Réparer la France «moche», nouveau défi du gouvernement Macron

Le gouvernement d'Emmanuel Macron a promis d'embellir la France «moche» des zones commerciales, envers du décor de la première destination touristique mondiale. (AFP)
Le gouvernement d'Emmanuel Macron a promis d'embellir la France «moche» des zones commerciales, envers du décor de la première destination touristique mondiale. (AFP)
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Publié le Vendredi 26 janvier 2024

Réparer la France «moche», nouveau défi du gouvernement Macron

  • Promettant un lifting de quelque 1 500 zones commerciales, le gouvernement a mis 24 millions d'euros sur la table
  • L’objectif gouvernemental de «zéro artificialisation nette» des sols impose aux élus de compenser tout nouveau mètre carré artificialisé par un mètre carré «renaturé» à partir de 2050

PARIS: Panneaux publicitaires géants, parkings de supermarchés et ronds-points disgracieux: le gouvernement d'Emmanuel Macron a promis d'embellir la France "moche" des zones commerciales, envers du décor de la première destination touristique mondiale.

En septembre, l'exécutif lançait un appel national à projets pour transformer cette France périurbaine "incarnation du XXème siècle: celui de la consommation de masse, celui de l'automobile pour tous, celui du pavillon pour chacun", selon l'ex-ministre Olivia Grégoire.

Des zones commerciales uniformes, visibles dans beaucoup d'autres pays, mais qui en France rencontrent un incroyable succès. Quelque 72% des dépenses des Français se font dans les magasins de ces ensembles qualifiés de "moches" par l'influent hebdomadaire culturel Télérama.

Dérèglement climatique oblige, les nappes asphaltées des parkings et les grands hangars commerciaux, souvent recouverts de tôle ondulée, sont critiqués à l'heure de la lutte contre les passoires thermiques ou l'artificialisation des sols.

"Au départ nous avions les centres commerciaux", rembobine Christine Leconte, présidente de l'Ordre des architectes français. "Puis le prêt-à-porter, l'électroménager, les cinémas, les salles de sport et les restaurants se sont agglomérés pour créer une ville de la consommation, une ville franchisée dont le territoire a été vendu au privé".

Cette France "moche" se déploie notamment sur les ronds-points, dont la France est réputée abriter le plus grand nombre au monde, mais elle surgit aussi dans des endroits plus inattendus.

A l'entrée d'Honfleur, lieu de pèlerinage des peintres impressionnistes et place forte du tourisme, en Normandie, une dizaine d'enseignes s'alignent ainsi sur plusieurs mètres, de la publicité pour un supermarché à celle d'un garage.

«Nouveau modèle»

Promettant un lifting de quelque 1 500 zones commerciales, le gouvernement a mis 24 millions d'euros sur la table et lancé un appel à projets pour "réinventer" ces zones restées "l'impensé des politiques publiques".

Depuis, plus d'une centaine de candidatures ont été déposées et la vingtaine de futurs lauréats bénéficieront chacun de 150.000 euros.

Trois profils sont identifiés. D'abord les zones commerciales dynamiques proches des métropoles, où l'objectif est de faire monter en hauteur les bâtiments et d'introduire logements, bureaux et zones de nature.

Dans les 10% de zones en déclin, l'enjeu est au contraire de regrouper ou supprimer des magasins. Enfin en milieu rural, il s'agira aussi de "rationaliser les magasins" pour implanter cette fois de l'industrie.

"C'est une lecture pertinente de la fabrique de la ville que de vouloir dépasser la mono-fonctionnalité de zones dédiées exclusivement au commerce", estime l'universitaire Arnaud Gasnier.

La stratégie est par ailleurs en ligne avec l’objectif gouvernemental de "zéro artificialisation nette" des sols, qui impose aux élus de compenser tout nouveau mètre carré artificialisé par un mètre carré "renaturé" à partir de 2050.

Rien n'est prévu en revanche pour "préserver les paysages de la publicité", regrette Benjamin Badouard, élu écologiste à la métropole de Lyon, dans le sud-est de la France.

«Sociabilité»

Cette France dite "moche" n'a pourtant pas que des détracteurs. L'anthropologue Eric Chauvier craint qu'on ne "sous-estime la valeur de sociabilité des entrées de villes, même écologiquement aberrantes".

Fabrice Raffin, universitaire en Picardie (nord), estime lui que ces formes urbaines restent "plébiscitées, surtout par les familles, par les jeunes", qui y voient un support "de leur quotidien, de leurs loisirs", un "repère pour leur identité".

En Seine-et-Marne, dans la banlieue est de Paris, Marlène Mouketo se rend toutes les trois semaines d'un coup de volant dans une zone commerciale pour "les magasins de vêtements, de bibelots", et parfois "le McDo".

"Il y a un manque en centre-ville. Tous les magasins sont partis", regrette la quinquagénaire. "C'est peut-être pas bien pour les champs, c'est pas écolo, mais c'est bien pour nous", plaide-t-elle.

A Vesoul, dans l'est de la France, le maire Alain Chrétien redoute, lui, que les crédits de l'Etat destinés à "revitaliser" son centre-ville soient désormais réaffectés "pour rénover les zones commerciales".

Reste aussi à voir la nature du lifting. "Verdir un parking tout en restant dans un lieu choisi pour son accessibilité automobile, ce n'est pas s'attaquer à un problème environnemental, c'est pratiquer du +greenwashing+", prévient le géographe Nicolas Lebrun.

Quant aux espaces naturels, "ce serait vraiment très bien mais c'est très difficile à court terme car les sols sont bousillés par trente années de parking", remarque Michel Jacod, de l'association France Nature Environnement.

Selon l'architecte Christine Leconte, l'un des plus gros freins sera sans doute "le conflit entre un foncier commercial propriété du privé et l'intérêt public de la fabrication de la ville".


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.