Conseil constitutionnel, d'Etat: Wauquiez déplore «une interprétation très idéologique» du droit

Pour Laurent Wauquiez, «ce qui menace l’État de droit, c’est l’explosion de la violence, le chaos migratoire, la folie administrative qui oblige nos agriculteurs à aller dans la rue pour se faire entendre» (Photo, AFP).
Pour Laurent Wauquiez, «ce qui menace l’État de droit, c’est l’explosion de la violence, le chaos migratoire, la folie administrative qui oblige nos agriculteurs à aller dans la rue pour se faire entendre» (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 février 2024

Conseil constitutionnel, d'Etat: Wauquiez déplore «une interprétation très idéologique» du droit

  • Wauquiez avait suscité la polémique en janvier en épinglant la décision du Conseil constitutionnel de censurer en partie la loi immigration, «un coup d'Etat de droit» selon lui
  • Dans ce cas, «le Parlement devrait pouvoir avoir le dernier mot avec une majorité qualifiée des 3/5e», plaide-t-il

PARIS: Le président (LR) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez déplore dans le Journal du Dimanche "une interprétation très idéologique de notre droit", notamment par le Conseil constitutionnel ou le Conseil d'Etat, estimant que cela instaure un "régime de l'impuissance" en France.

Pour M. Wauquiez, "ce qui menace l’État de droit, c’est l’explosion de la violence, le chaos migratoire, la folie administrative qui oblige nos agriculteurs à aller dans la rue pour se faire entendre".

"En un mot, c’est le régime de l’impuissance. Et ce qui devrait choquer les républicains authentiques, c’est qu’une interprétation très idéologique de notre droit nous empêche de réagir", dénonce-t-il.

Et d'insister: "entre les jurisprudences des Cours suprêmes, les décisions des autorités administratives, les pressions des minorités actives, tout concourt à aller dans la même direction : l’affaissement de l’autorité, des contraintes toujours plus lourdes sur nos entreprises, l’installation du multiculturalisme sur la base de principes dont on est fondé à se demander s’ils sont guidés par le droit ou par une idéologie politique."

M. Wauquiez avait suscité la polémique en janvier en épinglant la décision du Conseil constitutionnel de censurer en partie la loi immigration, "un coup d'Etat de droit" selon lui.

Dans ce cas, "le Parlement devrait pouvoir avoir le dernier mot avec une majorité qualifiée des 3/5e", plaide-t-il, en pointant que le texte avait été voté  "par les deux tiers du Parlement" et était souhaité "par une immense majorité de Français".

Y voyant une "dangereuse atteinte à la liberté d’expression" et une possible "dérive illibérale", le président de la Région Aura a également fustigé la décision du Conseil d'Etat, qui a enjoint l'Arcom - le gendarme des médias - de vérifier que CNews respecte "ses obligations en matière de pluralisme et d'indépendance de l'information".

Plus généralement, "on a multiplié les verrous en créant des autorités administratives indépendantes qui sont autant de féodalités juridiques qui ne répondent plus à personne et créent leurs règles qui s’imposent à tous", s'agace-t-il, y voyant une menace pour "notre démocratie".

Celui qui nourrit des ambitions pour la présidentielle de 2027 assure que sa "force" est de connaître "parfaitement les rouages de la machine et ce qui a fini par la bloquer". "Et c’est parce que je les connais que je peux les déverrouiller", martèle l'énarque et normalien.


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.