Plus d'un élève par classe en moyenne victime de harcèlement

Plus d'un élève par classe est en moyenne victime de harcèlement scolaire selon les résultats d'une grande enquête nationale révélés par la ministre de l'Education nationale Nicole Belloubet, lundi. (AFP)
Plus d'un élève par classe est en moyenne victime de harcèlement scolaire selon les résultats d'une grande enquête nationale révélés par la ministre de l'Education nationale Nicole Belloubet, lundi. (AFP)
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Publié le Lundi 12 février 2024

Plus d'un élève par classe en moyenne victime de harcèlement

  • 5% des écoliers du CE2 au CM2, 6% des collégiens et 4% des lycéens sont considérés comme victimes de harcèlement, selon l'enquête
  • Cours d'empathie, confiscation du portable, exclusion des élèves harceleurs sur les réseaux sociaux: l'exécutif a affirmé faire de la lutte contre le harcèlement scolaire sa «priorité absolue» pour la rentrée

REIMS: Plus d'un élève par classe est en moyenne victime de harcèlement scolaire selon les résultats d'une grande enquête nationale révélés par la ministre de l'Education nationale Nicole Belloubet, lundi.

L'enquête menée en novembre 2023, dans le sillage d'un plan interministériel contre le harcèlement scolaire, a démontré que 5% des écoliers du CE2 au CM2, 6% des collégiens et 4% des lycéens sont considérés comme victimes de harcèlement, a précisé la nouvelle ministre lors de son premier déplacement, dans un collège de Reims.

"C'est un véritable fléau qu'il nous faut absolument réguler", a déclaré la ministre à la presse.

"Un élève ne doit pas venir dans son établissement scolaire la peur au ventre, mais au contraire le sourire aux lèvres", a encore ajouté Mme Belloubet, qui au cours de sa visite au collège Robert-Schuman, a échangé avec l'équipe du programme de lutte contre le harcèlement de l'établissement.

Uniforme à l'école: contre les discriminations, "il faut tout tenter", dit Belloubet

La nouvelle ministre de l'Education nationale, Nicole Belloubet, épinglée par la presse pour des critiques anciennes formulées contre l'uniforme à l'école, a nuancé son propos lundi, jugeant que l'expérimentation lancée par l'exécutif pouvait être "un moyen d'aider les élèves" et "éviter les discriminations".

"Je pense que si c'est un moyen d'aider nos élèves, si c'est un moyen d'éviter des discriminations, il faut tout tenter. Une expérimentation est en cours, elle sera évaluée", a déclaré la ministre à la presse, à l'issue de son premier déplacement dans un collège de Reims, consacré à la lutte contre le harcèlement scolaire.

L'ex-ministre de la Justice, qui a exercé les fonctions de rectrice dans les années 2000, avait jugé dans une publication en 2016 que "la restauration de l'autorité ou le port de la blouse" étaient des "fariboles", des déclarations qui paraissent la mettre en porte à faux avec la ligne défendue par Emmanuel Macron et Gabriel Attal.

Fariboles? "C'est un très joli mot et je trouve que les personnes qui ont happé ce mot dans cet article n'ont sûrement pas du tout lu l'article", a déclaré lundi la ministre.

Interrogé la semaine dernière sur France 2, le Premier ministre avait assuré que ses ministres étaient "totalement alignés" sur ses positions.

Accusée par des personnalités de LR et du RN de "laxisme" au ministère de la Justice, voire de complaisance à l'islamisme au moment de l'affaire Mila, une adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l'islam, Mme Belloubet a été comparée depuis sa nomination à l'ex-ministre de l'Education nationale Pap Ndiaye devenu la cible incessante des oppositions de droite qui y voyaient un promoteur du communautarisme.

"J'ai beaucoup d'amitié pour Pap Ndiaye. Je ne suis pas Pap Ndiaye, parce que nous nous sommes chacun forgés avec nos propres convictions", a déclaré Nicole Belloubet.

"Nous devons donc tout faire pour aider les élèves et accompagner les enseignants pour obtenir des résultats scolaires meilleurs. Je suis pleinement engagé dans cette mission qui est celle du président de la République", a-t-elle ajouté.

"J'ai pour l'école l'ambition à la fois de l'existence de règles, du respect de ces règles, du respect des enseignants", a-t-elle encore dit.

Sur l'instauration de groupes de niveaux au collège, une mesure dudit "choc des savoirs" impulsé par Gabriel Attal mais qui suscite un fort rejet dans la communauté éducative, Nicole Belloubet s'est bornée à affirmer son souhait "d'entrer dans un dialogue sérieux et soutenu avec l'ensemble des représentants des professeurs, des chefs d'établissement, des corps d'inspection".

"En milieu scolaire, le harcèlement est le fait, pour un élève ou un groupe d’élèves, de faire subir de manière répétée à un camarade des propos ou des comportements négatifs voire violents", expose le service statistique de l'Education nationale, qui a exploité un échantillon représentatif de 17 000 questionnaires soumis à un total de 7,5 millions d'élèves du CE2 à la terminale.

Les conclusions de l'étude révèlent qu'une part non-négligeable des élèves doit faire l’objet d’une vigilance accrue face au risque de harcèlement, soit 19% des écoliers du CE2 au CM2, 6% des collégiens et 5% des lycéens.

Cette vaste enquête sera désormais menée chaque année sous la forme d'un "baromètre annuel du harcèlement en milieu scolaire" destiné à suivre l'évolution de ce phénomène, a annoncé la nouvelle ministre de l'Education.

En cas de découverte d'une situation à risques via le questionnaire, "une nouvelle auto-évaluation individuelle au cours de laquelle l’anonymat sera levé, avec l’accord des parents" sera décidée, a précisé le ministère de l'Education nationale.

Le gouvernement a dévoilé fin septembre un plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire, promettant une "mobilisation générale" contre ce "phénomène massif".

Cours d'empathie, confiscation du portable dans les cas graves, exclusion des élèves harceleurs sur les réseaux sociaux: l'exécutif a affirmé faire de la lutte contre le harcèlement scolaire sa "priorité absolue" pour la rentrée 2023 après une série de drames comme le suicide de la jeune Lindsay dans le Pas-de-Calais ou d'un adolescent, Nicolas, dans les Yvelines.

Les chiffres dévoilés lundi sont à mettre au regard d'un précédent chiffrage abondamment relayé par la presse et les responsables politiques faisant état d'une moyenne d'un élève sur 10 concerné par le harcèlement scolaire.


Liban: Barrot réplique à l'ambassadeur israélien à Washington

Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
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  • S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations"
  • Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

BERLIN: Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias.

S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien.

Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

"Il est apparemment déterminé à réduire au maximum le nombre de pays partenaires dont le Liban aura besoin pour se redresser", a-t-il encore grincé, en marge de la conférence internationale sur le Soudan à Berlin.

Il a aussi suggéré au diplomate israélien de se tenir éloigné "des micros et des caméras de télévision".

Sur le fond, il s'est dit "satisfait" que le gouvernement israélien ait répondu  "à la demande de la France" en saisissant "la main tendue" par Beyrouth afin de "parvenir à consolider un cessez-le-feu, à engager de manière coordonnée un processus de désarmement du Hezbollah, puis à régler le différend qui oppose les deux pays depuis des décennies".

Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, en particulier depuis que la France a reconnu un Etat palestinien.

 

 


Interpellation en Espagne de Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat

Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
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  • Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix
  • Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille

MARSEILLE: Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

L'homme de 39 ans, au lourd cursus délinquant, était en fuite et a été condamné en son absence par la cour d'assises d'Aix-en-Provence à une peine de 25 ans de réclusion pour son implication dans un double assassinat commis en 2019 sur fond de rivalités entre trafiquants de drogue.

Les circonstances de son interpellation n'ont pas été précisées.

Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix.

Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille mais qui a progressivement étendu son influence, Amine Oualane, a bénéficié d'un acquittement.

Le quotidien La Provence rapportait par ailleurs fin 2024 l'implication de Walid Bara dans un trafic de stupéfiants implanté dans le 15e arrondissement de Marseille. Identifié comme le "patron" de ce trafic, le cas de Walid Bara avait néanmoins été disjoint d'un procès fin 2024.

Interpellé en juillet 2021 et mis en examen dans quatre affaires dont trois de règlements de comptes, il avait été remis en liberté en mai 2024 après une succession de vices de procédure, selon le quotidien.


Armement: Macron et le président indonésien Prabowo discutent d'un renforcement des liens dans la défense

Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
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  • Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou
  • L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France

JAKARTA: Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi.

Prabowo Subianto a été reçu mardi par son homologue Emmanuel Macron à l'Elysée, et ont "discuté du renforcement de la coopération stratégique", selon un communiqué du gouvernement indonésien.

"Cela inclut l'acquisition d'équipements militaires et le renforcement de l'industrie de la défense", précise le document, citant la France comme un partenaire stratégique de l'Indonésie en Europe.

Les dirigeants sont également convenus de coopérer en matière de "transition énergétique et de développement des énergies nouvelles et renouvelables", peut-on y lire.

Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou.

L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto, l'Indonésie cherche à rajeunir son équipement militaire vieillissant.

Lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Jakarta l'année dernière, le ministre français des Armées de l'époque, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'Indonésie avait signé une lettre d'intention pour l'achat de nouveaux avions Rafale à la société française Dassault Aviation, sans préciser les chiffres ni le calendrier.

Selon lui, l'Indonésie s'est également engagée à acheter des frégates légères et des sous-marins Scorpène, ainsi que des obusiers Caesar et des munitions au groupe franco-allemand KNDS.

Lundi, le président indonésien s'est entretenu pendant cinq heures avec Vladimir Poutine au Kremlin, d'où il s'est envolé directement pour Paris, selon la même source.

Les deux ont discuté du "renforcement de leur partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales et du développement industriel national".

Prabowo Subianto, qui s'est récemment rendu en Corée du Sud et au Japon, multiplie les visites à l'étranger.

Jakarta défend une position diplomatique non alignée. Le pays a rejoint l'an dernier le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents, aux côtés de la Chine et de la Russie. L'Indonésie fait également partie du "Conseil de Paix" de Donald Trump.