Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 30 228 morts

Le corps d'un Palestinien tué lors d'un incident tôt le matin alors que les habitants se précipitaient vers des camions d'aide dans la ville de Gaza est transporté sur une charrette tirée par un âne, le 29 février 2024. (AFP)
Le corps d'un Palestinien tué lors d'un incident tôt le matin alors que les habitants se précipitaient vers des camions d'aide dans la ville de Gaza est transporté sur une charrette tirée par un âne, le 29 février 2024. (AFP)
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Publié le Vendredi 01 mars 2024

Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 30 228 morts

  • Les Etats-Unis et le Qatar espèrent obtenir une trêve avant le début du ramadan, qui commence le soir du 10 ou le 11 mars
  • L'ONU estime que 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées de famine

TERRITOIRES PALESTINIENS: Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé vendredi un nouveau bilan de 30.228 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Il a également fait état, dans un communiqué, de 193 morts et 920 blessés au cours des dernières 24 heures, et d'un total 71.377 blessés depuis le 7 octobre.

Les principaux médiateurs dans la guerre, les Etats-Unis et le Qatar, ont dit espérer obtenir une trêve permettant la libération d'otages détenus à Gaza avant le début du ramadan, le mois de jeûne sacré musulman qui commence autour du 11 mars.

Ce conflit, qui a transformé le territoire palestinien en "zone de mort" selon l'ONU, est déjà, et de très loin, le plus meurtrier des cinq conflits ayant opposé Israël au Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.

Au quotidien, les civils sont pris dans les combats et les bombardements, qui n'ont épargné aucune zone, dévasté des quartiers entiers et forcé 1,7 million de Palestiniens sur les 2,4 millions d'habitants à fuir leurs foyers.

Les bombardements israéliens ont coûté la vie à au moins 76 personnes ces dernières 24 heures, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Avant l'aube, des bombardements ont visé des secteurs du nord de Gaza, accompagnés de combats au sol, ainsi que Khan Younès et Rafah dans le sud, selon un journaliste de l'AFP dans le territoire exigu. Les combats se concentrent à Khan Younès, à 3 km au nord de Rafah.

«Aucune nourriture ici»

Depuis le début de la guerre le 7 octobre, 29.954 Palestiniens ont été tués, en majorité des civils, selon un dernier bilan fourni mercredi par le ministère de la Santé du Hamas.

Ce jour-là des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine ont mené une attaque sans précédent dans le sud d'Israël, qui a causé la mort d'au moins 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

Durant l'attaque, quelque 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza. Selon Israël, 130 otages y sont encore retenus, dont 31 seraient morts, après la libération de 105 otages en échange de 240 prisonniers palestiniens lors d'une trêve fin novembre.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le Hamas qu'il considère, de même que les Etats-Unis et l'Union européenne, comme une organisation terroriste.

Après avoir mené une campagne de bombardements par terre, mer et air contre la bande de Gaza, l'armée israélienne a lancé le 27 octobre une offensive terrestre dans le nord du territoire en  progressant vers le sud, durant laquelle elle a perdu 242 soldats.

Dans le territoire assiégé depuis le 9 octobre par Israël, 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées de famine selon l'ONU, en particulier dans le nord où les destructions, les combats et les pillages rendent presque impossible l'acheminement de l'aide soumise au feu vert d'Israël.

Aucun convoi n'a pu se rendre dans le nord de Gaza depuis le 23 janvier, selon l'ONU, qui dénonce aussi les entraves imposées par Israël.

"Il n'y a aucune nourriture ici", a affirmé à l'AFP Marwan Awadieh, un habitant de cette région. "Nous ne savons pas comment nous allons survivre."

«Aucune échappatoire»

"Si rien ne change, une famine est imminente dans le nord de Gaza", a averti Carl Skau, le directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM).

"Si rien n'est fait, nous craignons qu'une famine généralisée à Gaza soit presque inévitable", a renchéri Ramesh Rajasingham, le directeur de la coordination du Bureau des affaires humanitaire de l'ONU (Ocha).

La communauté internationale s'inquiète en particulier d'une prochaine offensive terrestre israélienne sur Rafah, où sont massés près de 1,5 million de Palestiniens, selon l'ONU, la plupart des déplacés, piégés contre la frontière fermée de l'Egypte.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit vouloir y vaincre le Hamas dans son "dernier bastion". Il a affirmé qu'une trêve ne ferait que "retarder" une telle offensive tout en assurant que les civils seraient évacués hors des zones de combat.

Le chef du Norwegian Refugee Council, Jan Egeland, interviewé dans cette ville par CNN, a dit mardi n'avoir "jamais vu un endroit aussi bombardé pendant aussi longtemps, avec une population autant piégée sans aucune échappatoire".

Rafah est l'unique point d'entrée de l'aide à Gaza, qui arrive en quantité très limitée depuis l'Egypte.

L'Agence américaine pour le développement international (USAID) affirme discuter avec les responsables palestiniens de l'ouverture de "beaucoup plus de points de passage".

"C'est une question de vie ou de mort", a dit son administratrice, Samantha Power, sur le réseau social X.

«Pas encore fait»

Face à cette guerre dévastatrice, le Qatar, les Etats-Unis et l'Egypte tentent d'arracher un accord de trêve portant sur une pause des combats de six semaines, durant laquelle un otage, parmi des femmes, mineurs et personnes âgées malades, serait échangé chaque jour contre dix Palestiniens détenus par Israël, selon une source du Hamas.

Lundi, le président américain Joe Biden a évoqué "un accord des Israéliens selon lequel ils ne s'engageraient pas dans des opérations durant le ramadan" afin de "faire sortir tous les otages". "J'ai espoir que d'ici lundi prochain, nous aurons un cessez-le-feu", a-t-il dit, tout en soulignant que ce n'était "pas encore fait".

Alors que depuis le 7 octobre "les journalistes étrangers se voient refuser l'accès (à Gaza) hors des rares visites sous escorte de l'armée israélienne", plus de 50 journalistes travaillant pour des télévisions britanniques et américaines ont demandé à Israël et l'Egypte un "accès libre" pour tous les médias étrangers.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.