De fortes inondations en Syrie endommagent les tentes des survivants du séisme d'Idlib

En pleine saison hivernale et sans aucune aide en vue, le sort des Syriens déplacés dans la région d'Idlib, tenue par les rebelles, semble bien sombre (Photo, Fournie).
En pleine saison hivernale et sans aucune aide en vue, le sort des Syriens déplacés dans la région d'Idlib, tenue par les rebelles, semble bien sombre (Photo, Fournie).
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

De fortes inondations en Syrie endommagent les tentes des survivants du séisme d'Idlib

  • Les Syriens déplacés dans des tentes dans la campagne d'Idlib sont confrontés à de fortes inondations qui les plongent dans un nouveau cycle de détresse
  • Faisal Al-Ali est l'un des Syriens déplacés touchés par les inondations de cette semaine dans l'ouest d'Idlib

DAMAS: Une tempête de pluie d'une semaine a fait des ravages dans le nord-ouest de la Syrie, près d'un an après le tremblement de terre turco-syrien qui a dévasté la région.

Souffrant déjà des effets d'une guerre civile de 12 ans et des conséquences du tremblement de terre de 2023, les Syriens déplacés dans des tentes dans la campagne d'Idlib sont confrontés à de violentes inondations qui les plongent dans un nouveau cycle de detresse.

Faisal Al-Ali est l'un des Syriens déplacés touchés par les inondations de cette semaine dans l'ouest d'Idlib.

Il raconte : « Hier, nous nous sommes réveillés à 6h30 du matin en entendant le fracas de l'eau. Nous sommes sortis, nous sommes allés sur la route la plus haute, sur l'asphalte. Lorsque je suis revenu, la tente était submergée et j'ai lutté pour récupérer les livres et les sacs des enfants. Cependant, tout ce qui restait était perdu. Même les panneaux de fondation, comme vous pouvez le voir. Dieu merci, nous sommes sortis sains et saufs, c'est le plus important ».

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Faisal Al-Ali est l'un des Syriens déplacés par les inondations de cette semaine dans l'ouest d'Idlib (Photo, Fournie).

Faisal Al-Ali a déclaré à Arab News que les inondations avaient affecté une situation économique déjà difficile.

Il a ajouté : « Au bas mot, nos pertes s'élèvent à environ deux ou trois cents dollars, et nous n'avons pas de source de revenus ».

Les Nations unies ont signalé que plus de 1 500 tentes familiales ont été endommagées par les inondations au cours des deux dernières semaines. Selon le même rapport, les Nations unies n'ont reçu qu'un tiers des 160 millions de dollars dont elles ont besoin pour aider des millions de personnes en Syrie l’hiver de l'année dernière et de cette année.

En pleine saison hivernale, et sans aucune assistance en vue, le sort des Syriens déplacés dans la région d'Idlib, tenue par les rebelles, semble bien sombre.

Hamdi Ashkar, un représentant de l'aide humanitaire basé à Idlib, est sur le terrain à Al-Zouf, un village fortement touché par les inondations.

Ashkar a déclaré que certaines des tentes endommagées par les inondations abritaient des survivants déplacés à la suite du tremblement de terre meurtrier de l'année dernière.

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,8 a frappé la frontière turco-syrienne le 6 février 2023, dévastant la région et tuant plus de 50 000 personnes au total.

« Nous avons été témoins de pluies abondantes et prolongées dans la région », a expliqué Ashkar à Arab News. « De nombreuses tentes ont été fortement endommagées et les abris ont subi quelques pertes. Heureusement, les dégâts se sont limités aux biens matériels et il n'y a pas eu de victimes humaines. Dieu soit loué, il n'y a pas eu de blessés, mais les gens ont perdu leurs tentes, leurs meubles et tout ce qu'ils possédaient à cet endroit ».

Ashkar a confié à Arab News qu'une aide était nécessaire de toute urgence pour faciliter l'hébergement des personnes dont les tentes ont été endommagées et détruites.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.

 

 


Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient

Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois. (AFP)
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  • Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran
  • Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation

TEHERAN: Les Houthis du Yémen ont revendiqué samedi deux attaques en quelques heures contre Israël, marquant l'entrée de ces rebelles alliés de Téhéran dans le conflit au Moyen-Orient, commencé il y a un mois.

Leur porte-parole a affirmé dans un communiqué sur X que les Houthis avaient lancé "des missiles de croisière et des drones" en direction de "plusieurs objectifs vitaux et militaires" en Israël.

Le groupe rebelle a ainsi ciblé Israël pour la première fois depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.

Alors que le trafic maritime mondial est largement perturbé par le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'entrée des Houthis dans le conflit pourrait encore aggraver la situation: le groupe avait mené de nombreuses attaques contre les navires commerciaux en mer Rouge entre 2023 et 2025, pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

En parallèle, l'Iran poursuit ses frappes de riposte, en Israël et à travers le Golfe.

Le port omanais de Salalah, situé à l'extérieur du détroit d'Ormuz sur la mer d'Arabie, a été évacué après une attaque de drones. Ses opérations ont été suspendues pour 48 heures, d'après l'armateur danois Maersk.

Universités américaines menacées 

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé tôt dimanche de frapper les universités américaines dans la région, après avoir fait état de deux universités en Iran endommagées par des frappes américano-israéliennes.

"Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi", ont déclaré les Gardiens de la Révolution dans un communiqué publié par des médias iraniens.

De nombreuses universités américaines possèdent des campus dans les pays du Golfe, comme l'université Texas A&M, implantée au Qatar, ou encore la New York University, aux Emirats arabes unis.

Les Etats-Unis avaient condamné avant cela "avec la plus grande fermeté" les attaques "perpétrées en Irak par les milices terroristes agissant pour le compte de l'Iran", et notamment celle "contre la résidence privée du président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani".

Des attaques qui ont notamment pris pour cible l'ambassade américaine à Bagdad.

A Téhéran, de nouvelles explosions ont été entendues dans la soirée de samedi par des journalistes de l'AFP, dans la partie est de la capitale, déjà lourdement bombardée la nuit d'avant.

Préparatifs du Pentagone 

Les efforts diplomatiques se multiplient ces derniers jours pour tenter de mettre fin à la guerre, et des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir dimanche et lundi à Islamabad pour des "discussions approfondies".

Les spéculations vont bon train cependant sur le déploiement de troupes américaines sur le territoire iranien.

Selon le Washington Post, qui cite samedi soir des responsables américains, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran.

De telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran, ont souligné les responsables américains sous couvert de l'anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d'autres soldats.

Selon le Washington Post, il n'était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.

L'armée américaine a annoncé samedi l'arrivée au Moyen-Orient du Tripoli, un navire d'assaut amphibie à la tête d'un groupe naval comprenant "quelque 3.500" marins et soldats du corps des Marines.

Et ces derniers jours, plusieurs médias américains ont rapporté que Donald Trump envisageait d'envoyer prochainement au moins 10.000 militaires au Moyen-Orient.

Lourd tribut des civils 

Un mois après le début de la guerre, les civils continuent de payer un lourd tribut.

En Iran, d'après les médias samedi, au moins 12 personnes ont été tuées par des frappes américano-israéliennes dans la nuit dans différentes régions d'Iran.

Onze personnes ont été blessées samedi par des éclats lors de l'impact d'un missile iranien dans le centre d'Israël, ont annoncé les secours et l'armée.

La situation empire aussi au Liban, entraîné dans la guerre dès le 2 mars lorsque le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël.

Trois journalistes libanais ont été tués samedi par une frappe sur leur véhicule dans le sud du Liban, Israël affirmant avoir visé un membre d'une unité d'élite du Hezbollah.

Depuis début mars, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts selon des sources officielles et un million de déplacés dans ce pays.