En Occitanie, la grogne des agriculteurs ne faiblit pas

Les agriculteurs d'Occitanie dénoncent des revenus "parmi les plus bas de France" (Photo, AFP).
Les agriculteurs d'Occitanie dénoncent des revenus "parmi les plus bas de France" (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 janvier 2024

En Occitanie, la grogne des agriculteurs ne faiblit pas

  • Les agriculteurs déplorent de ne pas être écoutés depuis le début, fin octobre, du mouvement de retournement des panneaux des communes
  • La présidente de région a appelé le gouvernement à «tenir ses engagements, en apportant tout d'abord une réponse forte en cas de crises exceptionnelles»

CARBONNE: Les agriculteurs d'Occitanie, qui dénoncent des revenus "parmi les plus bas de France", mobilisés lundi sur les autoroutes et autour de la centrale nucléaire de Golfech, envisagent d'autres actions mardi, visant notamment la grande distribution.

"C'est surtout un problème de revenus, en Occitanie, les agriculteurs ont les revenus parmi les plus bas de France", a déclaré à l'AFP Alain Iches, président de la chambre d'agriculture de Tarn-et-Garonne, pour expliquer l'intensité du mouvement dans la région.

L'A64 entre Toulouse et Bayonne, coupée à la circulation depuis jeudi au niveau de Carbonne (Haute-Garonne), à 45 km au sud de Toulouse, devrait le rester mardi. Les automobilistes circulant sur cet axe doivent le quitter avant le barrage d'une quarantaine de tracteurs, pour reprendre l'autoroute un peu plus loin.

Des bottes de paille, disposées sur les voies par les manifestants, ont été incendiées tôt lundi. Le feu a été rapidement éteint. Un message écrit pour "intimider" les agriculteurs a été trouvé sur place et remis aux gendarmes, selon Jérôme Bayle, éleveur bovin, présent sur le barrage, qui a évoqué un "incendie criminel".

L'Occitanie "est une région qui a fait le choix de la qualité, les agriculteurs se sont adaptés, certains sont partis vers des productions bio à la demande du consommateur et aujourd'hui, les productions bio, notamment le blé, sont payées encore moins cher que les productions conventionnelles", a regretté Luc Mesbah, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Garonne.

«Faire plier le gouvernement»

"On peut pas continuer comme ça", a-t-il dit à l'AFP, près du barrage où les manifestants se réchauffent autour d'un brasero. A Toulouse, "on est sur la quatrième ville de France et on a de grosses centrales d'achat qui distribuent sur l'ensemble de l'Occitanie. Elles seront la cible, demain (mardi), d'actions de blocage", a-t-il prévenu.

Un blocage est ainsi prévu sur l'A61 Toulouse-Narbonne "au niveau de la plateforme de Lidl" à Baziège, au sud-est de la Ville rose, selon un appel à mobilisation envoyé à l'AFP.

Les agriculteurs ont aussi prévu des actions dans l'Aveyron, sur la RN88, dans le Lot et dans le Tarn, sur la rocade d'Albi. Ils déplorent de ne pas être écoutés depuis le début, fin octobre, du mouvement de retournement des panneaux des communes, avec le slogan "On marche sur la tête", selon un communiqué de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs (JA).

Lundi, Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, est allée rencontrer les agriculteurs dont elle juge que les "revendications sont légitimes et doivent continuer à être portées sans aucune violence".

Elle a appelé le gouvernement notamment à "tenir ses engagements, en apportant tout d'abord une réponse forte en cas de crises exceptionnelles" comme la grippe aviaire et la maladie hémorragique épizootique (MHE) et à "prendre ses responsabilités (...) en accompagnant les exploitations dans un modèle durable et rémunérateur".

Par ailleurs, en Tarn-et-Garonne, les points d'accès à Golfech, qui alimente en électricité le bassin toulousain, ont été bloqués par des tracteurs. Néanmoins, "le personnel nécessaire au fonctionnement de la centrale (...) a pu accéder au site", selon un porte-parole d'EDF.

La préfecture a aussi signalé des blocages à hauteur de Saint-Loup et de Castelsarrasin, sur l'A62 reliant Toulouse et Bordeaux.

"Notre objectif est de faire plier le gouvernement", a expliqué Jean-Baptiste Gibert, président local des JA, ajoutant: "On se retrouve à crever la dalle comme des chiens au bord de la route et dans nos champs. On en a marre!"

Surproduction bio

"A force de vouloir pousser les agriculteurs à passer en bio et à importer du bio, maintenant il y a surproduction parce qu'il n'y a plus d'acheteurs", a expliqué à l'AFP Christian Couderc, 55 ans, présent à Golfech. Déplorant d'être "obligé de passer en conventionnel", il parle la voix brisée, d'"un échec (...) très difficile à accepter".

L'Occitanie, première région bio de France, subit cette crise de plein fouet. Avec Provence-Alpes-Côte d'Azur elle subit fortement le changement climatique.

C'est notamment le cas dans les Pyrénées-Orientales, touchées par la sécheresse depuis deux ans. A la mi-journée, des dizaines de manifestants ont occupé un moment les voies de l'autoroute A9 Montpellier-Barcelone, au niveau du péage Perpignan-sud, puis ont déversé gravats et branchages devant la préfecture.

Enfin, dans les Hautes-Pyrénées, des perturbations ont été signalées sur l'A64, près de Lannemezan et Tarbes. Dans l'Ariège, la RN20 était fermée à la hauteur de Pamiers.

A Toulouse, la mairie a annoncé lundi avoir porté plainte contre X à la suite du coût du nettoyage "estimé à 90.700 euros", selon un communiqué, après l'importante manifestation du 16 janvier. Plusieurs centaines de tracteurs avaient investi la Ville et ses abords, déversant fumier, branchages et pneus devant des bâtiments administratifs.


L'Iran dit avoir convoqué l'ambassadeur français pour «ingérence»

L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. (AFP)
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  • "Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences"
  • Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile"

TEHERAN: L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne.

"Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l'Iran sous des appellations trompeuses", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point de presse hebdomadaire.

Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées" et ont "interféré dans les affaires intérieures de l'Iran sous le prétexte de s'engager avec la société civile".

"Nous ne commentons pas les provocations iraniennes", a réagi lundi le Quai d'Orsay, selon qui "les faits sont clairs".

Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé "une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens" à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été "molesté".

D'après le ministre français, les diplomates ont été "détenus sans raison pendant plusieurs heures" et "interrogés", en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Le chargé d'affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d'Orsay mardi dernier.

Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que "brièvement interrogés" par les services de sécurité, après avoir participé à une "réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités".


Paris : trois femmes blessées dans une attaque au couteau, un suspect interpellé

n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
n homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. (AFP)
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  • L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris
  • "Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés

PARIS: Un homme suspecté d'avoir blessé trois femmes lundi à Paris à l'aide de deux couteaux de cuisine, dont deux grièvement, a ensuite été rapidement interpellé, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

L'attaque s'est produite vers 11H30 porte de Clichy, au nord-ouest de la capitale, avait indiqué la préfecture de police de Paris.

"Trois victimes identifiées ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier", a précisé la PP, sans donner plus de détail sur l'état des blessés.

"Un individu muni de deux armes blanches a fait plusieurs blessés" et "a rapidement été interpellé", a-t-elle ajouté.

Selon le ministre de l'Intérieur, le suspect "a été interpellé par un policier de la préfecture de police hors service", dont il a salué "le courage".

"Aucune" des trois femmes blessées "ne voit son pronostic vital engagé", a déclaré Laurent Nuñez à la mi-journée, lors du compte-rendu du conseil des ministres.

"Deux d'entre elles sont quand même en urgence absolue, donc sont blessées assez gravement", a-t-il ajouté. L'une a été touchée aux lombaires, l'autre à l'abdomen, a-t-il précisé.

Une troisième femme a été blessée plus légèrement.

Les trois victimes sont "âgées de 19, 24 ans et 36 ans", a encore dit le ministre.

Le suspect "n'a donné qu'une identité déclarative" et "tient des propos incohérents", a poursuivi M. Nuñez, qui appelle à "rester très prudent sur les mobiles de cet acte extrêmement violent".

Le parquet national antiterroriste a indiqué à l'AFP être en observation à ce stade.


Incendies toujours non maîtrisés en France et en Espagne, la chaleur en embuscade

"Une situation très défavorable": en France comme en Espagne, les pompiers se préparent lundi à une nouvelle journée de combat contre les gigantesques incendies qui ravagent la région bordelaise et la périphérie ouest de Madrid, à la veille d'un nouvel épisode météo de fortes chaleurs risquant de nourrir les brasiers. (AFP)
"Une situation très défavorable": en France comme en Espagne, les pompiers se préparent lundi à une nouvelle journée de combat contre les gigantesques incendies qui ravagent la région bordelaise et la périphérie ouest de Madrid, à la veille d'un nouvel épisode météo de fortes chaleurs risquant de nourrir les brasiers. (AFP)
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  • Après plusieurs journées de progression ininterrompue en Gironde, "la situation est restée globalement stable au cours de la nuit, sans évolution majeure à signaler", a écrit la préfecture lundi matin dans une boucle réservée aux médias
  • Les pourtours du très touristique bassin d'Arcachon ont auparavant fait face dans la nuit de samedi à dimanche à un redoutable "pyrocumulonimbus" appelé "orage de feu", explique à l'AFP le lieutenant-colonel Éric Brocardi

BORDEAUX: "Une situation très défavorable": en France comme en Espagne, les pompiers se préparent lundi à une nouvelle journée de combat contre les gigantesques incendies qui ravagent la région bordelaise et la périphérie ouest de Madrid, à la veille d'un nouvel épisode météo de fortes chaleurs risquant de nourrir les brasiers.

Ces incendies ont déjà forcé plus de 325.000 personnes à fuir, notamment près de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, où les flammes se situent à 15 km de l'agglomération, mais aussi dans plusieurs régions espagnoles.

Après plusieurs journées de progression ininterrompue en Gironde, "la situation est restée globalement stable au cours de la nuit, sans évolution majeure à signaler", a écrit la préfecture lundi matin dans une boucle réservée aux médias.

Les pourtours du très touristique bassin d'Arcachon ont auparavant fait face dans la nuit de samedi à dimanche à un redoutable "pyrocumulonimbus" appelé "orage de feu", explique à l'AFP le lieutenant-colonel Éric Brocardi.

Face à ce phénomène, comme à l'ampleur des flammes, les pompiers jouent en défense, selon l'image de ce porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers: "c'est une stratégie de guerre, on n'arrête pas de se faire bombarder et il faut mettre tout le monde à l'abri".

 "Aider ceux qu'on peut aider" 

Les températures élevées annoncées pourraient aggraver les incendies, redoute la préfète (représentant de l'Etat) de la Gironde (sud-ouest de la France) Sophie Brocas.

Météo-France prévoit une probable vague de chaleur sur le sud-ouest à partir de mardi avec des maximales jusqu'à 40°C et des vents un peu moins forts mais plus secs.

Quelque "115.000 hectares ont été parcourus" à ce stade par des incendies depuis le début de l'année en France, "bien plus que ce qu'on a pu connaître par le passé", a annoncé dimanche le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur une chaîne publique française, évoquant "30 à 40 feux combattus simultanément" au quotidien.

Il a répété que sur le front des incendies en Gironde, dans les Landes (sud-ouest) et le Var (sud-est) notamment, la situation restait "très défavorable".

Le brasier géant a englouti 240 habitations, et quelque 220.000 personnes ont été évacuées depuis mercredi.

De nombreux bénévoles assistent ces réfugiés du feu, comme Yannick Poulet. "Il faut aider tous ceux qu'on peut aider pour sauver les habitants, sauver nos bois, nos villages et nos villes. C'est une petite aide dans cet océan de besoins", décrit ce fonctionnaire territorial de 59 ans.

"Des dizaines, sans doute des centaines de personnes se sont manifestées pour être volontaires", salue Cyril Charpentier Réglat, élu de la ville de Lacanau. "Même la dame, là-bas, vous la voyez, elle a perdu sa maison au Porge et elle est venue prêter main forte".

Sur cette côte atlantique française, dans le département de la Gironde, les flammes ont parcouru à ce jour 42.000 hectares (quatre fois la superficie de Paris), "soit 10.000 de plus qu'hier", selon la préfète Brocas.

Elles sont désormais "à 15 kilomètres" de la métropole bordelaise (850.000 habitants), mais une évacuation de la ville n'est "pas à l'ordre du jour", a réaffirmé son maire Thomas Cazenave.

Une fumée orangée obscurcit le ciel de Bordeaux et l'odeur de brûlé atteint les rues.

"Impossible opérationnel" 

Au Porge, entre la station balnéaire chic du Cap Ferret et Bordeaux, les images aériennes de l'AFP témoignent de la violence du feu : des rangées de maisons ravagées, des voitures carbonisées et des bâtiments entièrement détruits.

Non loin, le tissu d'industries de défense et de sites scientifiques autour de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, avec poudrerie, usine de missiles et centres de recherches, est désormais sous haute surveillance, exposé à l'incendie massif.

Cette région réputée dans le monde entier pour son vignoble est aussi celle de France qui compte le plus de campings, 45 établissements ont été évacués, représentant environ 40.000 campeurs.

L'incendie perturbe également fortement les transports, une autoroute est fermée sur 60 kilomètres et le trafic ferroviaire interrompu.

Dans le département voisin des Landes, où le feu est "mieux contenu mais pas fixé", il y a déjà eu 30.000 évacuations.

Les pompiers approchent d'un "impossible opérationnel", explique le lieutenant-colonel Éric Brocardi.

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols européens sont très secs depuis des mois, phénomène accentué par les canicules exceptionnelles qui ont traversé le continent en juin et en juillet et fait évaporer davantage d'eau.

"Pacte national" espagnol 

De terribles incendies font également rage en Espagne, où le Premier ministre, Pedro Sanchez s'attend à des "heures difficiles". Il se rendra lundi dans la zone sinistrée de Castellón, près de Valence.

"Nous accumulons ici une quantité de problèmes. Mais ces choses peuvent être évitées. La plus grande partie de l'Espagne est boisée, qu'on ne me dise pas qu'elle est propice aux incendies: c'est parce que rien n'est nettoyé", peste Juan Manuel Moreno, 71 ans, originaire du village d'Aldea del Fresno, dans la région de Madrid.

L'incendie d'Avila, près de Madrid, est le plus grand de l'histoire récente du pays (25.000 ha ravagés, 60.000 personnes évacuées).

Près de Valence, dans l'est de l'Espagne, le feu a fait une première victime.

Là-bas, à La Vall d'Uixó, où des hélicoptères équipés de seaux suspendus arrosent les flammes, "nous nous sommes fait une belle peur", raconte Azucena Paguada, l'une des personnes évacuées.

"On a dû quitter Villavieja en toute hâte (...), la Guardia Civil est venue chez nous et nous a fait sortir en nous disant qu'on était en danger". "Ça a été une terrible frayeur", confie cette rescapée.

Se reposant dans le gymnase de Villamanta, Margarita, 70 ans, montre les taches sur son T-shirt, qu'elle porte depuis quatre jours. "Nous sommes partis avec les seuls vêtements que nous avions sur le dos. Nous pensions retourner chez nous le lendemain", explique sa fille Helena, 45 ans.

Le roi Felipe VI et la reine Letizia d'Espagne étaient à leur chevet dimanche, comme les autres évacués d'Aldea del Fresno. "La reine est venue nous dire bonjour, et je portais ce truc sale...", soupire Margarita.