Les Etats-Unis prennent de nouvelles sanctions contre l'Iran

Le président iranien Ebrahim Raissi s'exprime lors d'une cérémonie de commémoration marquant le quatrième anniversaire de l'assassinat en 2020 du général des Gardes Qasem Soleimani dans la capitale Téhéran, le 3 janvier 2024 (Photo, AFP).
Le président iranien Ebrahim Raissi s'exprime lors d'une cérémonie de commémoration marquant le quatrième anniversaire de l'assassinat en 2020 du général des Gardes Qasem Soleimani dans la capitale Téhéran, le 3 janvier 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 03 février 2024

Les Etats-Unis prennent de nouvelles sanctions contre l'Iran

  • Le gouvernement américain a pris vendredi de nouvelles sanctions économiques et judiciaires contre l'Iran
  • Simultanément, le président Joe Biden a déclenché des frappes de représailles contre des forces pro-Iran en Syrie et en Irak

WASHINGTON: Le gouvernement américain a pris vendredi de nouvelles sanctions économiques et judiciaires contre l'Iran, au moment où ses forces armées ont conduit des frappes en Iran et en Syrie, visant les Gardiens de la Révolution de Téhéran et des groupes pro-iraniens.

Le ministre de la Justice Merrik Garland et le procureur fédéral pour la juridiction de Manhattan à New York, Damian Williams, ont annoncé des poursuites pour "terrorisme, contournement de sanctions, fraudes et blanchiment d'argent contre sept personnalités d'un réseau de blanchiment du pétrole et orchestré par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, organisation étrangère terroriste, et sa Force Qods", son unité d'élite.

Les Gardiens de la Révolution constituent l'armée idéologique du régime de Téhéran.

La justice américaine accuse dans un communiqué des responsables officiels iraniens et des cadres turcs d'un groupe énergétique d'Ankara de "blanchir et de vendre du pétrole iranien à des acheteurs liés à la Chine, la Russie et la Syrie pour financer la Force Qods, soutien du terrorisme de l'Iran".

Le parquet fédéral de Manhattan a annoncé en outre la "saisie de 108 millions de dollars que des sociétés des Gardiens de la Révolution tentaient de blanchir sur des comptes d'institutions financières américaines".

"L'Iran se sert des canaux de ventes de pétrole sur son marché noir pour financer ses activités criminelles, telles que son soutien aux Gardiens de la Révolution, au Hamas, au Hezbollah et à d'autres groupes terroristes affiliés", a déclaré le ministre Garland dans le communiqué.

Cyberattaques

Simultanément, le président Joe Biden a déclenché des frappes de représailles contre des forces pro-Iran en Syrie et en Irak, après la mort en Jordanie dimanche de trois militaires américains.

Vendredi matin, le Trésor américain avait rendu publiques de nouvelles sanctions contre des entreprises et personnalités iraniennes, ou leur apportant un soutien, impliquées dans la fabrication de drones de combat Shahed et dans des tentatives de cyberattaques sur des infrastructures aux Etats-Unis.

Les personnes physiques et morales sont accusées d'avoir des liens ou d'appartenir aux Gardiens de la Révolution.

Les cyberattaques avaient visé en 2021 un hôpital pédiatrique à Boston (nord-est) mais aussi plusieurs pays européens et Israël.

"Le ciblage délibéré d'infrastructures cruciales par des cyberacteurs iraniens est un acte inadmissible et dangereux (que) les Etats-Unis ne toléreront pas", a tonné dans un communiqué le sous-secrétaire au Trésor Brian Nelson.

Pour la production de drones Shahed, les sanctions ciblent des entreprises chinoises à Hong Kong.

Elles sont accusées d'avoir fourni des composants à des entreprises et personnes déjà visées par des sanctions américaines.

Les sanctions ciblent également une entreprise chinoise soupçonnée d'appartenir aux Gardiens de la Révolution et accusée d'avoir vendu pour plusieurs centaines de millions de dollars de matières premières iraniennes au nom du groupe China Oil and Petroleum Company.

Ces sanctions entraînent le gel de l'ensemble des avoirs détenus, directement et indirectement, aux Etats-Unis par les personnes et entreprises concernées ainsi que l'interdiction à toute entreprise ou personne basée aux Etats-Unis de réaliser des transactions financières avec ces personnes ou entités.


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.