Trêve à Gaza: 2e jour de négociations au Caire, «progrès significatif»

Un enfant joue dans un camp de fortune pour Palestiniens déplacés à Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, le 3 mars 2024, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
Un enfant joue dans un camp de fortune pour Palestiniens déplacés à Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, le 3 mars 2024, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe militant Hamas. (AFP)
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Publié le Lundi 04 mars 2024

Trêve à Gaza: 2e jour de négociations au Caire, «progrès significatif»

  • L'Egypte, le Qatar et les Etats-Unis, qui font office de médiateurs, tentent depuis des semaines d'obtenir une trêve dans la guerre
  • Un accord de trêve permettrait notamment une libération d'otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël

LE CAIRE: Des représentants de l'Egypte, du Hamas, du Qatar et des Etats-Unis poursuivent lundi au Caire les négociations en vue d'une trêve à Gaza où Israël combat le mouvement islamiste palestinien, après un "progrès significatif" dimanche, rapporte une télévision proche du renseignement égyptien.

L'Egypte, le Qatar et les Etats-Unis, qui font office de médiateurs, tentent depuis des semaines d'obtenir une trêve dans la guerre déclenchée par l'attaque inédite du Hamas en Israël le 7 octobre. Un accord de trêve permettrait notamment une libération d'otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

"L'Egypte poursuit ses efforts intenses pour parvenir à une trêve avant le ramadan" qui débutera le 10 ou le 11 mars, affirme AlQahera News, citant "un haut responsable".

"Il y a eu un progrès significatif dans les négociations" qui ont repris au Caire dimanche sans représentants israéliens, indique encore ce responsable non identifié.

Le président américain, Joe Biden, avait initialement affiché son "espoir" quant à la signature d'un accord d'ici lundi avant de revenir sur cette affirmation.

Vendredi, il a déclaré "espérer" qu'un cessez-le-feu à Gaza puisse intervenir d'ici au début du ramadan. "On pourrait ne pas y parvenir", a-t-il toutefois mis en garde.

Il y a une semaine, une source proche du Hamas avait indiqué que le mouvement islamiste proposait de libérer un otage par jour pendant 42 jours en échange de 10 prisonniers palestiniens pour chaque otage.

Environ 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza le 7 octobre lors de l'attaque du Hamas qui a entraîné la mort de 1 160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes.

D'après les autorités israéliennes, 130 otages y sont encore retenus, dont 31 seraient morts, après la libération de 105 otages en échange de 240 Palestiniens lors d'une première trêve fin novembre.

En représailles à l'attaque du 7 octobre, Israël a juré d'anéantir le Hamas et son offensive militaire a fait plus de 30.000 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Dans le cadre des négociations sur une trêve, le Hamas exige notamment le retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, le retour dans le nord du territoire des Gazaouis déplacés et l'entrée d'aide humanitaire pour la population menacée de famine, selon la source proche du mouvement islamiste.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.