Impossible de remplacer l'Unrwa à Gaza, insiste le chef de l'ONU

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres (Photo, AFP).
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 09 février 2024

Impossible de remplacer l'Unrwa à Gaza, insiste le chef de l'ONU

  • Il n'est «pas possible» de remplacer l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza, a insisté jeudi le secrétaire général des Nations unies
  • Le Nicaragua a demandé à se joindre à la saisie par Pretoria de la Cour internationale de justice contre Israël

NATIONS UNIES: Il n'est "pas possible" de remplacer l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Gaza, a insisté jeudi le secrétaire général des Nations unies, alors que des donateurs importants ont suspendu leurs financements à cette agence dans la tourmente.

L'Unrwa est au centre d'une controverse depuis qu'Israël a accusé 12 de ses 30.000 employés régionaux d'implication dans l'attaque du 7 octobre menée par le groupe islamiste palestinien Hamas qui a entraîné la mort de 1.160 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En réaction, plusieurs pays, dont d'importants donateurs comme les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède ont annoncé suspendre leur financement à l'agence, laquelle s'est dite menacée de devoir cesser ses activités "d'ici fin février".

Alors que certains ont évoqué l'idée de rediriger les financements vers d'autres organisations de l'ONU, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a rejeté jeudi cette possibilité.

"Il n'est pas possible de remplacer le travail de l'Unrwa à Gaza", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"La colonne vertébrale de la distribution humanitaire de l'ONU à Gaza est constituée par les 3.000 employés de l'Unrwa dédiés aux réponses d'urgence", a-t-il insisté. L'Unrwa compte environ 13.000 employés dans la bande de Gaza, mais une grande partie étaient des enseignants ou médecins, pas directement impliqués dans l'aide humanitaire.

"Il n'y a aucune autre organisation présente à Gaza capable de répondre aux besoins", a martelé Antonio Guterres.

Et même si c'était possible, les employés de l'Unrwa dans le territoire palestinien étant payés, "pour des raisons historiques", un tiers de moins que ceux de l'Unicef ou du Programme alimentaire mondial, "cela demanderait une multiplication des ressources nécessaires", a-t-il noté.

Il a d'autre part expliqué avoir été "surpris" par la rapidité des suspensions de financements de l'Unrwa par les donateurs.

Saisie de la CIJ sur Israël: Le Nicaragua demande à se joindre à la procédure

Le Nicaragua a demandé à se joindre à la saisie par Pretoria de la Cour internationale de justice contre Israël, a annoncé jeudi la plus haute juridiction de l'ONU, Managua invoquant des "intérêts de nature juridique" dans l'affaire.

Managua a déposé sa requête le 23 janvier, ce que la CIJ, basée à La Haye, a confirmé jeudi.

"Dans sa demande d'autorisation d'intervenir, le Nicaragua déclare qu'il +a des intérêts de nature juridique qui découlent des droits et obligations imposés par la Convention sur le génocide à tous les Etats parties+", déclare la CIJ.

Managua indique que sa décision découle du "caractère universel à la fois de la condamnation du génocide et de la coopération requise +afin de libérer l'humanité d'un fléau aussi odieux+", indique le tribunal dans un communiqué.

Enquête interne

Une enquête interne de l'ONU est en cours concernant les employés mis en cause par Israël, dont l'Unrwa s'est séparé, et Antonio Guterres a nommé une commission indépendante pour évaluer la "neutralité" de l'agence et faire des recommandations pour améliorer son fonctionnement le cas échéant.

"J'espère que les pays reconnaîtront ces efforts et que le problème sera rapidement résolu", a indiqué le secrétaire général.

Interrogé sur la rapidité avec laquelle l'Unrwa avait, à sa demande, mis un terme au contrat des employés mis en cause, il a assuré qu'il ne pouvait pas "prendre le risque de ne pas agir immédiatement" compte tenu de la gravité d'accusations "crédibles". Mais que l'enquête pourrait éventuellement corriger ces décisions si nécessaires.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.