Une ministre belge s'engage à soutenir la plainte pour génocide contre Israël

La ministre belge de la Coopération au développement, Caroline Gennez (Photo, X/@carogennez).
La ministre belge de la Coopération au développement, Caroline Gennez (Photo, X/@carogennez).
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Publié le Dimanche 21 janvier 2024

Une ministre belge s'engage à soutenir la plainte pour génocide contre Israël

  • Caroline Gennez réaffirme également son engagement « à tous les niveaux pour que l'accès humanitaire total à Gaza devienne une réalité dès que possible »
  • La Belgique plaide au sein de l'UE et au niveau international pour un cessez-le-feu permanent

RIYAD : La ministre belge a promis le soutien de son pays à la plainte déposée par l'Afrique du Sud auprès de la Cour internationale de justice pour mettre fin à l'agression israélienne à Gaza.

Dans un message publié dimanche sur X, Caroline Gennez, ministre belge de la coopération au développement, a déclaré : « Si la Cour internationale de justice demande à Israël de cesser sa campagne militaire à Gaza, notre pays la soutiendra pleinement. »

Dans un texte précédent publié sur la même plateforme, elle a indiqué : « La Belgique plaide au sein de l'UE et au niveau international pour un cessez-le-feu permanent, un accès humanitaire complet, la libération inconditionnelle des otages, le respect du droit international et une solution à deux États comme solution structurelle à ce conflit. »

Elle a fait remarquer que la position de la Belgique était un « pas dans la bonne direction ».

Mme Gennez a ajouté : « Notre pays prend ses responsabilités en matière de droits de l'homme et de droit humanitaire. En attendant, je reste déterminée à tous les niveaux à faire en sorte que l'accès humanitaire total à #Gaza devienne une réalité dès que possible. »

L'Afrique du Sud a demandé à la CIJ d'ordonner à Israël d'arrêter immédiatement la guerre, décrivant les actions israéliennes comme étant « de nature génocidaire parce qu'elles sont destinées à provoquer la destruction d'une partie substantielle » des Palestiniens de Gaza.

Elle a déclaré que la guerre d'Israël contre Gaza violait la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Cette convention a été élaborée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle plus de six millions de Juifs d'Europe auraient été exterminés par le régime nazi d'Adolf Hitler en Allemagne.

Selon la définition de la convention, le génocide est constitué d'actes tels que des meurtres « commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ».

Selon les autorités palestiniennes, le nombre de morts à Gaza s'élevait à plus de 24 000 au 15 janvier, soit plus de 100 jours après le début de la guerre menée par Israël contre le Hamas.

Israël a lancé un assaut de grande envergure contre l'enclave palestinienne en réaction à l'attaque surprise du Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre, qui a fait 1 200 morts et pris en otage 250 militaires et civils.

Les audiences se sont tenues à la Cour de La Haye les 11 et 12 janvier, au cours desquelles l'Afrique du Sud a présenté ses arguments et Israël a réfuté les accusations.

Selon le site turc aa.com, la vice-première ministre belge Petra De Sutter « a également fait un appel similaire et a déclaré que son pays ne pouvait rester silencieux face à la menace de génocide d'Israël à Gaza et a demandé instamment que l'on soutienne le procès intenté par l'Afrique du Sud ».

Elle aurait déclaré : « La Belgique ne peut se contenter d'assister en spectateur aux souffrances interminables de la population de Gaza. Nous devons agir contre la menace de génocide ».

« Je souhaite que la Belgique suive l'exemple de l'Afrique du Sud et prenne des mesures devant la Cour internationale de justice. Je ferai cette proposition au gouvernement belge ».

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.