Syrie: Un an après le séisme, l'ONU et des ONG déplorent un manque de fonds

Des garçons se tiennent près de tentes dressées près d'un bâtiment endommagé par le tremblement de terre du 6 février 2024 qui a dévasté le nord de la Syrie et de la Turquie, dans la ville de Jindayris, au nord-ouest de la province syrienne d'Alep, le 3 février 2024 (Photo, AFP).
Des garçons se tiennent près de tentes dressées près d'un bâtiment endommagé par le tremblement de terre du 6 février 2024 qui a dévasté le nord de la Syrie et de la Turquie, dans la ville de Jindayris, au nord-ouest de la province syrienne d'Alep, le 3 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 17 février 2024

Syrie: Un an après le séisme, l'ONU et des ONG déplorent un manque de fonds

  • La Syrie était déjà sous le choc d'une crise économique, mais «les séismes ont exacerbé la situation»
  • Selon Damas, le séisme a tué plus de 1 400 personnes dans les zones contrôlées par le gouvernement syrien

BEYROUTH: L'ONU et des ONG ont appelé mardi à une augmentation de l'aide allouée à la Syrie, un an après le séisme qui a secoué un pays déjà éprouvé par une guerre civile depuis 2011.

"Abstraction faite des milliards de dollars de dégâts, le bilan humain de cette catastrophe est incalculable. De nombreuses personnes restent déplacées à ce jour, attendant des solutions et un abri", ont déclaré deux hauts responsables de l'ONU dans un communiqué conjoint.

La Syrie était déjà sous le choc d'une crise économique, mais "les séismes ont exacerbé la situation", ont déclaré le coordonnateur résident en Syrie, Adam Abdelmoula, et le coordonnateur humanitaire régional pour la crise syrienne, Muhannad Hadi.

Le 6 février 2023, un puissant séisme de magnitude 7,8 et sa réplique ont tué près de 60 000 personnes en Turquie et en Syrie.

Selon Damas, le séisme a tué plus de 1 400 personnes dans les zones contrôlées par le gouvernement syrien, tandis que plus de 4 500 personnes sont mortes dans les zones tenues par les factions de l'opposition dans le nord-ouest du pays.

"Aujourd'hui, 16,7 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire. Ce chiffre choquant intervient avec sur fond de sombres perspectives de financement et alors que des conflits font rage à travers le monde", ont déclaré les responsables de l'ONU.

"Cette tendance doit être inversée de toute urgence", ont-ils déclaré.

"Notre Plan de réponse humanitaire 2023 disposait de ressources à un peu plus de 36% à la fin de l'année", ont-ils affirmé.

Plus de 265.000 personnes ont perdu leur domicile dans le nord-ouest de la Syrie lors du séisme, parmi lesquelles 43.000 n'ont pas encore regagné leurs foyers, selon l'ONU.

Le système de santé dans le nord-ouest syrien était déjà en difficulté avant le séisme, a indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué.

L'ONG International Rescue Committee (IRC) s'est alarmé des "besoins humanitaires catastrophiques" du pays, avertissant que la Syrie risquait de "devenir une crise oubliée".

En 2023, le programme d'aide pour la Syrie de l'IRC a enregistré un "déficit de financement de 62%, et la situation devrait s'aggraver" en 2024, a ajouté l'ONG.

"Nous exhortons la communauté internationale à ne pas oublier la Syrie", a exhorté Tanya Evans, directrice pour la Syrie de l'ONG.

La guerre civile en Syrie, déclenchée en 2011, a fait plus d'un demi-million de morts et ravagé les infrastructures du pays.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.