecornu), de l’Intérieur (Gérald Darmanin), ou du garde des sceaux (Éric Dupond-Moretti) est considéré comme un gage de stabilité et de continuité gouvernementale. On note aussi la symbiose entre le président Macron et le Premier ministre, lui-même macroniste de la première heure, ce qui ne peut que faciliter le travail de l’équipe gouvernementale et éviter les tensions avec l’Élysée lors des arbitrages. 

Toujours côté face, on salue la tactique du président de la république, qui a «ratissé» sur le terrain du parti Les Républicains, avec deux prises de tailles: l’ancienne garde des sceaux Rachida Dati et l’ancienne porte-parole du président Nicolas Sarkozy, lors des primaires de 2016, Catherine Vautrin. 

Tous ces facteurs font sourire l’analyste André Barreyre, qui se demande si le président Macron entend laisser une véritable marge de créativité et d’initiative à son équipe gouvernementale. 

Le président français étant connu pour sa volonté de tout contrôler, Barreyre craint que la tâche principale du gouvernement Attal se borne à «un exercice de service après-vente» des décisions présidentielles. 

Le principal atout de cette nouvelle équipe gouvernementale réside dans son efficacité face aux médias.

Un point de vue similaire est relayé par une source diplomatique familière des coulisses du palais présidentiel, qui souligne que le principal atout de cette nouvelle équipe gouvernementale réside dans son efficacité face aux médias.

L’important, selon cette source, est que le gouvernement parvienne à vendre aux médias – et, à travers eux, aux Français – les choix arrêtés par le président. Les idées révolutionnaires annoncées par Emmanuel Macron ne seraient que «des propos de circonstances». 

Mais observons désormais l’image côté pile. À peine sa composition dévoilée, le nouveau gouvernement s’est trouvé confronté à plusieurs polémiques dans les médias et sur les réseaux sociaux; ces dernières n’épargnent pas le Premier ministre lui-même. Gabriel Attal, 34 ans, est le plus jeune Premier ministre de la Ve République.

Zone d’ombre pour Attal: le parachutage de son ex-compagnon, Stéphane Séjourné, au poste de ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Il succède à Catherine Colonna, qui a la réputation d’être une diplomate chevronnée. Jusque-là secrétaire général du parti présidentiel, Séjourné ne possède aucune expérience sur le plan des relations internationales.

C’est ce qu’il a d’ailleurs concédé lors de la cérémonie de passation des pouvoirs au Quai d’Orsay, au cours de laquelle il a déclaré: «Je ne suis pas diplomate de métier, mais, ayant grandi à l’étranger, je sais ce que signifie la France dans le monde.»

Maigre bagage, selon un ancien diplomate, qui estime que le recul de la position de la France dans le monde nécessite «une grande maîtrise du savoir-faire des chancelleries» que ne procure guère le simple fait d’avoir grandi à l’étranger, surtout au regard de deux conflits graves en cours, en Ukraine et au Proche-Orient. 

Autre polémique, qui continue d’enfler: celle qui a été provoquée par la ministre de l’Éducation nationale, Amélie Ouéda-Castéra. Cette dernière a déclaré avoir scolarisé ses enfants dans un établissement privé à cause de l’absentéisme récurrent dans l’école publique, jetant ainsi l’opprobre sur des enseignants dont elle est la ministre de tutelle. 

Enfin, la désignation de Rachida Dati, figure de proue du sarkozysme au ministère de la Culture, fait grincer des dents jusque dans les rangs du parti présidentiel. Mise en examen pour «corruption» et «trafic d’influence passif» dans le cadre d’une enquête sur des contrats fictifs avec l’ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, sa présence à la tête du ministère de la Culture signifie que Macron fait bien peu de cas de «la république exemplaire», l’un des slogans de sa première campagne présidentielle. 

Mais, au-delà des polémiques, ce gouvernement reflète par sa composition un virage à droite qui, selon le politologue Benjamin Morel, cité par le journal La Dépêche, «risque de poser un certain nombre de problèmes à l’aile gauche de la majorité, échaudée par la loi sur l’immigration», mais aussi dans les rangs des formations proches de Renaissance telles que le Modem de François Bayrou et Horizons d’Édouard Philippe.


A Athènes, Macron assure que la France sera aux côtés de la Grèce «quoi qu'il arrive»

Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la France soutiendrait la Grèce "quoi qu'il arrive" en cas de menace sur le pays méditerranéen, confronté à des tensions récurrentes avec la Turquie voisine, dans un partenariat de défense censé "inspirer" le reste de l'Europe. (AFP)
Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la France soutiendrait la Grèce "quoi qu'il arrive" en cas de menace sur le pays méditerranéen, confronté à des tensions récurrentes avec la Turquie voisine, dans un partenariat de défense censé "inspirer" le reste de l'Europe. (AFP)
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  • Les deux pays ont renouvelé leur partenariat stratégique dans la défense et la sécurité, signé pour la première fois en 2021 et qui prévoit une clause d'assistance mutuelle en cas d'agression
  • "Cette clause (...) est intangible", a insisté le dirigeant français. "Elle n'est pas discutée entre nous. Donc, il n'y a pas de point d'interrogation à avoir, il n'y a pas de doute à nourrir."

ATHENES: Emmanuel Macron a assuré samedi à Athènes que la France soutiendrait la Grèce "quoi qu'il arrive" en cas de menace sur le pays méditerranéen, confronté à des tensions récurrentes avec la Turquie voisine, dans un partenariat de défense censé "inspirer" le reste de l'Europe.

"Ne vous posez même pas la question. Quoi qu'il arrive, nous serons là, à vos côtés", a lancé le président français lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, au second jour de sa visite.

Les deux pays ont renouvelé leur partenariat stratégique dans la défense et la sécurité, signé pour la première fois en 2021 et qui prévoit une clause d'assistance mutuelle en cas d'agression.

"Cette clause (...) est intangible", a insisté le dirigeant français. "Elle n'est pas discutée entre nous. Donc, il n'y a pas de point d'interrogation à avoir, il n'y a pas de doute à nourrir."

"Pour tous nos ennemis, potentiels ou réels, il faut qu'ils le sachent très clairement", a-t-il encore ajouté.

La veille, Emmanuel Macron avait tenu des propos similaires lors d'une discussion avec Kyriakos Mitsotakis dans le site antique de l'Agora romaine.

Ces déclarations ont "véritablement touché le coeur des Grecs", lui a répondu le Premier ministre qui, depuis son arrivée au pouvoir en 2019, a largement relancé les achats d'armements notamment français.

La presse grecque se consacrait largement à cette visite très suivie. Le principal quotidien grec, Kathimerini, reprenait ainsi en Une une phrase du président français: "Nous serons là pour vous si votre souveraineté est menacée".

Le chef du gouvernement grec a vu dans cette clause d'assistance mutuelle "la pierre angulaire" de l'accord franco-grec, qui sera désormais reconduit tacitement et a été complété samedi par un partenariat stratégique "global".

Les tensions avec la Turquie, à la fois rival historique de la Grèce et partenaire au sein de l'Otan, ressurgissent à intervalles réguliers et sont souvent évoquées par Athènes pour justifier l'achat d'armements.

Face aux défis grandissants pour la sécurité de l'Europe, la Grèce a lancé l'an dernier une refonte de son armée, présentée comme la plus importante de son histoire moderne.

Elle va y consacrer quelque 25 milliards d'euros, avec la volonté de se doter notamment d'un dôme anti-missiles, anti-aérien et anti-drones appelé "Bouclier d’Achille". Selon des sources ministérielles, cette refonte doit s'étaler sur 12 ans.

"Bouleversements géopolitiques" 

Client historiquement important de l’industrie de la défense européenne et américaine, la Grèce est actuellement l'un des quatre pays de l’Alliance atlantique qui consacrent plus de 3% de leur PIB aux dépenses de défense, derrière la Pologne, l'Estonie et la Lettonie.

Elle entretient des relations acrimonieuses avec la Turquie malgré un certain réchauffement depuis la fin 2023 marqué par des rencontres entre M. Mitsotakis et le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Après un gel du budget d'armements pendant la décennie de la crise financière (2009-2018), la Grèce avait décidé en 2021 de moderniser ses forces armées, sur fond à l'époque de tensions avec Ankara.

Elle a dans ce cadre acquis à la France 24 avions de combat Rafale puis trois frégates Belharra pour un montant total de plus de 5,5 mds d'euros. Une quatrième frégate avait été ajoutée l'an dernier.

Pour les deux dirigeants, cette alliance entre leurs pays doit servir de modèle à la défense européenne.

"Ce rapprochement gréco-français a précédé les récents bouleversements géopolitiques majeurs", a noté Kyriakos Mitsotakis. "Il a préfiguré la nécessité plus large d’une autonomie stratégique pour notre continent", a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a aussi estimé que ce "mouvement" avait "inspiré et continue d'inspirer le reste de l'Europe et a consolidé ce pilier européen de l'Otan, cette Europe de la défense" devenue "une vraie stratégie".

 


Macron en Ariège puis en Andorre pour parler de réindustrialisation et santé

Le chef de l'Etat inaugurera l'usine Occitanie Géotex, qui va fabriquer, à partir de fibres végétales de chanvre et de laine produites dans la région, des géotextiles pour la construction, les routes ou l'agriculture. (AFP)
Le chef de l'Etat inaugurera l'usine Occitanie Géotex, qui va fabriquer, à partir de fibres végétales de chanvre et de laine produites dans la région, des géotextiles pour la construction, les routes ou l'agriculture. (AFP)
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  • La semaine dernière, dans l'Allier, Emmanuel Macron a présenté un plan de réindustrialisation focalisé sur 150 projets stratégiques
  • En vertu d'un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l'Etat français partage les fonctions de coprince d'Andorre avec l'évêque catholique de la ville frontalière espagnole d'Urgell, actuellement Mgr Josep-Lluis Serrano Pentinat

PARIS: Emmanuel Macron se rend lundi en Ariège, un déplacement placé sous le signe de la réindustrialisation et de la santé, avant de revêtir ses habits de coprince d'Andorre pour une visite de deux jours dans le micro-Etat, où la délicate question de l'avortement sera abordée.

Première étape, Lavelanet, en Ariège.

Le chef de l'Etat inaugurera l'usine Occitanie Géotex, qui va fabriquer, à partir de fibres végétales de chanvre et de laine produites dans la région, des géotextiles pour la construction, les routes ou l'agriculture.

Cette usine, dont l'activité doit démarrer en fin d'année, "symbolise la politique de réindustrialisation, de relance industrielle (...) menée par le chef de l'Etat depuis 2017", relève l'Elysée.

La semaine dernière, dans l'Allier, Emmanuel Macron a présenté un plan de réindustrialisation focalisé sur 150 projets stratégiques, en s'appuyant sur l'exemple de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris en matière de simplification et d'accélération des procédures.

Le chef de l'Etat ira ensuite sur le site hospitalier de Lavelanet, le premier "entièrement reconstruit et finalisé en Occitanie dans le cadre du Ségur de la santé" de 2020, souligne l'Elysée. Objectif: mettre en avant la lutte contre "la faible densité médicale".

Emmanuel Macron mettra ensuite le cap vers Andorre-la-Vieille, où il doit rester jusqu'à mardi.

En vertu d'un système vieux de plusieurs siècles, le chef de l'Etat français partage les fonctions de coprince d'Andorre avec l'évêque catholique de la ville frontalière espagnole d'Urgell, actuellement Mgr Josep-Lluis Serrano Pentinat.

Et la tradition, établie par Charles de Gaulle, veut que chaque président s'y rende durant son mandat. Emmanuel Macron l'avait fait en 2019, lors de son premier quinquennat.

Il avait déjà, à l'époque, évoqué l'avortement. La principauté, nichée entre France et Espagne, est, avec le Vatican, le seul Etat en Europe à interdire totalement l'interruption volontaire de grossesse (IVG), même en cas de viol, d'inceste, de danger pour la mère ou de maladie du fœtus.

L'IVG est passible de prison pour les femmes et les médecins qui la pratiquent, même s'il n'y a jamais eu de procès.

Le chef du gouvernement d'Andorre, Xavier Espot Zamora, a affirmé à l'AFP fin mars avoir bon espoir de dépénaliser l'IVG d'ici un an sans pour autant la légaliser.

La structure singulière de gouvernance de la principauté rend la question particulièrement épineuse car toute avancée nécessite des négociations avec le Saint-Siège.

Si l'IVG reste interdite, ce n'est "pas parce que le gouvernement d'Andorre ou la société andorrane sont plus conservateurs qu'en France ou en Espagne" mais car "un de nos chefs d'Etat est évêque", a expliqué Xavier Espot Zamora.

"Avec franchise" 

Emmanuel Macron devrait aborder la question lors d'une adresse à la population andorrane. Il doit aussi évoquer le sujet "avec franchise" durant des entretiens bilatéraux avec son coprince et le chef du gouvernement, selon l'Elysée.

La France est devenue en 2024 le premier pays à inscrire le droit de recourir à l'avortement dans sa Constitution.

M. Macron "a toujours défendu le droit des femmes à disposer de leur corps", "on ne peut pas imaginer (qu'il) n'abordera pas ce sujet", a indiqué la présidence française.

Par ailleurs, l'accord d'association avec l'Union européenne, qui reste à approuver, sera l'un des grands thèmes du déplacement.

Emmanuel Macron "encouragera clairement" Andorre à cette approbation, souligne l'entourage du chef de l'Etat. Le texte devra être soumis à référendum dans le pays.

La principauté, dont la surface équivaut à moins de deux fois celle de Marseille, est connue pour ses pistes de ski et sa fiscalité avantageuse.

Mais elle a quitté la liste des paradis fiscaux de l'OCDE en 2010 et mis en place depuis des taxations modérées, quoique bien inférieures à celles de la moyenne dans l'UE.

Emmanuel Macron prévoit aussi d'aborder la question de la transition écologique lors d'une visite d'une centrale hydroélectrique andorrane dans laquelle EDF compte investir.

Il se rendra dans deux établissements scolaires, une école andorrane et le lycée français Comte de Foix, et visitera le sanctuaire de Meritxell.

Il se verra aussi décerner la Croix des Sept bras, plus haute décoration de la principauté.

 


Tirs à un gala avec Trump: Macron dénonce une attaque «inacceptable», apporte son «soutien» au président américain

Tirs à un gala avec Trump: Macron dénonce une attaque «inacceptable», apporte son «soutien» au président américain
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  • "L’attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable. La violence n’a jamais sa place en démocratie", a écrit le président français sur X. "J’adresse à Donald Trump tout mon soutien"
  • Le président américain et les autres participants au gala annuel des correspondants de la Maison Blanche ont été évacués samedi soir après des coups de feu à l’extérieur de la salle de bal où se tenait le dîner

PARIS: Emmanuel Macron a dénoncé dimanche une attaque "inacceptable" après la fusillade survenue lors du gala de la presse à Washington, exprimant "tout (son) soutien" à Donald Trump, évacué de la salle.

"L’attaque armée visant hier soir le président des États-Unis est inacceptable. La violence n’a jamais sa place en démocratie", a écrit le président français sur X. "J’adresse à Donald Trump tout mon soutien".

Le président américain et les autres participants au gala annuel des correspondants de la Maison Blanche ont été évacués samedi soir après des coups de feu à l’extérieur de la salle de bal où se tenait le dîner.

L'assaillant a été arrêté avant de pouvoir entrer. Selon les premiers éléments de l’enquête, rapportés par le ministre de la justice par intérim, Todd Blanche, l’homme aurait agi seul et ciblait des hauts responsables de l’administration Trump

"La haine politique a frappé à nouveau aux États-Unis (...) En démocratie, rien ne peut justifier cette violence", a commenté sur X le président du Rassemblement national Jordan Bardella, exprimant sa "solidarité" avec le président américain.

"Le problème des Etats-Unis, c'est qu'il y a 400 millions d'armes en circulation chez des particuliers, c'est-à-dire plus d'armes en circulation que le nombre d'habitants", a déploré de son côté sur France Inter Mathilde Panot, la cheffe de file des députés de La France insoumise.

"Toux ceux qui disent qu'une société est plus sûre lorsque les gens possèdent des armes mènent à ce type de choses qui est évidemment désastreux".