Le chef politique du Hamas en Turquie pour un entretien officiel

Cette photo prise et diffusée par le bureau de presse de la présidence turque le 26 juillet 2023, montre le président turc Recep Tayyip Erdogan (à gauche) accueillant le chef du mouvement palestinien Hamas Ismail Haniyeh (à droite) lors de leur rencontre au complexe présidentiel d'Ankara. (Photo Mustafa Kamaci  Bureau de presse de la présidence turque AFP)
Cette photo prise et diffusée par le bureau de presse de la présidence turque le 26 juillet 2023, montre le président turc Recep Tayyip Erdogan (à gauche) accueillant le chef du mouvement palestinien Hamas Ismail Haniyeh (à droite) lors de leur rencontre au complexe présidentiel d'Ankara. (Photo Mustafa Kamaci Bureau de presse de la présidence turque AFP)
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Publié le Dimanche 21 janvier 2024

Le chef politique du Hamas en Turquie pour un entretien officiel

  • La «libération des otages» et «l'instauration d'un cessez-le-feu le plus rapidement possible» ont figuré au coeur des discussions
  • Dès le début du conflit, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait proposé sa médiation entre le Hamas, «mouvement libérateur» selon lui, et Israël, qu'il a plusieurs fois qualifié d'«Etat terroriste»

ANKARA, Turquie : Le chef du Hamas palestinien Ismaïl Haniyeh, basé au Qatar, a rencontré samedi en Turquie le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, ont annoncé dimanche des sources diplomatiques sans préciser le lieu exact de la rencontre.

La «libération des otages» et «l'instauration d'un cessez-le-feu le plus rapidement possible» ont figuré au coeur des discussions, selon ces sources.

Le dernier contact officiel, par téléphone, entre les deux responsables remontait au 16 octobre.

«Au cours de la réunion, des questions telles que l'établissement d'un cessez-le-feu à Gaza le plus rapidement possible, l'augmentation de l'aide humanitaire, la libération des otages et une solution à deux États pour une paix permanente ont été discutées», détaillent les sources.

Dès le début du conflit, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait proposé sa médiation entre le Hamas, «mouvement libérateur» selon lui, et Israël, qu'il a plusieurs fois qualifié d'«Etat terroriste».

Mais les discussions ont été jusqu'ici surtout menées par le Qatar et l'Egypte.

Malgré le fervent soutien d'Ankara à la cause palestinienne, les autorités turques avaient prié discrètement les responsables du Hamas présents en Turquie de quitter son territoire après l'attaque sans précédent du 7 octobre, sur le sol israélien, qui a fait 1.140 morts, en majorité des civils.

Quelque 250 personnes ont été prises en otages et emmenées à Gaza durant cette opération, dont une centaine ont été libérées lors d'une trêve fin novembre. Selon Israël, 132 personnes restent détenues dont 27 seraient mortes.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le Hamas en bombardant sans relâche le territoire de Gaza, gouverné par le Hamas depuis 2007.

Selon le Hamas, près de 25.000 personnes ont péri sous les bombardements, principalement des civils, privés de nourriture, d'eau et de soins.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.