Gaza: la Jordanie largue de l'aide humanitaire «  directement à la population  »

Rassemblement pour la collecte d'aide alimentaire à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 février 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP).
Rassemblement pour la collecte d'aide alimentaire à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 février 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP).
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Publié le Mardi 27 février 2024

Gaza: la Jordanie largue de l'aide humanitaire «  directement à la population  »

  • Les forces jordaniennes ont effectué "quatre largages aériens transportant de l'aide à la population de Gaza", suivant l'ordre du roi Abdallah II de Jordanie, selon un communiqué
  • L'opération a eu pour but "d'acheminer l'aide directement à la population et à la larguer le long de la côte de la bande de Gaza, du nord au sud", précise l'armée dans un communiqué

AMMAN: L'armée jordanienne a déclaré lundi avoir effectué une série de largages d'aide humanitaire, de nourriture et d'autres fournitures "directement à la population" palestinienne de la bande de Gaza assiégée, dont un par un avion de l'armée française.

Les forces jordaniennes ont effectué "quatre largages aériens transportant de l'aide à la population de Gaza", suivant l'ordre du roi Abdallah II de Jordanie, selon un communiqué.

L'opération a eu pour but "d'acheminer l'aide directement à la population et à la larguer le long de la côte de la bande de Gaza, du nord au sud", précise l'armée dans un communiqué.

Il s'agit selon le texte "de fournitures de secours et alimentaires, y compris des repas prêts à consommer à grande valeur nutritionnelle, pour soulager la souffrance de la population dans la bande de Gaza".

"Quatre avions C-130, dont l'un appartenant aux forces armées françaises", ont effectué les livraisons, a-t-il ajouté.

Le ministère français des Affaires étrangères, dans un communiqué, a confirmé cette opération, ajoutant que "2,2 tonnes de colis alimentaires et de kits d’hygiène" avaient été largués par l'aéronef français "dans des conteneurs spécifiques équipés de parachutes".

Jordanie et France avaient déjà procédé en janvier à une première opération conjointe.

La Jordanie a mené seize opérations de largage d'aides humanitaires et médicales depuis le début de la guerre le 7 octobre entre Israël et le Hamas à Gaza, destinées notamment à un hôpital de campagne jordanien dans le nord du territoire palestinien.

La situation humanitaire ne cesse d'empirer dans la bande de Gaza où le bureau de coordination de l'aide humanitaire (Ocha) a mis en garde samedi contre "une menace de famine de masse" faute d'approvisionnements suffisants en eau et nourriture.

Paris, dans le même communiqué, a de son côté rappelé, "alors qu’un nombre croissant de civils meurent de faim et de maladies", "le besoin urgent et impératif d'ouvrir le port d’Ashdod (Israël), tous les points de passage et un couloir terrestre depuis la Jordanie, qui pourrait devenir un pôle complémentaire efficace pour Gaza", afin d'y permettre la livraison "massive" d’aide humanitaire.

Les ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé lundi Israël de continuer à limiter l'aide humanitaire malgré la demande de la Cour internationale de justice (CIJ) de tout faire pour empêcher un génocide dans la bande de Gaza.

En novembre, Israël a dit avoir coordonné un largage aérien d'aide humanitaire avec la Jordanie.

La guerre à Gaza a éclaté après l'attaque sans précédent menée par le Hamas en Israël le 7 octobre qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

L'offensive militaire lancée en représailles par Israël a jusqu'ici tué près de 30.000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants dans la bande de Gaza assiégée, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.