Damas déplore des frappes jordaniennes «injustifiées» sur son sol

Des sauveteurs recherchent des personnes présumées mortes après les frappes jordaniennes à Arman (Photo, Pompiers de Suweida).
Des sauveteurs recherchent des personnes présumées mortes après les frappes jordaniennes à Arman (Photo, Pompiers de Suweida).
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Publié le Mercredi 24 janvier 2024

Damas déplore des frappes jordaniennes «injustifiées» sur son sol

  • La diplomatie syrienne a dit déplorer mardi des frappes jordaniennes «injustifiées» sur son sol, après la mort de neuf civils dans un raid contre des narcotrafiquants
  • L'armée jordanienne n'a pas confirmé la frappe mais annonce régulièrement des opérations contre le trafic d'armes et de drogues dans les zones instables du sud de la Syrie

DAMAS: La diplomatie syrienne a dit déplorer mardi des frappes jordaniennes "injustifiées" sur son sol, après la mort de neuf civils dans un raid contre des narcotrafiquants attribué au royaume la semaine dernière.

Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères exprime "son profond regret suite aux frappes aériennes menées par l'armée de l'air jordanienne sur plusieurs villages et zones à l'intérieur du territoire syrien".

Au moins neuf civils, dont deux enfants et quatre femmes, ont été tués le 18 janvier dans ces frappes, selon une ONG et un média local.

"La Syrie souligne que de telles opérations militaires ne sont pas justifiées", poursuit le communiqué, ajoutant que Damas souhaite "éviter d'attiser les tensions et de nuire à la poursuite du rétablissement des relations fraternelles entre les deux pays".

C'est la première fois que Damas réagit aux frappes d'Amman sur son sol.

L'armée jordanienne n'a pas confirmé la frappe mais annonce régulièrement des opérations contre le trafic d'armes et de drogues dans les zones instables du sud de la Syrie contrôlées par le régime.

Narco-Etat

"La Jordanie continuera à faire face à ce danger et à tous ceux qui le soutiennent", a indiqué mardi le ministère jordanien des Affaires étrangères dans un communiqué, évoquant une "menace pour la sécurité nationale".

Mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé que les corps de six contrebandiers tués lors d'affrontements avec les forces jordaniennes début janvier avaient été retrouvés dans le sud de la Syrie.

En décembre, quatre personnes, dont une femme et deux enfants, avaient été tuées dans des frappes également attribuées à la Jordanie.

Le royaume cherche à renforcer sa coopération en matière de sécurité avec la Syrie, qui s'est transformée en un narco-Etat où le captagon, une drogue de type amphétamines, est produite à l'échelle industrielle. Cette drogue, destinée essentiellement aux pays du Golfe, fait de la Jordanie une voie de transit pour son trafic.

La Syrie s'était engagée à lutter contre le trafic de drogue lors de son retour au sein de la Ligue arabe au printemps 2023, après des années d'isolement depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Mais dans son communiqué mardi, Damas a estimé que la récente escalade "n'est pas du tout conforme à ce qui a été convenu entre les (...) deux parties". La Syrie s'était alors déclarée prête "à coopérer avec les institutions civiles et sécuritaires jordaniennes, mais ces messages ont été ignorés", souligne le ministère.

Le porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères, Sofiane al-Qoudah, a lui assuré que le royaume avait notamment fourni à la Syrie une liste de contrebandiers, d'usines de fabrication de drogue et d'installations de stockage.

"Pourtant, aucune mesure réelle n'a été prise pour neutraliser ce risque, et les tentatives de contrebande ont même augmenté dangereusement", a ajouté M. Qoudah, précisant qu'Amman était toujours prêt à coopérer avec Damas pour mettre un terme au trafic de drogue.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.