Quelles sont les causes de l’imbroglio de l’aide humanitaire à Gaza?

Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens déplacés fuient Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le30 janvier 2024, dans le cadre du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 02 février 2024

Quelles sont les causes de l’imbroglio de l’aide humanitaire à Gaza?

  • L'acheminement des denrées alimentaires et des fournitures médicales à 2,2 millions de personnes dans Gaza est perturbé par une série d'obstacles inattendus
  • Les Palestiniens peinent à accéder à l'aide après que les donateurs ont suspendu leur soutien à l'Unrwa et que les familles des otages israéliens ont bloqué les livraisons

LONDRES: L'aide humanitaire à Gaza pourrait «s'effondrer» d'ici la fin du mois de février si les donateurs occidentaux ne reprennent pas le financement du principal organisme d'aide des Nations unies dans l'enclave palestinienne, ont averti des responsables.

Plusieurs donateurs importants de l'Office de secours et de travaux des Nations unies (Unrwa), dont l'Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, ont interrompu leur financement après l'ouverture d'une enquête interne sur 12 membres du personnel de l'Office, accusés d'avoir participé aux attentats du 7 octobre menés par le Hamas.

Pour ne rien arranger, les membres du cabinet de guerre israélien envisageraient de réduire encore la quantité d'aide autorisée à entrer dans la bande de Gaza, après que les services de renseignement israéliens ont affirmé que le Hamas détournait plus de la moitié des camions d'aide entrant dans le territoire.

Des camions transportant de l'aide sont alignés près du poste frontière de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, le 1er février 2024, alors qu'ils sont inspectés par les forces israéliennes (Photo, Reuters).

En plus de cela, les familles de plusieurs otages israéliens ont organisé des manifestations quotidiennes au poste frontière de Kerem Shalom entre Israël et la bande de Gaza, exigeant qu’aucune aide ne soit autorisée à entrer dans le territoire tant que leurs proches restent en captivité.

Charlotte Leslie, ancienne membre du Parlement britannique et directrice du Conservative Middle East Council, a condamné la suspension du financement de l'Unrwa et a déclaré qu'elle était «très préoccupée» par de telles décisions.

«S'il y a des allégations sérieuses, fondées sur des preuves, concernant l'implication du personnel de l'Unrwa dans l'attaque terroriste du 7 octobre, elles doivent faire l'objet d'une enquête appropriée et des mesures adéquates doivent être prises», a déclaré Leslie à Arab News.

«Cependant, cela ne justifie pas de priver des milliers de Gazaouis désespérés et innocents de soins humanitaires de base, que seul l'Unrwa est en mesure de fournir», a-t-elle ajouté.

Des Israéliens manifestent du côté israélien du poste frontière de Kerem Shalom avec le sud de la bande de Gaza, le 29 janvier 2024, pour demander la libération d'otages par le Hamas (Photo, AFP).

Faisant écho aux préoccupations de Leslie selon lesquelles la réduction du financement de l'Unrwa n'aboutirait qu'à une «catastrophe humanitaire», un porte-parole d'Action Aid a indiqué à Arab News que la décision des puissances occidentales était «imprudente» et constituait en fait une «condamnation à mort» pour plus de deux millions de personnes déplacées à Gaza.

Un porte-parole d'Oxfam a déclaré à Arab News que la «suspension brusque et arbitraire» du financement avait coupé la principale ligne de vie de l'aide à Gaza.

«Il serait extrêmement imprudent et irresponsable de sanctionner une agence entière sur la base d'allégations concernant 12 personnes sur les 13 000 employés de Gaza, avant qu'une enquête appropriée n'ait été menée sur ces accusations», a insisté le porte-parole.

«Ce dont nous avons besoin, c'est d'une augmentation de l'aide humanitaire à Gaza, et non d'une diminution de l'aide vitale à un moment critique où les enfants meurent de faim et où les malades ne reçoivent pas de médicaments», a-t-il précisé.

Les enfants palestiniens déplacés par l'offensive israélienne à Gaza sont ceux qui souffrent le plus, privés de leurs maisons, de leurs équipements, de leur éducation et de leurs soins de santé (Photo, Reuters).

Les États-Unis, qui sont de loin la principale source de financement de l'agence humanitaire des Nations unies, ont versé environ 343 millions de dollars (1 dollar américain = 0,92 euro) aux opérations de l'Unrwa au cours de l'année 2022. L'Allemagne a fait le deuxième don le plus important, soit 202 millions de dollars au cours de la même période. Le Royaume-Uni, quant à lui, a fait un don de 21 millions de livres sterling.

Bien que les États-Unis aient suspendu leurs versements à l'Unrwa, le département d'État a déclaré qu'il souhaitait voir l'agence poursuivre son travail. Néanmoins, le porte-parole du département d'État, Matthew Miller, a déclaré qu'en tant que principal donateur de l'Unrwa, les États-Unis ont besoin que les Nations unies «prennent l'affaire au sérieux, enquêtent et veillent à ce que toute personne ayant commis des actes répréhensibles soit tenue de rendre des comptes».

L'Unrwa a déclaré avoir licencié neuf des employés présumés impliqués dans les attaques du 7 octobre et avoir lancé une enquête après avoir reçu des preuves d'Israël.

Ces preuves ont été présentées au commissaire général de l'agence, Philippe Lazzarini. Le même jour, la plus haute juridiction des Nations unies, la Cour internationale de justice (CIJ), a ordonné à Israël d'augmenter la quantité d'aide autorisée à entrer dans la bande de Gaza, dans le cadre d'une série de mesures destinées à prévenir un génocide.

Le commissaire général de l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a déclaré que l'agence des Nations unies pour les réfugiés avait rapidement pris des mesures en licenciant neuf des employés présumés impliqués dans les attaques du 7 octobre et avait lancé une enquête après avoir reçu des preuves de la part d'Israël (Photo, AFP).

Israël a depuis affirmé que six employés de l'Unrwa faisaient partie de l'opération menée par le Hamas qui a infiltré Israël le 7 octobre, et que quatre d'entre eux auraient même participé à l'enlèvement d'Israéliens.

Qualifiant les actes présumés du personnel de l'Unrwa d'«odieux», le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a néanmoins exhorté les pays donateurs de «garantir la continuité» du financement de l'agence, les implorant à ne pas pénaliser les «dizaines de milliers de personnes qui travaillent pour l'Unrwa» sur la base des actes de quelques-unes d'entre elles.

Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, s'est félicitée de l'enquête menée sur ces allégations et a déclaré que Washington devrait constater des «changements fondamentaux» avant que le financement puisse reprendre.

Un porte-parole de l'Unrwa a prévenu que sans la reprise immédiate du financement par ses deux principaux donateurs, les opérations de l'agence ne pourront pas se poursuivre au-delà du mois de février.

Des réfugiés palestiniens se rassemblent devant les bureaux de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, l'Unrwa, à Beyrouth, au Liban, le 30 janvier 2024 (Photo, AFP).

Ces allégations sont les dernières en date d'une longue série d'efforts visant à discréditer l'agence. Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, a particulièrement tenu à mettre fin à la politique de l'Unrwa qui permet aux réfugiés palestiniens de transmettre leur statut de réfugié à leurs enfants, perpétuant ainsi le «droit au retour». Les responsables israéliens affirment que cette politique maintient le conflit en vie en empêchant les réfugiés palestiniens de s’intégrer pleinement dans de nouvelles communautés.

Mettant en doute l'efficacité de l'enquête interne, Netanyahou a qualifié l'Unrwa d'agence «infiltrée» par le Hamas.

«Je crois qu'il est temps que la communauté internationale et les Nations unies elles-mêmes comprennent que la mission de l'UNRWA doit prendre fin», a-t-il déclaré mercredi à une délégation d'ambassadeurs auprès des Nations unies.

Des manifestants palestiniens lancent des œufs à l'entrée du bureau local de l'Unrwa dans la ville de Gaza, le 19 septembre 2022, lors d'une manifestation réclamant la reconstruction de leurs maisons détruites lors du conflit de 2014 avec Israël (Photo, AFP).

«L'Unrwa est totalement infiltré par le Hamas. Il est au service du Hamas et de ses écoles, et de bien d'autres choses encore. Je le dis avec beaucoup de regret car nous espérions qu'il y aurait un organisme objectif et constructif pour offrir de l'aide», a signalé Netanyahou.

«Nous avons besoin d'un tel organisme aujourd'hui à Gaza. Mais l'Unrwa n'est pas cet organisme. Il doit être remplacé par une ou plusieurs organisations qui feront ce travail», a-t-il estimé.

Le professeur Kobi Michael, chercheur principal à l'Institut d'études de sécurité nationale de Tel-Aviv et à l'Institut Misgav de sécurité nationale, a indiqué à Arab News que la suspension du financement de l'Unrwa représentait un moment d'optimisme, notant que «si cela est fait de la bonne manière», les civils de Gaza ne souffriraient pas.

«Maintenant, le monde commence à comprendre et à reconnaître que l’Unrwa n’est rien de moins qu’une autre branche du Hamas», a-t-il déclaré.

Une femme palestinienne essaie de réconforter un enfant palestinien blessé lors des frappes israeliennes sur la bande de Gaza (Capture d’écran).

Se référant à un rapport des services de renseignement israéliens communiqué aux gouvernements étrangers, selon lequel 10% du personnel de l'Office seraient des membres du Hamas, Michael a déclaré qu'il n'avait «aucun doute sur les chiffres concernant le personnel de l'Unrwa impliqué».

Il a ajouté: «Le personnel impliqué directement ou indirectement dans le terrorisme est beaucoup plus important. L'agence doit être fermée.»

Compte tenu du moment où Israël a remis les preuves aux Nations unies, l'analyste jordanien Osama al-Charif a expliqué qu'il ne s'agissait de rien d'autre que de la perpétuation de la campagne de Netanyahou visant à faire fermer l'agence d'aide.

Il a révélé à Arab News qu'il s'agissait également d'un effort de la part du gouvernement israélien pour «manipuler» la communauté internationale.

Des Palestiniens se tiennent à l'entrée du Collège universitaire des sciences de l'éducation géré par l'Unrwa, à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 29 janvier 2024 (Photo, AFP).

«Les allégations contre l'Unrwa ne sont pas nouvelles et ont déjà été utilisées par le passé, mais cette fois, elles sont utilisées pour détourner l'attention de la décision historique de la CIJ qui a conclu à la recevabilité du génocide commis par Israël à Gaza», a-t-il éclairci.

«Puis il y a l'objectif principal derrière la disparition de l'Unrwa, qui est d'enterrer le droit au retour des réfugiés palestiniens, ce qu'Israël a toujours rejeté», a ajouté Al-Charif.

Gershon Baskin, directeur pour le Moyen-Orient de l'International Communities Organization, n'a pas rejeté les rumeurs d'un plan conjoint israélo-américain pour remplacer l'Unrwa après la guerre, mais il a estimé qu'avec des pays comme le Royaume-Uni, les États-Unis et d'autres qui se font de plus en plus entendre sur la nécessité de reconnaître un État palestinien dans le cadre d'une solution à deux États, de tels plans pourraient s'avérer discutables.

Il a déclaré à Arab News que si l'État palestinien était reconnu par les grandes puissances occidentales, la nécessité d'une agence dédiée aux réfugiés deviendrait superflue.

S'il est vrai que le Hamas a volé des fournitures d'aide, il était néanmoins logique qu’Israël respecte ses obligations en vertu de la décision provisoire de la CIJ et facilite l'augmentation des livraisons d'aide à Gaza, déclare un responsable de l'aide (Photo, AFP).

«Vous ne pouvez pas être un réfugié palestinien à l’intérieur de l’État de Palestine, donc avec la reconnaissance de cet État, la Palestine elle-même devrait assumer la responsabilité gouvernementale de la fonction publique et de toutes les tâches que l’Unrwa entreprend actuellement», a-t-il jugé.

«À ce moment-là, l'Unrwa devient un sujet de négociation entre l'État d'Israël et l'État de Palestine.»

Tout en reconnaissant les préoccupations israéliennes concernant les allégations selon lesquelles le Hamas a volé des fournitures d'aide depuis le début du conflit en octobre, Baskin a signalé qu'il était néanmoins logique que le pays respecte ses obligations en vertu de la décision provisoire de la CIJ et facilite l'augmentation des livraisons d'aide à Gaza.

«Ma propre proposition était que l'armée israélienne apporte l'aide à Gaza et la livre sous la protection de l'armée israélienne afin que les marchandises ne soient pas confisquées», a-t-il indiqué.

«Cette aide devrait être apportée dans les régions où Israël affirme aux gens qu'il y aura des zones de sécurité. Il y a des gens en Israël qui commencent à parler de cette possibilité, donc cela pourrait se produire», a soutenu Baskin.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.

 

 


L'Arabie saoudite abat plusieurs drones alors que les attaques iraniennes se poursuivent

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent. (AFP)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent. (AFP)
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  • Le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn ont également signalé qu'ils étaient confrontés à des tirs de missiles et à des menaces de drones
  • La raffinerie du port de Mina Al-Ahmadi de la Kuwait Petroleum Corporation a de nouveau fait l'objet d'attaques iraniennes

RIYAD: Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont intercepté et détruit 26 drones depuis le début de la journée de vendredi, a confirmé le ministère de la Défense du pays, alors que les attaques aériennes contre les pays du Golfe se poursuivent.

Les autorités du Koweït et des Émirats arabes unis ont déclaré qu'elles étaient également confrontées à des tirs de missiles et à des menaces de drones.

La raffinerie portuaire Mina Al-Ahmadi de la Kuwait Petroleum Corporation a de nouveau été la cible d'attaques de drones iraniens, qui ont provoqué un incendie dans plusieurs de ses unités. Aucun blessé n'a été signalé.

Les pompiers tentent de maîtriser l'incendie dans l'installation, et certaines unités ont été fermées par précaution, a rapporté l'agence de presse nationale UNA.

Le ministère de l'intérieur de Bahreïn a déclaré que des éclats d'obus provenant de ce qu'il a décrit comme une "agression iranienne" ont déclenché un incendie dans un entrepôt, qui a été maîtrisé sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.

Selon le ministère saoudien de la défense, la majorité des drones ont été abattus au-dessus de la province orientale, où se trouvent les principales raffineries de pétrole du royaume, tandis qu'un autre a été intercepté au-dessus de la province septentrionale d'Al Jouf.

Cette nouvelle vague d'attaques survient un jour après qu'un drone a frappé une raffinerie de pétrole saoudienne sur la mer Rouge et provoqué des incendies dans deux autres installations au Koweït, alors que l'Iran intensifie sa campagne contre les infrastructures énergétiques du Golfe.

Ces frappes font suite aux dommages importants subis mercredi à Ras Laffan - la vaste plate-forme de gaz naturel du Qatar et la plus grande au monde - après que l'Iran a riposté aux frappes aériennes israéliennes sur son champ gazier de South Pars.

Ces derniers chiffres portent le nombre total de frappes de drones visant l'Arabie saoudite à au moins 503 depuis le 28 février, selon un décompte basé sur les rapports du ministère de la défense. Outre les drones, les défenses aériennes saoudiennes ont intercepté 42 missiles balistiques et sept missiles de croisière au cours de la même période, ce qui souligne la nature soutenue et variée de la campagne aérienne menée contre le royaume.