Israël: Défié, Netanyahu veut «trouver un accord» sur le service militaire des ultra-orthodoxes

Le service militaire est obligatoire en Israël, mais les juifs ultra-orthodoxes (haredim) peuvent en être exemptés (Photo, AFP).
Le service militaire est obligatoire en Israël, mais les juifs ultra-orthodoxes (haredim) peuvent en être exemptés (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 01 mars 2024

Israël: Défié, Netanyahu veut «trouver un accord» sur le service militaire des ultra-orthodoxes

  • En ces temps de guerre à Gaza, cette exemption est de plus en plus critiquée au sein de la société
  • En 2018, des élections anticipées avaient dû être organisées en grande partie après l'échec du Likoud à obtenir une majorité pour faire passer une telle loi

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi soir son intention de  "trouver un accord" pour intégrer les juifs ultra-orthodoxes dans l'armée après avoir été "défié" la veille sur cette question épineuse par son ministre de la Défense.

Le service militaire est obligatoire en Israël, mais les juifs ultra-orthodoxes (haredim) peuvent en être exemptés s'ils consacrent leur temps à étudier les textes sacrés du judaïsme.

En ces temps de guerre à Gaza, cette exemption est de plus en plus critiquée au sein de la société, dont une partie estime que les haredim devraient comme les autres apporter leur contribution à la sécurité du pays et faire leur service militaire.

"Porter ensemble le fardeau du service militaire est un défi national", avait estimé mercredi soir le ministre de la Défense Yoav Gallant, ajoutant qu'il ne présenterait sa réforme du service militaire au Parlement que si elle avait le soutien de "tous les partis de la coalition".

L'ancien ministre de la Défense et membre du cabinet de guerre Benny Gantz, dont le parti de l'Union nationale (centre) est largement en tête des intentions de vote, a aussitôt salué le discours de Yoav Gallant. Et la presse israélienne a vu dans le discours de M. Gallant un possible tournant qui pourrait mener à la chute du fragile gouvernement de coalition de M. Netanyahu.

"Même le public haredi reconnaît le besoin de partager le fardeau, nous fixerons des objectifs pour l'engagement dans l'armée et dans un service civil (...) On peut y arriver sans divisions avec une majorité à la Knesset mais tout le monde ne sera pas satisfait", a répondu jeudi soir M. Netanyahu lors d'une conférence de presse.

"Tenir des élections en pleine guerre serait une défaite pour Israël" car cela "bloquerait tout", a-t-il ajouté. Et "Gallant le sait", a-t-il asséné.

La déclaration mercredi avait suscité de vives réactions de la presse qui y voyait un camouflet à l'égard de M. Netanyahu, le quotidien Maariv (centre-droit) y voyant la plus importante déclaration" politique depuis le 7 octobre.

En demandant que sa réforme soit approuvée par l'ensemble du gouvernement, M. Gallant fait glisser le centre de gravité du cabinet vers le centre sur cette question, "car il a donné un pouvoir de veto à Benny Gantz et Gadi Eisenkot", ténors du parti centriste de l'Union nationale qui ont rejoint le gouvernement après le début de la guerre, a-t-il expliqué.

M. Gallant, pourtant membre du Likoud (droite) de M. Netanyahu, a "fait une déclaration d'indépendance" et "défié" ce dernier et ses alliés des partis juifs ultra-orthodoxes, souligne le Yediot Aharonot, titre le plus vendu de la presse hébraïque.

Pour la chaîne N12, "Gallant a largué hier une bombe politique" qui pourrait "conduire à la dissolution du gouvernement dans quelques semaines", pour laquelle il "ne verserait pas une larme".

En 2018, des élections anticipées avaient dû être organisées en grande partie après l'échec du Likoud à obtenir une majorité pour faire passer une loi sur la conscription des juifs ultra-orthodoxes.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Short Url
  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Short Url
  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Short Url
  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.