Frankly Speaking: Pourquoi l'Espagne se distingue dans sa défense de la Palestine

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a indiqué que si l'Europe continuait à tergiverser dans son soutien aux Palestiniens, l'Espagne, « en tant que pays souverain », « prendrait ses propres décisions » (Photo, AN).
Le ministre espagnol des Affaires étrangères a indiqué que si l'Europe continuait à tergiverser dans son soutien aux Palestiniens, l'Espagne, « en tant que pays souverain », « prendrait ses propres décisions » (Photo, AN).
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Publié le Dimanche 11 février 2024

Frankly Speaking: Pourquoi l'Espagne se distingue dans sa défense de la Palestine

  • Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares, indique que Madrid prendra sa propre décision si l'Europe continue à hésiter dans son soutien
  • L'Espagne soutient la solution de deux États avec un corridor terrestre reliant la bande de Gaza et la Cisjordanie et Jérusalem-Est comme capitale

DUBAΪ: Le ministre espagnol des Affaires étrangères a indiqué que si l'Europe continuait à tergiverser dans son soutien aux Palestiniens, l'Espagne, « en tant que pays souverain », « prendrait ses propres décisions ».

Jose Manuel Albares a également déclaré que la paix au Moyen-Orient ne pouvait être obtenue que par la création d'un État palestinien, reliant Gaza et la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Le diplomate espagnol, qui occupe le poste de ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la coopération depuis 2021, a tenu ces propos dans l'émission d'actualité d'Arab News « Frankly Speaking ».

Selon Albares, si les 27 États membres de l'Union européenne « souhaitent tous la paix » au Moyen-Orient, il existe des « nuances » dans la manière dont ils envisagent sa concrétisation.

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares (Photo, AN).

Pour l'Espagne, cependant, la position est « très claire ». Elle souhaite un arrêt immédiat du conflit entre Israël et le Hamas, un accès humanitaire illimité à la bande de Gaza et la mise en œuvre de la « solution à deux États ».

« Nous appelons à un cessez-le-feu permanent, à la libération immédiate des otages, à l'accès immédiat de l'aide humanitaire et à une conférence de paix qui servira de cadre à la mise en œuvre de la solution à deux États », a précisé Albares.

« En fin de compte, nous savons tous que tant que le peuple palestinien n'aura pas d'État, il n'y aura pas de Moyen-Orient stable ».

« Et nous sommes tous conscients que la véritable solution à cette situation au Moyen-Orient et pour une paix définitive est un État avec la Cisjordanie et Gaza sous une seule autorité palestinienne, relié par un corridor avec une sortie vers la mer et avec la capitale à Jérusalem-Est ».

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares (Photo, AN).

Décrivant la solution comme « juste et équitable » pour le peuple palestinien, Albares a déclaré que le modèle à deux États offrait à Israël la « meilleure garantie » d'assurer sa sécurité intérieure et d'éviter une conflagration régionale plus large.

Cependant, dans son rôle de coordinateur de l'engagement de l'Espagne auprès de l'Union européenne, Albares a reconnu que la proposition en était encore au stade du « dialogue », alors que le bloc cherche un moyen d'avancer en tant qu'unité collective.

Il a également noté la « préoccupation croissante » dans le Sud global - un terme souvent utilisé pour désigner les économies en développement du monde - concernant la réponse hésitante de l'Union à la crise de Gaza par opposition à son alignement ferme sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

« C'est pourquoi il est si important, et je l'explique toujours à mes collègues européens, que nous maintenions la même position : Suivre la Charte des Nations unies et ses principes, qu'il s'agisse de l'Ukraine, sur laquelle nous avons une position claire, très claire », a affirmé Albares à Katie Jensen, animatrice de l'émission « Frankly Speaking ».

« Tout pays a le droit de se défendre contre une attaque terroriste, Israël aussi, mais il faut le faire dans le respect du droit humanitaire international ».

« Il doit y avoir une différence entre les cibles terroristes et le bombardement d'hôpitaux, d'écoles, de lieux de prière, de sièges des Nations unies. Il en va de même pour les réfugiés. Peu importe la couleur de leur peau, leur religion, leur genre, ils sont tous les mêmes et ils méritent tous notre protection ».

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Des Palestiniens blessés lors du bombardement israélien de la bande de Gaza sont soignés dans un hôpital de Deir al Balah, dans la bande de Gaza, le 10 février 2024 (Photo, AP).

S'adressant à Arab News depuis Riyad, lors d'une tournée officielle dans trois pays du Golfe, Albares a déclaré que l'Espagne partageait l'opinion de ses hôtes arabes, les discussions ayant inévitablement tourné autour du conflit à Gaza et de ses ramifications régionales plus larges.

 Albares a fait l'éloge de son homologue saoudien, le prince Faisal ben Farhane Al-Saud, pour son « rôle exceptionnel » dans la recherche de la paix dans la région.

« Nous avions besoin d'un grand moment d'unité euro-arabe et nous avons discuté de la possibilité d'unir nos forces pour garantir le retour définitif de la paix au Moyen-Orient », a-t-il déclaré.

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères Albares a félicité son homologue saoudien (Photo, Fournie).

« C'est ce que nous appelons de nos vœux et nous ne cesserons de le faire. Ma tournée dans la région, à Riyad, dans les Émirats, est porteuse de ce message et, à moyen et à long terme, nous avons besoin de l'État de Palestine ». En attendant, Albares a affirmé que le besoin le plus pressant pour les habitants de Gaza était d'augmenter la quantité d'aide humanitaire autorisée à entrer dans l'enclave palestinienne assiégée.

« Nous n'allons pas cesser de réclamer un cessez-le-feu permanent. Ce dont nous avons besoin à très court terme, c'est d'un cessez-le-feu permanent, de la libération immédiate des otages et de l'accès immédiat de l'aide humanitaire », a-t-il souligné.

L'acheminement de l'aide, déjà réduit à un filet d'eau par les contrôles frontaliers onéreux d'Israël, a été encore plus entravé par les récentes allégations portées contre le personnel de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui s'occupe des réfugiés palestiniens.

Selon les preuves communiquées aux Nations unies par les services de renseignement israéliens, douze membres du personnel de l'UNRWA à Gaza ont participé activement à l'attaque du 7 octobre menée par le Hamas contre le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1 200 personnes et l'enlèvement de 240 autres, déclenchant ainsi le conflit actuel.

En réponse à ces accusations, les États-Unis et d'autres donateurs importants de l'UNRWA ont suspendu leur financement à l'agence, qui pourrait être contrainte d'interrompre ses opérations dans toute la région d'ici la fin du mois, à moins que les dons ne reprennent.

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Des soldats israéliens opèrent à côté du siège de l’UNRWA dans la bande de Gaza, le 8 février 2024 (Photo, Reuters).

Interrogé sur la véracité des accusations ou sur la justification des suspensions de financement, Albares a précisé que douze personnes sur 30 000 employés, dont aucune n'avait de lien avec la direction de l'UNRWA, constituaient un « nombre négligeable »

« Douze personnes sont accusées, nous prenons cela très au sérieux et nous examinons les conclusions de l'enquête », a-t-il dit, se référant à la propre enquête interne de l'agence des Nations unies.

« Mais l'UNRWA est indispensable. Il n'y a pas de substitut à l'UNRWA. Il s'occupe de millions de réfugiés à Gaza. Et dans beaucoup d'autres endroits - au Liban, en Jordanie, en Cisjordanie - et ce qu'ils font à Gaza est absolument fondamental ».

Compte tenu du rôle essentiel joué par l’UNRWA, Albares a déclaré que des millions de personnes qui dépendent de son soutien ne seraient pas nourries si le financement n'était pas rétabli. C'est pourquoi l'Espagne a l'intention d'augmenter sa contribution à l'UNRWA afin d'éviter que l'agence ne s'effondre.

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Des Palestiniens passent devant un employé de l'UNRWA dans le camp de réfugiés d'Aida à Bethléem, en Cisjordanie occupée par Israël, le 5 février 2024 (Photo, Reuters).

« L'UNRWA fournit de la nourriture et de l'aide d'urgence aux réfugiés. S'il échoue, s'il n'est pas suffisamment financé d'un jour à l'autre, il ne sera pas en mesure de nourrir ces gens », a expliqué Albares.

« C'est pourquoi nous avons décidé d'augmenter notre contribution à environ 3,5 millions d'euros, afin de nous assurer que l'UNRWA puisse fonctionner, et c'est ce que j'explique à tous mes collègues européens ».

L'Espagne n'est pas la seule nation européenne à renforcer son soutien à l'UNRWA. L'Irlande et la Norvège ont également renouvelé leur engagement envers l'agence.

Toutefois, ces pays ne peuvent à eux seuls combler l'énorme déficit créé par la suspension du financement américain, qui contribuait à hauteur de 300 à 400 millions de dollars par an. Sans ce financement, Albares a déclaré que la région « se dirigeait vers une véritable catastrophe humanitaire »

« Nous y sommes déjà. Près de 30 000 Palestiniens, des civils, sont morts. C'est une catastrophe. Mais nous parlons ici de quelque chose d'impensable : la faim à Gaza » a-t-il dit.

« Et nous pouvons l'éviter si nous continuons à fournir un financement suffisant. C'est pourquoi nous augmentons notre aide. Nous montrons notre engagement envers les réfugiés palestiniens de Gaza ».

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares (Photo, AN).

Conscient du risque de détournement des dons, Albares a déclaré que l'Espagne avait mis en place un processus de « sélection très strict » pour tous les pays auxquels elle envoie de l'aide, ajoutant que l'argent destiné à la Palestine était « utilisé à bon escient ».

Il a exhorté les pays à reverser leurs dons, soulignant que l'UNRWA et l'ONU n'ont pas essayé de « cacher quoi que ce soit ».

« Ils ont mené leur propre enquête et ont également demandé une enquête indépendante, je pense donc qu'ils font preuve de bonne volonté. Attendons que ces enquêtes soient menées à bien », a-t-il ajouté

« En attendant, suivons ce que le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé de ses vœux. Continuons à financer l'UNRWA ».

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Washington abat un drone iranien mais les discussions restent programmées

L’armée américaine a abattu le 3 février 2026 un drone iranien qui s’était approché de manière « agressive » du porte-avions Abraham Lincoln, ci-dessus, dans la mer d’Arabie. (Photo d’archives US Navy/AFP)
L’armée américaine a abattu le 3 février 2026 un drone iranien qui s’était approché de manière « agressive » du porte-avions Abraham Lincoln, ci-dessus, dans la mer d’Arabie. (Photo d’archives US Navy/AFP)
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  • Un avion américain a abattu un drone iranien près d’un porte-avions dans la mer d’Arabie, tandis que des incidents impliquant des navires ont ravivé les tensions entre Washington et Téhéran
  • Malgré ces incidents, les discussions entre les États-Unis et l’Iran restent prévues, avec des efforts diplomatiques intensifs menés par des pays médiateurs de la région

WASHINGTON: Un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie, mais les discussions prévues en fin de semaine entre les deux pays sont maintenues selon la Maison Blanche.

Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions.

Dans ce contexte fébrile, deux incidents se sont produits mardi dans les eaux du Moyen-Orient.

Un avion de combat du porte-avions Abraham Lincoln a abattu le drone "en état de légitime défense et pour protéger le porte-avions et le personnel à bord", a expliqué le porte-parole du commandement américain pour la région (Centcom), le capitaine Tim Hawkins.

Ce navire a récemment été déployé dans le Golfe par le président Donald Trump, décidé à accentuer la pression sur l'ennemi iranien au moment où celui-ci étouffait les manifestations et à qui il veut arracher un accord sur le nucléaire.

Le Centcom a également confirmé que deux bateaux armés iraniens et un drone s'étaient approchés "à grande vitesse" d'un pétrolier sous pavillon américain, le Stena Imperative, et "menaçaient de l'aborder et le saisir".

Un destroyer américain a porté assistance au pétrolier, avec le soutien de l'armée de l'air, et l'a escorté hors de danger, selon la même source.

L'agence de presse iranienne Fars avait auparavant indiqué qu'un navire, entré "illégalement" dans le détroit d'Ormuz et "dans les eaux territoriales iraniennes", avait été "averti" et avait "immédiatement quitté la zone.

Téhéran a récemment menacé de bloquer le détroit, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, en cas d'attaque américaine.

- Efforts "très intenses" -

Malgré ces incidents, les pourparlers "restent programmés pour l'instant", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, alors que ces derniers jours, les deux pays ont semblé vouloir donner une chance à la diplomatie.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour des négociations directes avec les Etats-Unis, rejetant néanmoins toutes "demandes déraisonnables".

Une source arabe proche du dossier a indiqué à l'AFP que ces discussions auraient "probablement" lieu vendredi, en Turquie.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a toutefois souligné que si des pourparlers étaient bien prévus "dans les prochains jours", la date et le lieu précis faisaient toujours l'objet de "consultations".

"Tant la Turquie que Oman et d'autres pays de la région se sont montrés disposés à accueillir les pourparlers", a relevé le ministère, relayé par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Si le dialogue aboutit, "super". Mais dans le cas contraire, "de mauvaises choses se produiraient probablement", a prévenu le président Trump.

Abbas Araghchi a multiplié mardi les consultations avec ses homologues de la région. Il s'est entretenu successivement avec ses homologues du Qatar, de la Turquie, d'Oman et du Koweït.

Les efforts diplomatiques se "poursuivent de manière très intense", a affirmé le Qatar.

Quant à l'émissaire américain Steve Witkoff, il a rencontré à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui l'a mis en garde, l'Iran ayant selon lui "prouvé de manière répétée que l'on ne pouvait pas faire confiance à ses promesses".

- Nucléaire -

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accentuées après le mouvement de contestation iranien, déclenché par des manifestations contre le coût de la vie.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a recensé plus de 50.000 personnes arrêtées et a pu confirmer 6.872 morts, en grande majorité des manifestants.

Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17.000 décès en cours d'examen.

Mardi, Paris a estimé que les discussions irano-américaines devraient viser à mettre fin à la "répression" de Téhéran, "avant de "traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes".

Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.

Des négociations avec les Etats-Unis s'étaient tenues au printemps 2025, avant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, mais avaient notamment achoppé sur la question de l'enrichissement d'uranium.

Abbas Araghchi a indiqué dimanche sur CNN qu'un accord était "possible" mais dit attendre une levée des sanctions contre son pays, qui a exclu de discuter de ses capacités de défense et balistiques.


Iran : l'UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
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  • Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE ont classé les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste suite à la répression sanglante des manifestations en Iran
  • L’UE a également sanctionné 21 responsables iraniens, avec interdiction d’entrée sur le territoire et gel de leurs avoirs

BRUXELLES: Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une "organisation terroriste", après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

"+Terroriste+, c'est bien ainsi que l'on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang", a aussitôt réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a assuré de son côté Mme Kallas, en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

Ces derniers ont donné leur feu vert à l'inscription des Gardiens iraniens dans la liste de l'UE recensant les organisations terroristes. Les Européens rejoignent ainsi d'autres pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie.

La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.

Les Européens ont aussi décidé jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l'UE.

Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.


Trump dit qu'il "semble" que le Hamas va se désarmer

Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme que le Hamas « semble » prêt à se désarmer, une étape clé de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza
  • La deuxième phase de la trêve prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif israélien et le déploiement d’une force internationale

WASHINGTON : Donald Trump a dit jeudi qu'il "semblait" que le mouvement palestinien Hamas allait "se désarmer", ce qui est l'une des étapes cruciales prévues dans son plan de règlement du conflit à Gaza.

"Beaucoup de gens disent qu'ils ne se désarmeront jamais. Il semble qu'ils vont se désarmer", a déclaré le président américain pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Il a également relevé que le Hamas "nous a aidé avec les corps, leur rapatriement et sa famille est très reconnaissante", faisant référence au rapatriement des restes du dernier otage israélien du 7-Octobre, Ran Gvili, à qui Israël a rendu hommage mercredi lors de funérailles nationales.

Pour sa part, l'émissaire spécial Steve Witkoff s'est félicité que "nous ayons chassé les terroristes de là-bas et ils vont se démilitariser".

"Ils le feront parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils vont abandonner. Ils vont abandonner les AK-47", a-t-il ajouté.

La veille, le Hamas s'était dit prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible.

Aux termes du plan du président américain pour mettre fin à la guerre de Gaza, un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) doit administrer provisoirement le territoire palestinien sous la houlette du "Conseil de paix" présidé par M. Trump lui-même.

La deuxième phase de la trêve entrée en vigueur le 10 octobre dernier prévoit entre autres le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.