Comment la stratégie sécuritaire du Maroc porte-t-elle ses fruits?

Un membre des forces spéciales de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire du Maroc (DGST) pose lors de la quatrième édition des journées portes ouvertes de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) dans la ville de Fès au nord du pays, le 21 mai 2023. (AFP).
Un membre des forces spéciales de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire du Maroc (DGST) pose lors de la quatrième édition des journées portes ouvertes de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) dans la ville de Fès au nord du pays, le 21 mai 2023. (AFP).
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Publié le Lundi 26 février 2024

Comment la stratégie sécuritaire du Maroc porte-t-elle ses fruits?

  • Grâce à sa stratégie de modernisation logistique et sa réorganisation, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) réalise des records en termes de lutte contre la criminalité
  • Ces performances des forces de l’ordre et des renseignements marocains ont valu au pays les louanges des patrons des services de renseignement internationaux comme la CIA, le FBI et les chefs de renseignement européens

CASABLANCA: Au Maroc, on ne badine pas avec la sûreté et la sécurité des citoyens. Grâce à sa stratégie de modernisation logistique et sa réorganisation, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) réalise des records en termes de lutte contre la criminalité. En 2023, elle a reculé de 10% avec le traitement de 738 748 affaires criminelles, en plus des homicides qui ont chuté d’un quart, des agressions sexuelles (-4%), des vols qualifiés (-9%) et des vols de voitures (-19%).

En parallèle, le taux des affaires résolues a atteint 95%. La DGSN explique cette performance par l’amélioration des moyens mis à la disposition des enquêteurs et de la police scientifique et technique. S’agissant de l’immigration irrégulière, la DGSN a mis hors d’état de nuire 121 réseaux et elle a mis en échec les tentatives d’immigration irrégulière de 28 863 personnes.

«Ces performances sont le fruit de la stratégie de modernisation de la DGSN et de la politique sécuritaire du royaume du Maroc, initiée depuis sept ans. On voit bien qu’un énorme effort a été fait pour adapter l’outil de sécurité à l’évolution des formes de criminalité émergente. Il y a aussi un bon suivi et contrôle de toutes les connexions qui peuvent exister, que ce soit dans le crime organisé ou autre», explique à Arab News en français l’expert international sur les questions de sécurité et de terrorisme, Mohamed Benhammou.

M. Benhammou souligne que la modernisation de l'appareil sécuritaire du pays, qu'il s'agisse des ressources humaines, logistiques ou informatiques, a permis au service public de sécurité marocain d'adopter une approche proactive, se positionnant fréquemment dans une perspective anticipative. De plus, cette modernisation a favorisé un redéploiement efficace des forces de sécurité à travers le territoire national.

«Il est évident que grâce aux formations modernes et adaptées à la criminalité urbaine et émergente, les agents de police ont acquis une expérience précieuse, ce qui se traduit aujourd'hui par d'excellentes performances et une nette baisse des taux de criminalité», précise l’expert international sur les questions de sécurité et de terrorisme, Mohamed Benhammou.

«Ce redéploiement a été réalisé de manière à assurer une plus grande proximité avec les citoyens et de garantir une meilleure gestion de la sécurité sur le plan territorial. Il est évident que grâce aux formations modernes et adaptées à la criminalité urbaine et émergente, les agents de police ont acquis une expérience précieuse, ce qui se traduit aujourd'hui par d'excellentes performances et une nette baisse des taux de criminalité», précise Mohamed Benhammou.

Ces performances des forces de l’ordre et des renseignements marocains ont valu au pays les louanges des patrons des services de renseignement internationaux comme la CIA, le FBI et les chefs de renseignement européens. Et ce n’est pas un hasard si la France a fait appel au Maroc pour l’aider sur le volet sécuritaire dans l’organisation des prochains jeux Olympiques de Paris.

«D’un point de vue des effectifs, nous avons aujourd’hui des hommes et des femmes qui relèvent de ce secteur public de la sûreté et de la sécurité et qui disposent d’une grande expérience, expertise et connaissance de toutes les formes de criminalité. Ils assurent un très bon suivi des différents acteurs malveillants au Maroc et à l’international, de leurs connexions, de leur mode opératoire et de la nature des actions illégales qu’ils mènent», déclare l’expert. Il précise par ailleurs que le Maroc dispose de services qui ont une bonne lecture de toutes les formes d’insécurité émergentes, en plus d’une étroite collaboration entre la DGSN et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), surtout depuis que ces deux directions sont pilotées par Abdellatif Hammouchi.

Cette nouvelle approche a conduit le Maroc à déjouer plusieurs tentatives d'actions criminelles et terroristes à l’international, ce qui a valu aux services de sécurité marocains d'être sollicités pour assurer la sécurité lors de plusieurs grands événements mondiaux, tels que la Coupe du monde de football 2022 au Qatar, et bientôt les jeux Olympiques de Paris.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com