Enquête bloquée: colère des familles des victimes de l’explosion de Beyrouth

Les silos partiellement effondrés à la suite de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, à Beyrouth. (Reuters)
Les silos partiellement effondrés à la suite de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, à Beyrouth. (Reuters)
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Publié le Mercredi 24 janvier 2024

Enquête bloquée: colère des familles des victimes de l’explosion de Beyrouth

  • Les familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth en 2020 ont dénoncé la décision de suspendre un mandat d’arrêt contre un ancien ministre
  • Plusieurs députés réformistes, parmi lesquels Najat Aoun Saliba, Paula Yacoubian, Yassine Yassine ou Ibrahim Mneimneh, ont soutenu les familles à travers un communiqué

BEYROUTH: Les familles des victimes de l’explosion du port de Beyrouth en 2020 ont dénoncé la décision de suspendre un mandat d’arrêt contre un ancien ministre qui faisait l’objet d’une enquête sur la tragédie.

L’ancien ministre des Travaux publics, Youssef Fenianos, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le juge Tarek Bitar. Ce dernier avait fait face à la résistance de certaines parties de la classe politique libanaise jusqu’à sa destitution, en 2021.

Le mandat d’arrêt contre M. Fenianos, suspendu par le juge Sabbouh Sleimane, est le dernier à être rejeté par les tribunaux libanais depuis la destitution de M. Bitar, ce qui est considéré par les familles des victimes comme un échec du système judiciaire du pays.

De nombreuses familles ont organisé un sit-in devant le palais de justice de Beyrouth pour condamner cette décision prise la semaine dernière.

Après quatre années d’enquête, des documents officiels indiquent que l’explosion a tué 230 personnes et en a blessé 6 500, dont certaines reçoivent toujours des soins à l’hôpital.

William Noun, frère de Joe Noun, un pompier décédé lors de l’intervention consécutive à l’explosion, a qualifié la suspension des mandats d’arrêt de «forme de manque de respect».

Un autre proche du pompier tué, Peter Bou Saab, a affirmé: «L’État sous-estime les gens et le dossier dans son ensemble.»

Plusieurs députés réformistes, parmi lesquels Najat Aoun Saliba, Paula Yacoubian, Yassine Yassine, Ibrahim Mneimneh, Firas Hamdane et Melhem Khalaf, ont soutenu les familles à travers un communiqué.

Ils ont accusé les autorités de «se retourner contre la Constitution et ceux qui la protègent au sein des services de sécurité et des services judiciaires» dans le but de mettre un terme à l’affaire de l’explosion du port.

Par ailleurs, un journaliste qui avait accusé MM. Fenianos et Sleimane de corruption a comparu devant le tribunal pour diffamation.

Riad Tawk a accusé sur les réseaux sociaux M. Sleimane d’avoir reçu un pot-de-vin de 200 000 dollars (1 dollar = 0,92 euro) à la suite de la décision de suspendre le mandat d’arrêt contre M. Fenianos. Le juge aurait ensuite transféré les fonds à l’étranger sur un compte bancaire suisse, a affirmé le journaliste.

Avant d’entrer au tribunal, M. Tawk avait affirmé qu’il possédait un document «confirmant le transfert d’argent à l’étranger».

Toutefois, l’avocate de M. Sleimane, Manal Ahmed Itani, a soutenu après l’audience que les informations du journaliste remontent au début de l’année 2020 – avant l’explosion de Beyrouth – et qu’elles concernent une tout autre affaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.