Fin de la grève à la tour Eiffel, rouverte ce dimanche après six jours de fermeture

Cette photographie montre les files vides devant la Tour Eiffel lors d'une grève du personnel, sur la gestion financière du monument par la ville, fermant le monument au public pendant la deuxième semaine des vacances scolaires, à Paris le 20 février 2024 (Photo, AFP).
Cette photographie montre les files vides devant la Tour Eiffel lors d'une grève du personnel, sur la gestion financière du monument par la ville, fermant le monument au public pendant la deuxième semaine des vacances scolaires, à Paris le 20 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 24 février 2024

Fin de la grève à la tour Eiffel, rouverte ce dimanche après six jours de fermeture

  • Les salariés de la tour Eiffel, en grève pendant cinq jours pour contester le modèle économique du site et s'inquiéter de sa «dégradation», ont mis fin samedi à leur mouvement
  • Le personnel a obtenu d'être associé «dès la semaine prochaine» à un «dialogue direct avec la mairie de Paris» portant sur le «modèle économique général» de la tour

PARIS: Les salariés de la tour Eiffel, en grève pendant cinq jours pour contester le modèle économique du site et s'inquiéter de sa "dégradation", ont mis fin samedi à leur mouvement, ouvrant la voie à la réouverture au public dimanche du monument emblématique, l'un des plus visités au monde.

Le personnel a obtenu d'être associé "dès la semaine prochaine" à un "dialogue direct avec la mairie de Paris" portant sur le "modèle économique général" de la tour, et a donc voté la fin de la grève "à l'unanimité", a indiqué dans un communiqué l'intersyndicale CGT-FO du monument.

La réouverture ne sera effective que dimanche matin, le temps que l'équipe technique remette les ascenseurs en route en vue d'un "accueil en toute sécurité", ont souligné les syndicats.

L'accord de sortie de grève prévoit que "les parties feront régulièrement un point de suivi du modèle économique" et des travaux à mener dans la tour, "à travers une instance qui se réunira tous les six mois", a précisé de son côté la direction de la Société d'exploitation de la tour Eiffel (Sete).

Ces réunions devront notamment permettre le suivi du nouveau contrat devant lier à l'avenir la Sete et la mairie de Paris, dans le cadre d'une délégation de service public.

Ce document, un avenant à l'actuel contrat, doit être soumis en mai au conseil de Paris. Il prévoit une hausse de 20% des tarifs d'entrée, un retour à l'équilibre financier "dès 2025", et 145 millions d'euros d'investissements supplémentaires pour des travaux d'entretien du monument, avec notamment la poursuite de la 20e opération visant à repeindre entièrement la tour, inaugurée il y a 135 ans.

«Attachement affectif»

"Pour s'assurer de la bonne tenue de ces engagements, les représentants des salariés veulent s'assurer de pouvoir y jeter un oeil régulièrement, ce qui n'est pas une demande illégitime", a commenté auprès de l'AFP le président de la Sete (et élu parisien) Jean-François Martins.

Ce conflit, qui aura entraîné six jours de fermeture, survient après "trois années compliquées" pour les quelque 360 salariés, a relevé M. Martins: la crise du Covid-19 puis d'importants travaux "ont généré des inquiétudes, et cela nécessitait sans doute des explications sur ce nouvel avenant, qui permet de retrouver confiance dans l'avenir", a-t-il ajouté.

"Une phase de dialogue s'installe, on va voir ce qu'elle donne", a commenté de son côté Stéphane Dieu, le délégué syndical CGT, pour qui ce conflit s'explique en partie par "l'attachement affectif" des salariés à la tour et leur "fierté" d'y travailler et de la défendre.

Dans son communiqué, la Sete a "renouvelé ses excuses" aux quelque 100.000 visiteurs qui ont "trouvé portes closes" depuis lundi. Ces derniers seront "automatiquement et intégralement remboursés dans les meilleurs délais", a-t-elle précisé.

Si elle avait perduré au-delà de dimanche après-midi, cette grève aurait été la plus longue de l'histoire récente de la tour. A l'automne 1998, le monument était resté fermé six jours et demi.

Le conflit en cours avait déjà entraîné sa fermeture le 27 décembre, jour du centième anniversaire de la disparition de son architecte Gustave Eiffel.

L'équilibre économique de la tour Eiffel, qui a retrouvé en 2023 une fréquentation supérieure à ce qu'elle était avant la pandémie de Covid, avec 6,3 millions de visiteurs, a été fragilisé par quelque 130 millions d'euros de manque à gagner lors des deux années de crise sanitaire (2020 et 2021).

Pour faire face, la Sete a été recapitalisée à hauteur de 60 millions d'euros en 2021. Mais aux pertes de recettes s'est ajoutée une ardoise équivalente (environ 130 millions d'euros) de surcoûts de travaux de rénovation, principalement liés à l'actuelle campagne de peinture, compliquée par la découverte de traces de plomb.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.