Douanes algériennes: vers des mutations stratégiques?

Les douanes algériennes. (Photo fournie).
Les douanes algériennes. (Photo fournie).
Les douanes algériennes. (Photo fournie).
Les douanes algériennes. (Photo fournie).
Les douanes algériennes. (Photo fournie).
Les douanes algériennes. (Photo fournie).
La Direction générale des douanes en Algérie. (Photo fournie).
La Direction générale des douanes en Algérie. (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 22 février 2024

Douanes algériennes: vers des mutations stratégiques?

  • Les douanes algériennes aspirent à devenir «un pôle régional de formation douanière», avec une formation dispensée dans les écoles douanières algériennes, notamment à destination des agents des pays à l’échelle continentale
  • L’utilisation d’un nouveau système informatique, inauguré en novembre 2023, a permis le traitement des déclarations de douane de façon plus fluide et élargie

PARIS: Abdelhafid Bakhouche, le directeur général des douanes algériennes, a annoncé que ses services vont faire face à des défis. «Le corps des douanes connaîtra des mutations stratégiques importantes visant la réalisation de plusieurs objectifs, dont la création d'un système de gestion basé sur la planification prospective et l'évaluation de la réalisation des objectifs impliquant des indicateurs de mesure de la performance», a-t-il indiqué lors de son allocution lors de la Journée internationale des douanes, en janvier dernier.

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Les douanes algériennes. (Photo fournie).

Pour assurer cette transformation, le premier responsable du secteur mise sur «le rôle vital des ressources humaines ainsi que la coordination et le partenariat avec l’ensemble des secteurs, le renforcement des mécanismes du contrôle douanier et la facilitation du commerce international au niveau des frontières pour améliorer le climat d'investissement».

Pôle régional de formation douanière

Selon lui, les douanes algériennes aspirent à devenir «un pôle régional de formation douanière», avec une formation dispensée dans les écoles douanières algériennes, notamment à destination des agents des pays à l’échelle continentale. Enfin, ce dernier rappelle qu’une coordination renforcée entre les différentes institutions permettra aux services des douanes de lutter efficacement contre toute forme de fraude, de contrebande et de criminalité transnationale.

Pour l’expert en économie Ahmed Tarter, «la plupart des réformes appliquées au système douanier et fiscal visent à combattre l'évasion fiscale, à lutter contre la fraude aux droits de douane, à réprimer les abus de pouvoir. Diverses initiatives ont été prises pour améliorer le traitement et l'application positive du système douanier, générant ainsi la confiance des opérateurs économiques. Un effort considérable est également déployé pour lutter contre la corruption sous toutes ses formes, que ce soit aux frontières terrestres, maritimes ou aériennes.»

«Diverses initiatives ont été prises pour améliorer le traitement et l'application positive du système douanier, générant ainsi la confiance des opérateurs économiques; un effort considérable est également déployé pour lutter contre la corruption sous toutes ses formes, que ce soit aux frontières terrestres, maritimes ou aériennes.»

L’utilisation d’un nouveau système informatique, inauguré en novembre 2023, a permis le traitement des déclarations de douane de façon plus fluide et élargie. «Le nombre des déclarations en douane a connu une tendance à la hausse à compter de novembre 2023 jusqu'en janvier 2024, atteignant mille six cent cinquante-neuf déclarations», indique la direction générale des douanes. Ces opérations, qui concernent, entre autres, les démarches de dédouanement et le paiement électronique, permettront de concrétiser le principe de transparence dans les processus de gestion, et de fournir les informations en temps réel aux différents acteurs du secteur et aux instances ministérielles.

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Les douanes algériennes. (Photo fournie).

Les services de douanes veulent aller plus loin dans la mise en œuvre du processus de transparence et d’efficacité, notamment à travers la généralisation de la numérisation. Intervenant au début du mois de février devant les cadres de la direction régionale des douanes de la wilaya d’Oran, Zeroual Châabane, directeur régional des douanes, a souligné que les mesures engagées par l’État ont permis la levée des obstacles entravant les activités des opérateurs économiques et les investisseurs.

Systèmes et des solutions numériques

Les services de douanes s’appuieront, selon lui, sur des systèmes et des solutions numériques permettant une prise en charge globale, du traitement à l’analyse de données, avec plus de transparence. «Les douanes algériennes ont été parmi les premières à introduire la numérisation du secteur en adoptant notamment le nouveau système d’information Alces», précise-t-il.

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La Direction générale des douanes en Algérie. (Photo fournie).

Interrogé par Arab News en français sur l’apport du numérique, Nazim Sini, économiste et spécialiste du sujet, affirme que «la numérisation des services de douanes permettra surtout des gains de productivité et une traçabilité accrue des opérations de commerce extérieur. Ses services gagneront en efficacité, mais aussi en délai grâce à des traitements administratifs raccourcis et lisibles. En améliorant les processus de contrôle et les formalités de douanes, les opérations de commerce extérieur permettront de récupérer quelques points de croissance et par la même occasion, quelques millions de dollars de recettes supplémentaires.»

Enfin, M. Sini ajoute que la numérisation des services de douanes «est un outil facilitant la lutte contre la fraude à l’importation et une manière d’offrir une certaine transparence à l’égard des opérateurs économiques».


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.