Le Hamas «comprend» la nécessité d'établir un «gouvernement technocratique», estime le MAE palestinien

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki s'exprime lors d'une conférence de presse en marge de la 55e session du Conseil des droits de l'homme à Genève, le 28 février 2024 (Photo, AFP).
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki s'exprime lors d'une conférence de presse en marge de la 55e session du Conseil des droits de l'homme à Genève, le 28 février 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 28 février 2024

Le Hamas «comprend» la nécessité d'établir un «gouvernement technocratique», estime le MAE palestinien

  • «Nous voulons être acceptés et nous engager pleinement auprès de la communauté internationale»
  • Selon le ministre, «le moment n'est pas venu d'avoir un gouvernement dont le Hamas fait partie car il serait alors boycotté»

GENÈVE : Le ministre palestinien des Affaires étrangères a estimé mercredi que le mouvement islamiste du Hamas "comprend" la nécessité de mettre en place un "gouvernement technocratiques" en charge de tous les territoires palestiniens.

"Je pense qu'il (le Hamas ndlr) soutient la création d'un gouvernement technocratique", a déclaré Riad al-Maliki lors d'une rencontre avec des journalistes à Genève en marge du Conseil des droits de l'homme.

Selon le ministre, "le moment n'est pas venu d'avoir un gouvernement dont le Hamas fait partie car il serait alors boycotté", a-t-il souligné lors de cette rencontre avec l'association des journalistes accrédités à l'ONU à Genève.

Les attaques sans précédent du mouvement islamiste -qui contrôle la bande de Gaza- en Israël le 7 octobre ont immédiatement provoqué une violente riposte militaire de la part des Israéliens.

L'attaque surprise du Hamas, qui est catalogué comme un mouvement terroriste par les Etats-Unis mais aussi l'Union européenne, a causé la mort d'au moins 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et les opérations militaires sans répit depuis le 7 octobre provoqué la mort de près de 30.000 personnes dans leur très grande majorité des femmes et des enfants.

"Nous voulons être acceptés et nous engager pleinement auprès de la communauté internationale. Nous voulons leur contribution, leur aide, afin que nous puissions fournir, avant tout, les services nécessaires à notre peuple, des services d'urgence", a expliqué le ministre.

Reconstruire 

"Ensuite, parler de la manière dont nous pouvons reconstruire Gaza après une destruction aussi dévastatrice. C'est la priorité. Plus tard, lorsque la situation sera favorable, nous pourrons alors envisager" l'option d'un gouvernement de coalition, a-t-il précisé.

Une fois la situation stabilisée, "à la fin, nous pourrons peut-être penser aux élections et après les élections, le résultat des élections déterminera le type de gouvernement qui gouvernera plus tard l'Etat de Palestine", a-t-il ajouté.

"Mais la première chose à faire est de savoir comment sauver la situation, comment sauver des vies palestiniennes innocentes, comment arrêter cette guerre insensée et comment protéger le peuple palestinien", a souligné le ministre.

"Il est important d’assurer une protection, d’empêcher de nouveaux déplacements de personnes et il est important de collaborer avec la communauté internationale et de faire participer les pays capables de fournir un soutien politique et financier", a-t-il encore déclaré.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.