WEF: La paix israélo-palestinienne nécessite des dirigeants forts des deux côtés

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Publié le Vendredi 19 janvier 2024

WEF: La paix israélo-palestinienne nécessite des dirigeants forts des deux côtés

  • Samer Khoury a indiqué qu’il était peu probable que la solution à deux États se concrétise tant que l’administration israélienne actuelle est au pouvoir
  • Mohammed al-Ghanim, PDG koweïtien, soutient que l’attaque du 7 octobre est la conséquence du fait que les Palestiniens se sont vu refuser le droit à l’autodétermination pendant près de quatre-vingt ans

DAVOS: Le seul moyen de résoudre la crise actuelle en Palestine est de mettre en œuvre la solution à deux États, a déclaré mercredi le directeur du Fonds d’investissement palestinien.

Prenant la parole lors d’une table ronde sur la paix potentielle entre Israël et la Palestine, Samer Khoury a indiqué qu’il était peu probable que cette solution se concrétise tant que l’administration israélienne actuelle est au pouvoir.

 «Après les événements du 7 octobre, je pense que tous les Israéliens doivent comprendre que le seul moyen d’instaurer la paix dans la région est de donner aux Palestiniens leur État», a souligné M. Khoury.

Adhérant aux propos de M. Khoury, l’homme d’affaires britannique Martin Sorrell a ajouté que la paix ne pouvait être obtenue que si les deux parties, en particulier Israël, disposaient de dirigeants forts. En outre, il s’est montré optimiste quant au rôle que les pays de la région pourraient jouer.

«La seule bonne nouvelle de ces dernières semaines est la position de l’Arabie saoudite», a-t-il affirmé. «Les communautés arabes, et pas seulement l’Arabie saoudite, doivent jouer un rôle clé dans la négociation de cette solution.»

Selon Mohammed al-Ghanim, PDG koweïtien, les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre sont la conséquence du fait que les Palestiniens se sont vu refuser le droit à l’autodétermination pendant près de quatre-vingt ans.

«L’approche adoptée à l’égard des Palestiniens, qui affirment depuis soixante-quinze ans que leur droit à l’autodétermination n’a pas été respecté et qu’ils ne sont pas en mesure de s’affirmer en tant que nation, est une approche de dépendance au sentier», explique-t-il.

 «Les accords d’Abraham ont exacerbé le problème israélo-palestinien bien plus que nous ne le pensons, car les Palestiniens estiment que la question centrale de la “Palestine” est reléguée au second plan», ajoute-t-il.

Eric Cantor, ancien membre du Congrès américain, a reconnu qu’un leadership fort était nécessaire pour permettre de passer du conflit à la paix et a mentionné que Washington était en faveur d’un changement à la tête de la partie palestinienne.

«Je suis entièrement d’accord sur le fait que nous avons besoin de dirigeants et de partenaires pour la paix», a-t-il indiqué. «Depuis des décennies, le problème est que le gouvernement israélien a décidé de ne pas négocier avec l’Autorité palestinienne, de ne pas négocier avec le Hamas, et regardez le résultat.»

«L'administration Biden a déclaré que les dirigeants palestiniens devaient être renouvelés et revitalisés, et que le Hamas devait disparaître», a-t-il poursuivi. 

Khalid Janahi a répondu sans équivoque à M. Cantor, affirmant qu’Israël était clairement l’agresseur dans cette situation.

«Comment peut-on avoir une guerre dans un pays occupé? Il y a un occupant et un occupé, ce qui signifie que l’une des parties est clairement un agresseur», a-t-il fait lancé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.